13/12/2013

Pub

Déjà que la télé lui pète les noix, mais la pub, alors là, j'vous dis pas. Non seulement c'est complètement débile, mais en plus faut se la farcir dix fois par jour. Ou par soir, pour être plus précis. Non mais attend, vous allez au ciné pour mater dix fois le même film, vous ? J'pense pas. Vous vous tapez dix fois le même plat au resto, vous ? J'pense pas. Vous vous envoyez dix fois en l'air avec la même gonz... euh... non... pas un bon exemple, ça... Enfin bref, vous voyez ce que l'homme veut dire, hein. Heureusement, heu-reu-se-ment, et c'est une des rares bonnes choses qu'apportent les soi-disants fêtes de cette fucking fin d'année, y a maintenant les pubs de parfums. C'est qu'avec Guerlain, Prada ou Jean-Paul Gaultier on change tout à fait de crèmerie, hein. On joue dans un autre registre. On entre dans une autre dimension. On sort du trivial à cinq balles pour débouler dans l'esthétique, dans la classe, dans la sophistication. Non mais c'est vrai, lookez moi ça :

  

 

 

Aaah on est loin de la pub d'Immodium contre la chiasse, là, hein. Ou de la barbaque festive de chez Lidl. Sans parler de Carrefour et de son choeur d'ahuris tout en rouge, sensé attirer le pigeon mais qui ferait à coup sûr déguerpir l'homme (l'homme a failli commettre le jeu de mots "Choeur de l'Armée louche" mais s'est abstenu in extremis, pris par une soudaine angoisse face à son propre potentiel de connerie).

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11/12/2013

Préfrontal

 

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D'ordinaire, comme le tout-venant, l'homme est avenant. Serviable, sans être servile. Poli, sans pour autant briller (pas mal celle-là, hein, pas mal...). Bref amène, bien élevé et sociable. Toutefois, toutefois, une fois au volant de sa caisse, il change du tout au tout. Lui qui était empressé, devient soudain pressé tout court. Lui qui était prévenant, devient, sans prévenir, impatient. Tout à coup, lui qui était plein de diligence, devient un cow-boy (aaah, pas mal non plus, hein, surtout à cette heure tardive... Ah bon !). Et donc colle au pare-choc. Passe à droite. Cligne des phares. Tout à fait pas lui tout ça. Comme si lui était un autre. Aaah le nombre de fois qu'après avoir garé sa caisse devant chez lui, il s'est dit non mais quel crétin je suis, comment c'est possible d'avoir été aussi chiant, aussi malotru, aussi nul. Combien de fois il s'est fait la remarque demain, demain, je roule peinard, cool, normal, civilisé. Et le jour suivant, c'est rebelotte. Fou ça, hein, ce comportement qu'on sait répréhensible et qui pourtant reste irrépressible. Alors, il a un rien cherché. Voulait comprendre le comment du pourquoi. En fait, ce pourrait être un dysfonctionnement du cortex préfrontal. En particulier du cortex orbitofrontal, le machin qui régule le comportement social, l'inhibition, le contrôle de l'humeur. Aaah mais ça change tout, ça. C'est plus la même chose, ça. Puisque, en fait, il n'y peut rien, le mec. Tout compte fait, c'est pas ça faute, c'est celle de ce lobe à la con. Parfaitement innocent, qu'il est. Acquitté. Du coup, se sent tout soulagé, le gars. Tout léger. A moins évidemment, qu'il doive se faire soigner. Euh... y a-t-il un docteur dans l'avion?      

22:07 | Commentaires (3) |

09/12/2013

Ennui

L'autre jour l'homme zonait sur YouTube lorsque soudain, tout à coup, et même tout à fait subitement, il est tombé sur un titre de Brel qu'il ne connaissait absolument pas et qui s'appelle "Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient". Alors évidemment, ça l'a interpellé. Et l'a fait réfléchir. D'autant que s'il existe un trait typiquement masculin, c'est bien l'ennui. Blaise Pascal le disait déjà il y a 400 ans : un roi sans divertissement est un homme plein de misères. C'est vrai que les nanas ont toujours de quoi s'occuper, s'affairer, s'activer, pendant que les mecs, eux, très vite ils... s'ennuient. Et alors, très vite aussi, ils deviennent agités, nerveux, tendus. Genre chevaux enfermés trop longtemps dans les écuries et impatients de sortir au grand air. Non non, faut dire ce qui est : un homme qui s'ennuie devient très rapidement ennuyeux. Voire même ennuyant. Ou pire. Puisque pour tromper l'ennui, certains n'hésitent pas à tromper tout court. Ceci dit, la chanson de Brel (1963) est superbe. Surtout cette phrase : "Bon an mal an on ne vit qu'une heure". Peut-être un rien exagéré, mais tout de même, tout de même... 

13:52 | Commentaires (0) |

07/12/2013

Relation

 

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Alors que le plaisir n'est rien de plus que la pure jouissance physique, le désir, lui, va bien au-delà : c'est l'attrait de l'inconnu, du mystère, de la découverte. Et c'est précisément par désir que les hommes commencent une relation. Dans une impulsion, une pulsion, qui leur est impossible à prévoir, qui les prend par surprise et les laisse pantois. Les femmes, elles, commencent une relation par manque. Manque d'affection, de tendresse, de protection, d'amour. Alors que l'homme agit exclusivement dans le moment, dans l'instantané, la femme pense déjà sur la durée. Le résultat est invariablement le même : d'abord les hommes perdent le contrôle de soi et ensuite, lorsque enfin ils retrouvent le contrôle de soi, ils perdent le contrôle de l'autre. Si bien que, pour paraphraser Aragon quand il dit qu'il n'y a pas d'amour heureux, à fortiori, l'homme déclare qu'il n'y a pas de relation heureuse.  

11:34 | Commentaires (1) |

05/12/2013

Saint-Nicolas

Aujourd'hui, Saint-Nicolas spécial nanas. En effet, au lieu de leur offrir un beau saint en chocolat fondant, l'homme propose plutôt aux dames le superbe mec ci-dessous, en chocolat lui-aussi, mais alors qui va les faire fondre, elles. Pas mieux, ça ? Ah bon ! Et en plus méchamment craquant, le gars. Tellement craquant qu'on le croquerait bien sur place, hein, les filles. Pardon ? Naaan, l'homme veut pas savoir par quel bout vous commenceriez, petites coquines, va. Quoi ? Ben ouais, au lieu du carré blanc, l'homme a mis un rectangle jaune. Un grrrand rectangle jaune. Qui par ailleurs ne laisse présager que du bon, hein. Et ça, l'homme est bien placé pour le savoir. Because il a évidemment aussi la photo sans le machin jaune sur le truc du mec. Maintenant, si vous insistez, il peut toujours vous la filer. Mais attention : ce n'est peut être que du chocolat mais du chocolat qui peut choquer tout de même, hein. D'autant que, point de vue calibre, c'est du lourd. Pas le petit zizi timoré du petzouille qui sort de l'eau, non non, de la toute belle pièce, mon général. Allez, bon fantasme et bonne fête de Saint-Nicolas. 

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09:55 | Commentaires (3) |

04/12/2013

Art

 

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Tout l'art dans la vie, c'est de ne pas accorder trop d'importance aux choses sérieuses, tout en prenant très au sérieux les choses sans importance.

12:55 | Commentaires (0) |

02/12/2013

Pharmacie

 

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C'était vendredi dernier. Ils se préparent pour faire une petit resto avec des amis, lorsque l'homme demande à Jade :

- Quel pull je mets ?

- Ben, met ton pull gris.

- Euh... mon pull gris... j'ai pas de pull gris...

- Mais si, t'as un pull gris !

- Ben non, vient voir, j'ai un pull brun, un pull mauve, un pull noir... mais pas de pull gris !

Là-dessus, Jade rapplique devant l'armoire, en sort un pull et dit d'une voix triomphante :

- Et ça, c'est quoi ?

- Ben... c'est mon pull noir...

- Mais non, enfin, c'est ton pull gris. Gris foncé, d'accord, mais gris tout de même !

Alors là, les gars, si vous voulez éviter le pètage de câble, la colèrification générale et le lancement réciproque de grossièretés de gros calibre, y a qu'une solution : passer au chimique et attaquer les médocs. C'est ainsi que l'homme a d'abord pris une dose massive de Lèsladir (gelules de 500 mg), combinée avec deux comprimés de Taixitpa (avec effet retard et action prolongée), et enfin un Cépalapène 600 (suppositoires carrés, attention aux effets secondaires niveau rondelle). Aaah pas évident, hein, de garder la paix dans les ménages...  

11:14 | Commentaires (3) |