09/06/2013

Réveil

 

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Souvent, voire même fréquemment, pour ne pas dire habituellement, l'homme se réveille en trois phases. Pour commencer, la première chose dont il prend conscience, c'est l'angoisse. Les peurs classiques, banales, populaires, celles qu'on trouve au Wibra ou chez Zeeman : celle de vieillir, de dépérir, de finir. L'angoisse de monsieur tout le monde quoi. Pas la toute belle crise pathologique, valiumesque ou xanaxique, hein. Et donc, dans la plupart des cas, le mindfulness suffit pour ramener le calme. Se concentrer sur sa respiration, prendre de la distance par rapport au ressenti (toute la différence entre être angoissé et observer qu'on est angoissé), se dire que cette peur n'est qu'un phénomène de l'esprit, une sorte de pensée, un nuage qu'on regarde glisser dans le bleu du ciel, jusqu'à ce qu'il disparaisse. Ensuite vient un sorte de détachement. C'est que l'homme n'a jamais attaché beaucoup d'importance à la vie, une expérience qu'il a toujours considérée comme étant plutôt bof, vivre n'étant rien de plus que du temps qu'il faut remplir. Puis, enfin, vient la curiosité : que va-t-il se passer aujourd'hui? Que va-t-il lui arriver? Quels imprévus, bons ou mauvais, l'attendent? Ce n'est qu'alors qu'il trouve le courage de se lever. 

15:42 | Commentaires (0) |

07/06/2013

Papillons

 

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Michael Douglas a dernièrement déclaré dans une interview que son cancer de la gorge avait été causé par un papillovirus chopé lors d'un contact osso-buccal, génito-bocal, bucco-génital, enfin soit, un truc du genre, avec l'une ou l'autre frangine pas frigide. Aaah fatal, ça, comme attraction. C'est que c'est pas sans risque hein, le... euh... comment on appelle ça encore... le yonilingus, le cunilexus, enfin un machin en latin que personne ne pige et que tout le monde fait. Non non, ils risquent leur peau, hein, les mecs, à chaque fois qu'ils plongent tête première et sans bonbonnes dans les profondeurs abdominales, florales et même carrément labiales de bobonne. Et tout ça en apnée, hein. Et en plus sans tuba. Ah bon. Non mais blague à part, c'est fou ça tout de même, qu'on peut claquer d'un papillome rien qu'en laissant papillonner ses papilles là où il faut pas. Enfin... où il faut pas... faut voir... Mais qu'à cela ne tienne : vivons dangereusement, pardieu !  

08:45 | Commentaires (0) |

04/06/2013

Importance

 

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Peut-être est-ce cette solitude de quelques heures - ce soir je suis seul -, peut-être est-ce à nouveau ce sentiment de temporaire, de précaire, d'éphémère qui s'empare de moi, mais quand je réfléchis et que je cherche ce qu'il y a de réellement, de vitalement, important dans la vie, je ne trouve... rien. Dans la mesure où tout a un début et une fin, une apogée et un déclin, où tout a un cycle, une durée, une temporalité, rien n'importe vraiment. Sauf peut-être cet instant que je vis. Cet avion dans le bleu du ciel, dont je ne sais rien, ni la provenance ni la destination. Le chant de cet oiseau qui monte de je ne sais où. La page de ce livre que je lis, allongé sur notre terrasse. Parfois tout se simplifie à l'extrême. Et l'importance n'existe plus.

Me suis un rien laisser aller, là... M'escuse. Atypique et inhabituel aussi, cette écriture à la première personne du singulier... Sais pas ce qui lui arrive, moi, à l'homme...  

19:11 | Commentaires (0) |

03/06/2013

Tchin-tchin

Aaah Audiard... n'étaient pas à côté de la plaque, hein, ses répliques. Et donc l'homme vous fourgue vite fait quelques scènes de cinoche à l'ancienne, sauce mémé, façon vioque. 

 

 

 

Quoi ? Pas politiquement correct ? Naan ? Si ! Oh ?

 

21:57 | Commentaires (0) |

01/06/2013

Car-wash

Alors l'homme était ce matin dans l'un ou l'autre car-wash à la con lorsque la stéréo de sa caisse a soudain émis les sons suivants :

Aaah, c'est pas divin, ça ? C'est pas de la beauté pure, ça ? C'est pas le genre de truc qui vous illumine le coeur, ça ? Comme si le doigt de Dieu venait tout doucement vous caresser l'âme ? Comme si l'azur du ciel venait vous remplir tout à fait, jusqu'à la dernière fibre de votre être ? Aaah l'homme a peut-être une grande gueule, il n'en reste pas moins que c'est aussi un grand sensible, hein. Non mais c'est vrai, pour le même prix, il aurait tout aussi bien pu mettre le clip suivant, hein. Qu'il adore d'ailleurs tout autant :

    

13:15 | Commentaires (0) |

29/05/2013

Bac à sable

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Décidément Bruxelles devient de plus en plus un bac à sable. Dimanche sans voitures (pour que les enfants de cinquante ans puissent pour une fois, youpie youpie, rouler dans les tunnels avec leur petit vélo), pique-nique sur la voie publique (pique-niquer en famille avec les enfants à même le macadam, entre les tâches d'huiles et les traces de pneus, miam miam) et maintenant les panneaux de signalisation réduits à des dessins d'école maternelle (l'oeuvre d'un artiste français du nom de Clet Abraham, qui pour être une clette est effectivement une clette...*), tout ça, l'homme veut bien. Le problème est que l'interdiction de circuler pendant le dimanche sans voitures est dépourvue de toute base légale, que le pique-nique sur la voie publique se fait sans la moindre autorisation des autorités dites compétentes et que si l'homme roule dans le sens interdit personne ne pourra le verbaliser because le panneau n'est pas règlementaire. Pour le reste tout va bien dans la capitale de l'Europe.   

* Pour les ignorants et ceux qui savent pas, en bruxellois, le mot "clette" signifie une nullité, un con, un imbécile. Et pour ceux qui voudraient s'initier au bruxellois, une seule adresse http://ericgodon.blogspot.be/2009/02/petit-lexique-du-bon...

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26/05/2013

Egoïsme

 

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En vieillissant on devient de plus en plus égoïste. Ce qui est moche. Mais comme en même temps on a de moins en mois de sentiment de culpabilité, la combinaison des deux fait que c'est tout à fait confortable. On se dit merde, j'ai plus des masses d'années, de santé et de qualité à vivre, alors à partir de ce jour et jusque désormais je vis pour moi tout seul. Et fais ce qu'il me plaît. Les autres n'ont qu'à se faire voir chez les Grecs. Ai assez donné, maintenant je prends. Et qui m'aime me suive. Et qui ne me suit pas n'à qu'à en aimer un autre. Non non, c'est clair, à partir d'un certain âge l'égoïsme cesse d'être un défaut pour devenir une nécessité. C'est que les vices et les vertus ont, comme toutes choses, eux-aussi une durée de vie limitée. Après ils deviennent interchangeables. Et finalement se subsitituent les uns aux autres. 

13:05 | Commentaires (2) |