12/10/2013

Voltaire

 

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Luc Trullemans se lâche sur Facebook : il se fait virer par RTL-TVI. Philippe Vande Walle a le malheur d'écrire "pure belge" dans un tweet : il se fait dévisser à la RTBF (pour rappel : l'adjectif "pur" n'exprime nullement une valeur mais simplement un état, comme dans un pur salaud ou un pur héros. Allez, si ça continue on ne pourra bientôt plus commander un whisky pur sans se faire sortir pour racisme... Et donc, afin d'échapper aux bûchés de tous ces bien-pensants qui pensent pour nous, l'homme propose d'utiliser désormais le terme "Gaulois", sans adjectif ni additif ni explicatif. Mais alors uniquement au masculin, hein, car "Gauloise" pourrait être considéré comme une publicité masquée pour les sèches, autre bûché érigé par d'autres bien-pensants qui pensent pour nous. M'étonnerait pas que se soient tous ces bûchés qui au final provoquent le réchauffement de la planète, moi...). Et aujourd'hui, l'homme apprend qu'un mec s'est fait sortir par son employeur parce qu'il avait eu l'outrecuidance de le critiquer sur sa page Facebook. Ce qui est inquiétant dans tout ça, c'est que la liberté d'expression est de plus en plus contrôlée (et brimée) non pas par la Justice, dont le but est de protéger les plus faibles de la société, mais par les employeurs, dont le but est nettement moins noble, à savoir faire le plus de blé possible. Alors faut absolument arrêter cette chasse aux sorcières linguistique et sémantique, qui n'est rien d'autre que le reflet d'une immense peur de la vérité. A tous ces censeurs/inquisiteurs/moralisateurs aux petits pieds l'homme oppose cette pensée de Voltaire : “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire”.

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09/10/2013

Gaz

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L’homme aurait aimé poster ce petit billet sur son blog plus tôt mais une fois de plus ça n’a pas été possible because y avait comme un bug chez Belgacom.  Faut dire que pour les blogueurs, l’accès au back-office de Skynetblogs est un peu comme l’électricité en Afrique noire : parfois ça marche mais souvent ça marche pas. Et il est à craindre que tant que les CEO des entreprises publiques seront désignés en toute transparence et en toute objectivité sur base des compétences de leur(s) carte(s) de parti(s), faudra pas s’attendre à une quelconque amélioration dans les vingt ans à venir. Mais soit, sur ce coup, ce petit coup de gueule vient à point. Car s’être fait dégommer pour cette promo au top du bazar de là où il travaille, et ben, ça le travaille, l’homme. Et beaucoup plus qu’il ne l’aurait imaginé au départ. Surtout la manière. Une demi-douzaine de petzouilles et de pétasses qui ne le connaissent pas, qu’il n’a jamais vu ni entendu, vont en deux heures top chrono conclure qu’il est nul, zéro, quantité négligeable? Non mais attend ! Faut pas rigoler tout de même ! Alors d’abord évidemment, y a de l’abattement, du quèsqu'y m'arrive, du ciel qui tombe sur la tronche. Le KO du mec qui vient d’en prendre plein les gencives et qui ne sait plus où il se trouve et quelle heure il est au juste. Mais aujourd’hui, et chaque jour de plus en plus, il y a chez l’homme comme une envie qui grandit. Une envie de donner un bon coup de botte dans la fourmilière. De donner une solide baffe en retour. D’autant que ça n’a jamais été vraiment le style de l’homme, ça, de tendre l’autre joue après avoir encaissé une beigne, de qui que ce soit sur quelque joue que ce soit. De là ces idées de vendetta qu’il ressasse, qui bouillonnent en lui, qui l’empêchent de dormir. Se venger. Une bonne fois. Une dernière fois. Mais attention, se venger, d’accord, mais avec intelligence, hein. Question de ne pas prendre le retour de manivelle en pleine poire. Et c’est précisément là que réside le problème : la vengeance intelligente, ça n’existe pas. Une injustice ne se rétablit jamais par la vengeance, du simple fait que se venger est justement le contraire de la justice. Et donc contre productif. Toujours. Alors l’homme ne sait pas trop quoi faire. Est dans le cirage, dans le gaz, dans tout ce que vous voulez, sauf dans son assiette.    

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07/10/2013

Events

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Aaah ces derniers temps y a partout plein d'initiatives, d'actions, de manifestations, bref, d'events comme on dit en branché. Et attention, Bruxelles n'est pas en reste, hein. Ainsi le mois passé y a eu la Semaine de la Débilité... euh... non...  de la Mobilité, c'est ça, de la Mobilité, qui devient chaque année de plus en plus débile (de là la confusion...) vu le caractère, chaque année aussi, toujours plus immobile de la mobilité bruxelloise. Dans le même ordre d'idées, notons également le Dimanche sans Toiture, qui a connu un franc succès auprès des nombreux sans-abris, sans-papiers et autres réfugiés allongés sur leurs cartons à tous les coins de rues et de gares de la ville. Et puis hier, la Journée Pertes Ouvertes dans les entreprises, d'autant plus appréciée par la population qu'en septembre dernier Bruxelles a pulvérisé avec brio tous les records de faillites, si bien qu'il n'est pas certain qu'y en aura encore des masses à visiter l'année prochaine. Déjà qu'y en avait que 6 cette année-ci... Ces journées sont par ailleurs également connues sous le nom de Journée Découverte Entreprises, ce qui a au moins le mérite d'être clair, vu le découvert que se paient la plupart des entreprises pour le moment. Mais... mais... tout n'est pas négatif. Y a aussi eu le Marathon de Bruxelles. Alors là, l'homme applaudit à deux mains. Because s'il y a une initiative franchement utile, voire même visionnaire, c'est bien celle-là. D'autant que, dans un rayon de 42 km, la course à pied sera bientôt le moyen le plus rapide d'atteindre le centre de Bruxelles aux heures de pointes, soit entre 7 et 21 heures. Non non, faut rester correct et juste : quand c'est bien, l'homme le dit aussi...    

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06/10/2013

Downdating

 

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Paraît que le downdating fait un tabac chez les nanas. Quoi ? Naan, c'est pas des sites de rencontres pour mongols (m'escuse, c'est peut-être un rien déplacé, politiquement incorrect etc etc, mais le propre de l'humour c'est justement de pouvoir rire avec des choses sérieuses, graves et tragiques, non?). Non, le downdating c'est des nanas qui se tapent des mecs en-dessous de leur niveau, genre frangine cardiologue qui se marie avec un plombier, avocate qui se farcit un boucher, Laurette Onckelinx qui s'enverrait en l'air avec le pool boy de sa piscine privée ou Angela Merkel qui batifolerait avec un sergent-chef de la Bundeswehr. Alors tout ce baratin, repris en choeur par les Cosmopolitan, Marie-Claire et autres bazars glossy pour nanas, avec plus de pub que de texte et dans le texte plus de sexe qu'autre chose, ça le fait bien marrer, l'homme. Because les mecs, eux, ils ne font que ça, du downdating. Et depuis toujours. Pourrait même dire que c'est culturel, ce type de culbute, chez eux. Le coup du boss avec sa secrétaire, du prof d'unif avec son étudiante, de Clinton avec sa stagiaire ou de Kennedy avec sa starlette, tout le monde connaît, non ? Avec toutes les conséquences néfastes et sans fastes qu'on connaît aussi. Because bonjour les dégâts, hein, avec une nana au look d'enfer mais qui prend François Hollande pour une marque de Gouda ou avec une bombasse qui cherche Bel-RTL sur l'écran de son GPS. Non non, et ici l'homme est affirmatif, directif et persuasif, la réussite relationnelle, passionnelle et personnelle, avec ou sans jarretelles, n'est possible qu'avec le equal dating, c'est à dire entre partenaires aussi semblables, aussi proches, aussi identiques que possible. Et ceci à tous points de vues. Et de vies. Hugh, j'ai dit.    

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03/10/2013

Typique

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Aaah superbe cartoon, ça. Et en plus l'oeuvre d'une nana. Une petite frangine turque du nom de Ramize Erer. Outre que le message est bien vu, y a encore autre chose qui a marqué l'homme. En effet, si la fille est dessinée nue (l'homme aurait pu écrire, de manière quelque peu irrévérencieuse, "à poil", mais vu précisément l'absence de poils, cette expression lui est parue tout soudain un rien déphasée), le mec par contre est pudiquement représenté en... callebard ! Aaah, typique ça, cette discrimination : la foufoune oui, le zizi non. Même dans la tête des nanas, apparemment. Attention, hein, l'homme n'est pas demandeur. Absolument pas. N'en a rien à cirer des zizigouillards des mecs. D'autant que, niveau esthétique, c'est carrément beurk, hein. Non non, c'est juste pour dire qu'y a comme des stéréotypes qui ont la vie dure...

21:29 | Commentaires (1) |

01/10/2013

Slow

Alors, hein ? C'est pas beau ça ? Pour danser à deux, tout tout près l'un de l'autre, dans la lumière pâle de la nuit tombante, devant la cheminée qui crépite, un verre de vin à portée de main... Quoi ? Naaan, les nanas, ne vous jetez pas sur les commentaires, la messagerie ou autres trucs à contact à la con... Jade a déjà acheté le coeur tout cabossé de l'homme sur e-bay et ça m'étonnerait qu'elle le remette en vente avant longtemps, hein... enfin, normalement... because avec les frangines, on sait jamais, hein...

18:23 | Commentaires (0) |

30/09/2013

Dés

 

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Voila. Les dés sont jetés. Et pour l'homme, ces dés sont ceux de désillusion, de désaffection et de désappointement. En z'effet, l'homme, qui était candidat pour devenir le boss de là où il bosse, et bien, il l'a eu in ze baba. Tout comme d'ailleurs ses deux autres potes qui étaient eux-aussi dans la course. Tous les trois dégommés. Trop cons, pas assez bons, valent pas un rond. Non non, le jack-pot c'est pour un barjot de l'extérieur, venu d'ailleurs, sorti de nulle part et qu'il fallait absolument caser, vu qu'il a la bonne carte du bon parti avec la bonne couleur et qu'il a bossé dans le même cabinet que le président de la commission de sélection, ce qui, en plus d'être un heureux hasard, aura tout de même un rien facilité ladite sélection, qui pour le reste s'est bien entendu déroulée de manière tout à fait objective, transparente et impartiale et bla bla bla et honni soit qui mal y pense et pour le reste la politique se fout de notre gueule et continue et persiste et signe. D'accord, l'homme ne s'était donné aucune chance dans ce jeu de dupes, mais tout de même, du coup disparaît aussi un des derniers challenges de sa vie professionnelle. Voire même une des dernières excitations, exaltations, expériences possibles de sa vie tout court. Déjà que l'absence de manque (voir billet précédent) ça lui faisait tout drôle, si en plus y a plus de défis, ben, ça devient carrément Waterloo morne plaine, non ? Espérons que tout ce manque de manque et déficit de défis ne lui fassent pas encore faire une de ces conneries monumentales dont il a le secret et qui l'ont à chaque fois conduit directos à la Bérézina. 

13:59 | Commentaires (0) |