25/08/2013

Sélection

 

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Bon. L'homme revient une dernière fois sur son entretien de sélection de l'autre jour, because sur ce coup il commence à sérieusement saturer, hein, le mec. Quoi ? Vous aussi ?  Allez, ça tombe bien, comme ça on est déjà deux. Bon. D'abord le décor : une salle de réunion bien connue de l'homme because il y a l'habitude de sièger mais alors - nuance - quand c'est lui qui sélectionne. Puis, les acteurs : de l'autre côté de la table, une poignée de pélos à tête d'oeuf mais aussi à la tête de gros machins publics bien connus du public, soit pour leurs retards, soit pour leurs grèves, soit pour les salaires tout à fait immoraux de leurs dirigeants, soit pour les trois à la fois, flanqués d'une poignée de nanas avec le sex-appeal d'un igloo, parvenues trop vite au top et depuis parvenues tout court. Et enfin, face à cette ménagerie managériale... l'homme. Qui parfois répond bien, parfois répond à côté de la plaque, parfois même répond à une question qu'on ne lui a pas posée, juste pour faire passer le message qu'il souhaite faire passer, qui joue un jeu de rôle face à une greluche qui dit non à tout ce qu'il lui propose et qu'en tant normal il aurait botté le cul d'un grand coup de botte mais qu'ici, vu l'honorable assemblée, il essaie de gérer en restant positif, ouvert, empathique et autres conneries du genre. Bref : l'homme est venu, a vu mais n'est pas convaincu. Pas convaincu d'avoir vaincu mais pas non plus de l'avoir été. Résultat des courses : cette singerie peut aller dans tous les sens. Mais comme tout ce show n'est qu'une feuille de vigne pour cacher cette supercherie que le politique ne saurait voir, ça n'empêche nullement l'homme de dormir du sommeil du juste, comme un loir. D'accord, la rime n'est pas vraiment à la hauteur de Molière, même si on est en plein Tartuffe tout de même.  

10:48 | Commentaires (1) |

23/08/2013

Ouf !

 

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Grosse frayeur chez l'homme, l'autre jour, quand il a entendu à la radio que Marlies Dekkers avait fait faillite. Et gros soulagement peu après, quand il a appris que la marque avait été repêchée par un investisseur néerlandais. Que dis-je ? Un investisseur ? Un mécène, oui. Un saint. Un sauveur. Un saint-sauveur. Non mais c'est vrai, la lingerie de Marlies Dekkers c'est tout de même emblématique hein, quelque part. Des icônes, ça, ces soutiens-gorge ornés de bandelettes. Quoi ? Naan, pour une fois l'homme ne se laissera pas tenter par l'un ou l'autre jeu de mots à la con, même si "bandelettes" ouvre des perspectives tout à fait vertigineuses en la matière. Allez, tout est bien qui finit bien : Jade pourra continuer à mettre ses Marlies Dekkers et l'homme à les lui enlever. 

Bon. Assez déconné. L'homme a son assessment tout à l'heure et donc : concentration ! 

11:45 | Commentaires (0) |

21/08/2013

Eteint

 

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Eteint, qu'il est, l'homme. Sait pas ce qui lui arrive mais ces derniers jours tout l'indiffère, et ce qui ne l'indiffère pas, l'énerve. A pourtant intérêt à mettre les gaz because vendredi il a son assessment pour cette super promotion qu'il ambitionne... tout en sachant parfaitement bien qu'il ne l'aura pas. Because pas les bonnes connections, les bons appuis, les bons réseaux. Mais alors, pourquoi participe-t-il à cette singerie, le gars ? Ben, parce qu'il se connaît. Et sait que sinon, à coup sûr, il regrettera et s'en voudra de ne pas s'être mêlé dans la mêlée. Par crainte de ne pas être à la hauteur, de prendre le mur, d'être confronté à ses propres limites. Et s'il y a une chose dont l'homme a peur, c'est bien de sa propre lâcheté. D'où cette pulsion de monter au combat. Même s'il est sans issue. Mais attention, hein, l'homme ne serait pas l'homme si, dans sa tête, il n'avait pas déjà monté ses mécanismes de défense, quoi qu'il arrive. Si ça se passe bien, l'homme dira que décidément il est le meilleur, qu'il est génial, qu'il est le manager de l'année, qu'il le savait depuis toujours mais qu'à présent c'est enfin confirmé par des petzouilles qui savent de quoi ils parlent. Si ça se passe mal, il dira qu'il est trop con, que les dés étaient pipés dès le départ, qu'on l'a piégé, que de toute façon le nom du vainqueur circule déjà depuis des mois dans la presse. Et pour l'heure, ben... pour l'heure il se dit qu'il ne risque rien, que dans le pire des cas il terminera sa vie active et professionnelle dans son burlingue habituel, avec ses dossiers habituels et ses emmerdes habituelles. Que, de toute façon, il ne lui reste plus des masses d'années à bosser. Et qu'il n'a pas la moindre foutue idée de ce qu'il pourrait bien foutre après. En fait, c'est peut-être ça qui l'éteint, l'homme. 

14:21 | Commentaires (3) |

19/08/2013

Botox

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A côté du botox pour l'extérieur de la bouille, il existe aussi une sorte de botox pour l'intérieur de la bouille. Là, ça s'appelle xanax. L'effet est le même. 

16:57 | Commentaires (0) |

16/08/2013

Madeleine

 

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Depuis que Jade et l'homme ont acheté un vélo, ben, il font des tours en vélo. Logique. Attention, l'homme a acheté une bécane normale, pèpère, à la papa, pas une machine de course comme tous ces excités de la pédale qui foncent et se défoncent sur les routes, leurs cuisses de grenouilles enfoncées dans une sorte de calbard tout noir, la panse expansive engoncée dans un maillot XXL toujours trop étroit avec dessus plein de logos Duvel, Lotto ou Jupiler, la tête de lard calée dans un casque à boudins multicolores, la patate affublée de lunettes solaires en plastique réfléchissant, par ailleurs le seul truc qui réfléchisse dans ce carnaval. Non non, l'homme, lui, roule peinard par monts et vallées, par ponts et chaussées, jusqu'à non, en ai assez. En fait, il n'a plus grimpé sur une bicyclette depuis sa plus tendre enfance, lorsqu'il pédalait joyeusement sur les sentiers le-long des massifs de roses, des arbres du verger et des légumes du potager, dans le grand jardin de sa grand-mère, de son grand-père et de sa grand-tante, qui habitaient deux maisons contigües, là, loin de la ville, à la campagne. Jeanne, Eugène et Camille, qu'ils s'appelaient. Aaah... c'est pas romantique, ça ? Il avait un petit vélo d'occase tout rouge et en était fou. Ce qui est fou aussi, c'est qu'aujourd'hui, plus de cinquante ans après, il retrouve, genre Proust et sa madeleine, exactement les mêmes sensations qu'alors : le vent contre son visage, la rudesse du contact avec la route et surtout, surtout, l'énorme bouffée de liberté respirée à pleins poumons. Décidément, on ne peut faire confiance au temps. Parfois il pèse une éternité, parfois il disparaît purement et simplement.

11:33 | Commentaires (1) |

13/08/2013

Avertissement !

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Sur ce coup, les gars, faut que l'homme vous prévienne. Si vous voulez jouer les malins, les alternatifs ou autres ringards écologiques en partant en vacance dans le nord, question de vous rendre intéressant par rapport à la foule des petzouilles en petit marcel, short à fleurs et chaussettes blanches dans leurs sandalettes en plastique galvanisé qui descendent vers le sud, faite gaffe. Because y a comme un poisson amazonien qui zone dans les eaux scandinaves. Et pas n'importe lequel, hein, un proche des piranhas : le pacu. Et le pacu n'est pas con. Il bouffe tout ce qu'il peut happer d'une bouchée, sans forcer. De préférence des noix, son plat préféré en amérique du sud, d'où il provient. Maintenant, comme tout le monde sait, y a pas vraiment des masses de noix dans les eaux nordiques. Par contre, y a plein de mecs batifolant en toute insouciance dans les eaux revigorantes des mers boréales. Et comme pour le pacu, c'est pas compliqué, des noix sont des noix, seriez pas le premier à plonger dans l'eau en tant que monsieur pour en ressortir en tant que madame. Alors, prudence dans les eaux suédoises, hein. Surtout si vous aimez les suédoises.

21:09 | Commentaires (0) |

11/08/2013

Course

Fin des vacances, de la fainéance, du rien foutre à outrance et dernier matin avec réveil sans réveil-matin : demain l'homme recommence à bosser. Retour à la frénésie ordinaire et à coup sûr départ sur les chapeaux de roues. Peut-être pas vraiment comme dans la petite vidéo ci-dessous, mais un truc dans le genre tout de même. Frame running, que ça s'appelle, ce type de montage. Pas évident à réaliser. Et, ce qui ne gâte rien, la musique du machin n'est pas mal ficelée non plus. Allez, encore une fois dormir et ce sera : moteurs... action ! comme on dit sur les plateaux de cinoche. 

10:31 | Commentaires (1) |