19/11/2013

Respect

 

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S'il y a une chose qu'il faut respecter dans la vie c'est bien le respect. T'as pas de respect pour les idées des autres, tu tombes dans l'intolérance. Tu ne te respectes pas toi-même, tu tombes dans la déchéance. Tu manques de respect pour les connaissances d'autrui, tu tombes dans l'ignorance. Bref, sans le respect, tout tombe. Pire même, sans le respect y a plein de tombes. Car c'est précisemment là que se trouve la source de toutes les guerres, de tous les terrorismes, de tous les crimes, assassinats et autres trucs sanglants de la même eau. Sans parler des conflits ordinaires, communs, au jour le jour. Les grands et les petits. Comme ceux du boulot. Où ça commence à drôlement gonfler l'homme. Ses mails, on s'en fout. Ce qu'il dit, on s'en tape. Ses coups de gueule, on en a rien à foutre. Est en plein dans le cause toujours (tu m'intéresses), le mec. Et s'il y a quelque chose qui lui fait péter un câble, c'est bien celle-là. D'autant plus qu'avec ses heures de vol, ou plutôt ses années de vol, c'est forcément toujours des jeunes - ou en tout cas des plus jeunes que lui -, qui l'envoient bouler. Du coup, frustration fois deux et gggrrrrmmmpppfffff au carré. Eux raisonnent en théoriciens, dogmatiques et inflexibles, lui en praticien, souple et pragmatique. Et ça, c'est inconciliable, en l'absence de respect. Hein ? Quoi ? L'homme, un vieux croûton radoteur, râleur et emmerdeur ? Ben ouais ! Et alors ? 

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18/11/2013

Signal

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Superdry !? D'accord, c'est tendance... Mais est-ce bien le bon signal ?

Mmmwwwooouuuahahaha... M'escuse...

13:52 | Commentaires (1) |

17/11/2013

Vision

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Si l'homme file cette photo montrant la face cachée de la lune, invisible depuis la terre, c'est pas pour des cacahuètes. C'est pour dire ceci : c'est pas parce qu'on ne voit pas certains trucs, qu'ils n'existent pas. Et dans le même ordre - ou désordre, c'est comme vous le sentez, hein, l'homme n'en a rien à cirer - d'idées, y a plein de machins, genre satellites, sondes et autres bazars spatiaux, qui tournent dans tous les sens au-dessus de nos têtes, que nous ne voyons pas mais qui, eux, nous voient parfaitement. Aaah si on extrapole, ça ouvre de drôles de perspectives métaphysiques, philosophiques, ecclésiastiques, bouddhiques (est très bouddhique, l'homme, mais alors surtout Buddha Bar), encyclique et évangélique ça, hein. Style, c'est pas parce qu'on ne le voit pas que Dieu n'existe pas ou ne nous voit pas. Aaah sur ce coup, on rigole plus là, hein. Panique dans le slip, hein. Non non, à votre place, l'homme jouerait la sécurité, se magnerait les fesses et irait vite fait à confesse. D'autant que z'avez du bol, c'est dimanche, l'église est ouverte.      

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15/11/2013

Durée

 

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Dans la foulée du précédent billet, une nouvelle question émerge : pendant combien de temps reste-t-on amoureux ? Ou l'amour a-t-il une durée de conservation ? La réponse, sans aucun doute, est d'une grande complexitude, demande beaucoup de nuanceté et doit être abordée avec circonspectionnement. D'abord il n'existe pas deux hommes ou deux femmes qui soient identiques, et donc à fortiori deux couples, et encore moins deux amours. Et donc, chaque situation étant unique, le généralisme n'est pas possible (l'homme est apparemment dans une vague de créativité littéraire que c'est pas possible, les néologismes audacieux - et, faut bien le dire, tout à fait cons - coulent de sa plume avec une facilité pleine d'aisance). Toutefois, de sa longue expérience sentimentale, l'homme peut néanmoins dégager un certain nombre de constantes.

Premier point : tous les hommes sont des chasseurs. La seule différence est qu'il y en a qui osent chasser et y en a qui n'osent pas. Alors, ceux qui n'osent pas, se limitent à jouer avec leur tringlette toute tristounette dans les reflets blafards des sites pornos, tandis que ceux qui osent, ben, ils sortent du bois pour jouer, mais en duo cette fois, avec les délicieux objets en chair (mais pas trop) et en os (mais pas trop non plus) de leurs désirs.

Deuxième point : le moment le plus dangereux dans la vie de couple, c'est quand y a des mouflets en bas-âge. Quand bébé naît, c'est la joie, le bonheur, l'émerveillement. Jeune papa et jeune maman sont indestructibles, indissociables, indivisibles. Après deux ou trois ans, t'oublies tout ça. Jeune papa en a marre d'être relégué au rôle de figurant, changeur de pampers et moucheur de nez, et se dit que quelque part, retrouver un premier rôle chez une petite frangine, ce serait pas mal quand même. C'est aussi le moment précis où jeune maman se dit que décidément maternité n'est pas féminité, et que ce serait pas mal quand même de redevenir une vraie femme dans les bras d'un vrai mec.

Troisième point : on aime pas à 20 ans de la même manière qu'à 50 ans. Avec le temps, les angles s'arrondissent, on se fait plus indulgent, on devient plus tolérant et, même si les pulsions subsistent, l'impulsivité finit par s'émousser. 

Quatrième point : ce n'est pas à cause d'un ou d'une autre que le couple part en vrille, c'est parce que le couple s'était crashé depuis longtemps que cet un ou cette autre survient. 

Dernier point : personne, jamais, n'est à l'abri d'un soudain embrasement des sens, d'une passion instantanée, d'un incendie inextinguible. Et c'est très bien ainsi, qu'on se le dise...          

09:20 | Commentaires (2) |

13/11/2013

Avenir

 

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L’amour entre un homme et une femme peut-il encore exister au-delà de la cinquantaine ? Cette question, c'est pas l'homme qui se l'est posée mais une petite frangine qui parle à bâtons rompus de sa vie de bâton de chaise sur son blog*, un des rares où l'homme s'attarde régulièrement. Et pour l'homme, la réponse est claire : c'est oui. Y a pas photo. Mais la vraie question devrait plutôt être : l'amour entre un homme et une femme peut-il encore exister après 10/20/30/40 années de vie commune ? Et sur ce coup, la réponse est beaucoup moins évidente. Surtout pour l'homme. Because la vie ayant fait de lui le prototype même du monogame sériel, l'homme n'a pas la moindre expérience en relations amoureuses de longue durée. Est plutôt cent mètres haies que marathon, le mec. Ceci dit, s'il a appris une chose au cours du chaos bordélique qu'a été son parcours  sentimental, c'est bien celle-ci : en amour comme en toutes choses, au final on est, et restera toujours, tout seul dans la vie. Alors hope for the best and prepare for the worst lui semble sage en toutes circonstances. Par ailleurs, la monogamie sérielle a aussi ses avantages : tout étant nouveau à répétition, l'usure n'a pas le temps de s'installer. Et les découvertes restent quotidiennes. Et le pétillement aussi. Au contraire de toutes ces relations qui, comme des poissons morts, flottent le ventre en l'air au fil de l'eau grise qu'est devenu leur quotidien. Nondidju di nondidju, mais quelle belle image... quelle belle image... aaah il la replacera celle-là, c'est sûr... 

* Quoi ? L'homme a tout simplement copié/collé le commentaire qu'il y a déposé hier soir (voir http://zosio.skynetblogs.be) ? Ben ouais... A côté de son côté râleur, emmerdeur et ricaneur, la paresse est une autre de ses qualités majeures.

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11/11/2013

Inquiétude

 

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Aujourd'hui, 13 heures. Le GSM de l'homme résonne. C'est son fils. Qui téléphone depuis les Philippines. Le premier contact qu'il a avec lui depuis jeudi minuit. Juste quelques lignes sur Facebook pour dire qu'il y a un super typhon qui arrive droit sur l'île - où depuis un mois il encadre les touristes qui viennent y faire de la plongée sous-marine -, et qu'il n'est pas très rassuré sur l'affaire. Et puis, vendredi soir, les premières images à la télé. On parle de 3 morts. Et puis samedi matin, de 100 morts. Et l'après-midi, sur CNN, de 1.200 morts. Et dimanche, de 10.000 morts. Entre temps, l'homme téléphone à son fils, lui envoie des messages sur Facebook, des SMS, des mails: sans réponse. Et en même temps que le nombre de victimes, l'incertitude croît. Quand le gouvernement décide d'ouvrir un centre de crise avec un numéro de téléphone spécial et tout, quand le JT parle de 100 belges dont on a pas encore de signe de vie, l'homme a comme l'impression de jouer dans un film. Un mauvais film. Appel au centre de crise, communication des coordonnées du fiston, numéro de son GSM, de sa date de naissance etc etc. Niveau famille, amis, connaissances, ça communique dans tous les sens. Niveau média sociaux, y a surchauffe. Le smartphone de l'homme, l'i-pad de Jade, ne cessent de s'allumer, de faire bip, tuut, ring. Résultat: vu que, à chaque fois, les seules nouvelles qu'on a c'est qu'on a pas de nouvelles, au fil des heures on s'alimente les uns les autres en craintes, au fil des jours on se file et se refile ses peurs. Si bien qu'au final, il faut non seulement lutter contre ce qu'on redoute le plus mais aussi contre la paranoia. Jusqu'à hier soir où, via via, l'homme est informé que tout est ok, même s'il n'y a pas eu contact direct. Et aujourd'hui le coup de fil libérateur. Aaah, ça doit être terrible, terrible, pour ceux et celles qui restent parfois pendant des semaines, des mois, des années, sans nouvelles de proches, disparus, enlevés, en fugue, capturés, faits prisonniers, en fuite, déportés, tués. C'est que l'inquiétude est comme un monstrueux parasite, un énorme vers solitaire. Qui mange avec vous, boit avec vous, se déplace avec vous. Qui n'empêche nullement de fonctionner mais qui vous bouffe de l'intérieur. Si bien que cette après-midi, tout vides, tout décompressés et tout à fait épuisés, Jade et l'homme se sont endormis dans le canapé. Enfin rassurés.

19:33 | Commentaires (0) |

09/11/2013

Change

Et je te fais dans l'innovation créative, et je te fais dans la créativité innovante, et je te centralise cela, et je te recentre ceci, et je te regroupe ceci et cela, et je te restructure ton machin, et je te défais ton bazar et je te refais ton truc : le change management, la gestion du changement, l'homme ne fait plus que ça, là où il bosse. Résultat : plus personne n'est sûr de rien, tout bouge sans arrêt, tout tangue, tout va dans tous les sens. La stabilité, la sécurité, les certitudes, t'oublies. Et pour vendre à ceux qui bossent sur le terrain tous ces magnifiques plans directeurs, ces grands projets vers une hypothétique excellence à venir et ces splendides améliorations vers des futurs qui chantent, l'homme dit "bonne chance". Du coup, il a comme un stress, le mec, qu'il illustre d'une seule image, qui dit tout :

 

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Heureusement, heureusement, l'homme a sa propre approche, son propre style de people management. La seule manière de faire passer le message, de faire du résultat, de rallier tout le monde à sa cause, est de napper toutes ces salades managériales d'une vinaigrette d'humour, de dérision et de remise en cause. Et ceux qui travaillent avec lui, le savent, son adage est : bosser, d'accord, mais dans le fun. Et ils apprécient ça. Et le lui rendent bien. 

C'est comme ça que hier, vendredi, il a tourné cette petite vidéo avec sa secrétaire et ses assistantes, question de terminer la semaine en beauté, juste avant le weekend...

 

  

 

      

11:08 | Commentaires (1) |