09/07/2010

Tournure

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Y a deux mois, l'homme annonçait la joyeuse entrée de Jade dans sa vie à son ex, avec qui il continuait, et continue d'ailleurs toujours, à avoir d'excellents rapports (non, pas ces rapports là, petites coquines...) et qui à cette occasion n'avait pas manqué d'écraser une larme, lui assurant qu'elle se battrait pour le récupérer, l'homme, persuadée qu'ils finiraient par se remettre à nouveau ensemble, style toi et moi c'est écrit dans les étoiles, genre on est né l'un pour l'autre. Aujourd'hui la même ex lui annonce qu'elle a un nouveau Jules. Et pas n'importe lequel. L'homme et son ex bossent dans le même machin et l'heureux élu est ni plus ni moins que... euh... le numéro deux de la boîte. Bureau acajou avec salon de cuir, Audi A 8 et chauffeur. Alors là, l'homme dit bravo. Ce coup-là, il faut le faire tout de même, hein. Non non, sérieux, l'homme est admiratif. Aaah, elle fait pas dans l'occase à cinq balles, la frangine. Quand elle va à la pêche, c'est au gros, les sardines c'est pour les autres. Alors d'un côté, évidemment, ça fait un peu drôle, chez l'homme. Et faut voir comment il va digérer ça. D'un autre côté, il est soulagé. Because il n'aimait pas la voir triste, perdue dans son coin. Aaah décidément, la vie est pleine de surprises tellement surprenantes qu'on en demeurerait surpris.    

14:01 | Commentaires (6) |

08/07/2010

Nuance

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Après sa collision boum full frontal avec Jade de vendredi dernier, l'homme s'est mis à réfléchir. Quoi ? Qui a dit c'est pas trop tôt ? Euh... ça va aller, oui ! Ah bon. Non non, un des principes fondamentaux du management c'est que, successivement, on planifie, on met en oeuvre, on check et puis on corrige. Et puis on recommence. Le cycle de Deming, qu'on appelle ça, pour ceux que ça intéresse. Et donc, l'homme en est au stade de corriger le tir. Et donc de l'introspection. Et qu'est-ce qu'il constate, le mec ? Que sur ce coup, même si sur le fond il n'a pas tout à fait tort, ben, il aurait dû être quant même un rien plus nuancé dans sa réaction. Trop noir et blanc, le gars. Trop tout ou rien. Trop ça passe ou sa casse. Parfois il résonne trop en mode elliptique, style raccourci. Exemple. Lorsque sa psy lui a demandé la dernière fois ce qu'il associait avec les mots retraite et pension, il lui a répondu... l'hospice Saint-Joseph. Sans la moindre hésitation et au grand dam de la dame. Et tout le temps avant, hein, qu'est-ce que vous en faites, qu'elle lui a rétorqué. Et l'homme, euh... tout penaud... oups... avait comme qui dirait sauté un chapitre. Aaah pas bon ça. Conclusion, à l'avenir, un, il va essayer de tout placer dans une juste perspective et deux, d'être beaucoup moins tranché et tranchant dans ses jugements. C'est pas bien ça ?     

11:26 | Commentaires (2) |

06/07/2010

Limites

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Alors ce que vous voyez ici au-dessus, c'est rien de moins qu'une photo de l'univers. C'est fou ça, non ? La ligne horizontale, au milieu, c'est la voie lactée, où se trouvent la plupart de nos étoiles ainsi que le soleil et la terre. Impressionnant, hein. Mais ce qui est encore beaucoup plus impressionnant c'est que l'image a été réalisée par un téléscope genre spécial qui visualise des trucs que nos yeux sont incapables de voir. Because il existe des lumières qui nous sont invisibles, comme il existe des odeurs qui nous sont imperceptibles. Alors là, on déboule à fond la caisse dans le philosophique. Que nous ne percevons qu'une partie, peut-être même qu'une infime partie, de la réalité du monde qui nous entoure. Et que dès lors nous ne comprenons que ce qui est à la portée de nos possibilités de compréhension. Rien de plus. C'est à dire, pas des masses. Et là, quelque part, ça rassure. Que le plus grand des génies parmi nous est probablement aussi con que le dernier des petzouilles venus. Et que, vu nos limites, il serait drôlement prétentieux d'essayer de comprendre quoi que ce soit à quoi que ce soit. En ce compris la vie en général et les nanas en particulier. Qui en plus, comme chacun sait, sont d'une autre galaxie.

17:50 | Commentaires (3) |

04/07/2010

Knokke

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Vendredi soir, l'homme rompait avec Jade. Lui chez elle, pour dire qu'ils étaient trop différents, qu'elle était encore trop blessée par son divorce que pour commencer un nouvel amour, que si leur histoire n'avait pas réussi c'était ni sa faute à elle ni sa faute à lui, mais la faute à la vie qui fait que certains trucs, ben, ça marche pas, tout simplement. Puis, deux heures après, elle chez lui. Pour lui dire qu'elle regrettait, qu'elle avait de la peine et mal et qu'elle était pleine de larmes. Et lui, intransigeant, qui ne revient pas sur sa décision. Ensuite, samedi matin, des potes au téléphone. Qui lui disent, à l'homme, qu'il doit lui laisser plus de temps, à Jade. Que chacun avait sa propre interprétation du mot relation. Qu'il doit surtout pas l'asphyxier, qu'il doit lui donner l'air et l'espace dont elle a besoin. Et aussi, qu'il doit l'emmener à ce truc de Beach Hockey à Knokke auquel l'homme avait été invité, qu'ils avaient prévu tous ensemble à leur programme de ce samedi et que l'homme ne voulait plus. Et l'homme qui doute. Et Jade qui lui envoie des SMS. Et l'homme qui cède. Ne supporte pas le malheur des autres, le gars. Surtout quand il en est, même si ce n'est que peut-être, la cause. Et donc eux qui partent direction mer du nord. Elle qui lui dit combien elle a eu peur de le perdre. Lui qui est tout étonné des sentiments de Jade. De cette profondeur qu'il ne soupçonnait pas. Et qui est tellement contradictoire avec cette aspiration d'indépendance et de liberté presque obsessive chez elle. Ou cette angoisse à se lier, c'est selon. Alors le mec, il fond. Et Jade fond. Et pour fêter leurs retrouvailles ils se tapent aussi, tant qu'à faire, l'after-party au Zuri. Si ça continue, l'homme va encore devenir social que c'est pas possible, là, dans ses vieux jours... Bref, ils sont rentrés tard cette nuit. Ou tôt ce matin, c'est comme on veut. Et il a dormi chez elle. Elle s'est levée là tantôt en lui disant je vais chercher des croissants, je te laisse un instant, ici tu es chez toi.   

14:20 | Commentaires (13) |

02/07/2010

Liberté

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Jade et l'homme, ça fait huit mois que cette espèce de relation à la con dure. Et il n'a pas avancé d'un centimètre dans son coeur. Enfin, précisons, dans son coeur à lui bien, mais pas dans celui de Jade. Alors c'est peut être le moment d'arrêter les frais. De retirer ses billes. Car c'est clair, l'homme n'intéresse Jade que pour le fun. En aucun cas il ne fait partie de ses priorités. C'est qu'elle n'a besoin de rien, Jade, et surtout pas d'un mec. Qui, horreur, pourrait bien lui bouffer sa liberté. Ah elle est belle la liberté. Dommage qu'à la sauce Jade, elle ressemble étrangement à de l'égoïsme. Because ce qu'elle n'a pas compris, c'est qu'être libre, en fait, ça ne veut pas seulement dire être libre de ses choix, ça veut aussi dire qu'il faut en assumer les conséquences, de ses choix. Aaah ouais !? Ben zut alors ! A ça on n'avait pas pensé. Ben re-zut alors ! Et si l'homme ne force jamais l'autre à quoi que ce soit, si jamais au grand jamais il ne met la pression sur qui ce soit, c'est justement parce que c'est le seul moyen de savoir ce qu'il représente réellement aux yeux et dans le coeur de l'autre. Aaaah évidemment, parfois ça fait pas du bien par où ça passe. Comme sur ce coup-ci, où Jade a librement choisi de ne pas choisir pour l'homme. De choisir pour tout, et pour l'homme en dernier lieu. Là, y a manifestement pas plus manifeste. Mais ce constat, même s'il pique, il piquera toujours moins que le sable, surtout quand on se met la tête dedans. 

19:40 | Commentaires (4) |

30/06/2010

Occupée

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Alors, au programme de Jade cette semaine : lundi soir, elle était au yoga, mardi aux aurores départ pour Paris et retour au bercail tard dans la soirée, mercredi soir, aujourd'hui donc, un petit coup de cinoche, jeudi soir elle a un truc dans un hôtel because dans sa boîte à la con elle est non seulement marketing manager mais aussi event manager et vendredi soir elle a programmé une tite virée avec des copines. Et l'homme dans tout ça ? Rien à cirer qu'elle en a, la Jade. La Jade vit sa vie. Alors l'homme, ben, il est pas bon et pas heureux et pas content. Et lui a fait savoir. Clairement. Qu'il y avait pas marqué gigolo sur son front, hein, au gars. Ni loverboy. Ni roue de secours. Qu'il était pas le genre de mec à faire le beau quand on claque des doigts. Qu'il aimait pas être deuxième. Ni second. Ni lucky loser, le paumé à qui on file au final tout de même une wild card pour participer au tournoi des grands, comme ça, par la bande. Quand ça convient. Quand on a comme une envie. Et Jade, qu'est-ce qu'elle lui a répondu, à l'homme ? Que l'homme est comme tous les hommes, jamais content. Alors là... mmmmmwwwouaaahhh ahahahahah... l'homme se marre. Car pour jouer avec lui, elle est un rien trop légère, la gamine.      

23:16 | Commentaires (8) |

29/06/2010

Bousculé

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En est sorti un rien bousculé, l'homme, de son entretien avec sa psy. Sans vraiment le secouer, sans avoir l'air d'y toucher, mais par le seul fait de ses remarques, de ses observations et de ses questions, alors qu'il lui expliquait tous ces trucs et ces machins qui ne cessaient de lui tordre les boyaux, elle lui a montré à quel point il était, et surtout il s'était, emmuré, le mec. Comme s'il avait passé son temps à se bâtir des murs, bien hauts et bien épais, là, dans sa tête. Des tas de murs. Plein de murs. Et maintenant c'est comme si d'un coup, son vrai paysage intérieur s'était révélé à lui. Un dédale de remparts et d'enceintes. Tellement de défenses contre tellement d'ennemis tellement imaginaires, qu'il en est devenu prisonnier, le mec. Incarcéré dans ses propres parois, le gars. Et à présent, cette vision fugitive de ce qu'il est, de la manière dont, au fil du temps, il s'est construit, le laisse tout pantois et un rien pantelant. 

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