04/07/2013

Techno

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Décidément on fait parfois des rencontres géniales dans la vie. C'est ainsi que hier, sur le parking de là où il crèche, l'homme a fait pour la première fois une papote avec un de ses voisins, qui venait de garer sa caisse juste à côté de la sienne.

Alors à un moment donné le gars lui dit qu'il est un ancien professeur de musique. Ah, que lui dit l'homme, c'est vous alors le violoniste que j'entend parfois jouer quand je vais vider la boîte aux lettres. Tout à fait, que lui dit l'autre. Qui dit aussi qu'il a fait des concerts et qu'il donne encore toujours des cours. Sur quoi l'homme lui dit que la musique classique, il aime bien. Surtout les requiem, comme celui de Purcell, qu'il lui dit. Aaah je vois, que lui dit l'ancien prof, vous aimé le baroque. Euh... que lui dit l'homme, si c'est vous qui dites que c'est du baroque, ben oui, j'aime le baroque. Alors vous aimé aussi Vivaldi et Haendel, que lui dit le musical. Ben oui, que lui dit l'homme, c'est une musique qui m'émotionne. Quand on écoute ça c'est comme si on était touché par le doigt de Dieu, qu'il lui dit. Ah je vois ce que vous cherchez dans la musique, que lui dit le musicien, la profondeur, la divinité, la dimension presque mystique de l'émotion qu'elle libère en vous. Tout à fait, que lui dit l'homme. Mais attention, que lui dit l'homme aussi, j'ai des goûts musicaux très hétéroclites, j'aime tout autant la musique techno par exemple. 

Alors, et c'est ici que ça vient (je sais je sais, l'intro est interminable et y a quinze fois le mot "dit" dedans, mais c'est fait exprès pour créer un effet littéraire, oui môsieur ! Non mais !), l'érudit musical lui dit (seizième fois) comme ça, tout de go : m'étonne pas, c'est tout à fait normal, la musique baroque et la techno, en fait, c'est la même chose, c'est basé dans les deux cas sur une basse continue, très structurée, très rigoureuse, très mathématique. Soufflé, qu'il en était l'homme. Epoustouflé. Ainsi deux genres qu'il croyait diamétralement opposés, sont en fait parallèlement semblables. Aaah y a quant même des gars vachement intéressants, hein. Et super intelligents en plus. Qui vous font sans sourciller, en deux coups de cuillère à pot, comme si c'était rien du tout, la relation entre la musique des années 1700 et celle de Nic Fanciulli à l'Amsterdam ArenA, 400 ans plus tard... Pfff... C'est fou ça...       

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02/07/2013

Bonheur

 

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Aaah le bonheur... tout le monde en parle mais personne ne l'a jamais vu. Mais il paraît que maintenant il existe une banque de données mondiale sur le bonheur, où sont stockées les données de plus de 3.000 études sur le bonheur, si bien qu'à un moment donné, en croisant les données, ce qui n'est pas donné, on parvient à objectiver les données et obtenir ainsi une idée sur ce qui nous rend heureux ou pas. Et caisse que toutes ces données donnent comme résultat ?

D'abord, que les enfants jouent un rôle important dans notre ressenti du bonheur. Mais attention, pas comme vous vous l'imaginez, hein. Ou tentez, jour après jour, de vous vous en convaincre. Et d'en convaincre tout le monde autour de vous. Non non, attendez, les conclusions sont claires : tant qu'ils sont encore à la maison, le enfants ont un effet... euh... disons-le... négatif sur le bonheur... Et ce n'est que lorsqu'ils quittent le nid que revient, oh délivrance, la sensation de bonheur chez papa et maman... mmmwwwooouuuahahah... alors là, l'homme se marre... because voila explosée, atomisée, désintégrée une fois pour toute cette soi-disant adoration de l'enfant-roi, de l'enfant-trésor, de l'enfant-chouchou, de l'enfant-prodige et autres trucs à la con de la même eau. Non non, les gosses c'est chiant, point barre. Tout le monde le sait mais personne n'ose le dire. De peur d'être traité de dénaturé, d'indigne et d'autres tares du genre. Mais cette fois, pas de bol, c'est la science qui le dit. Et qui sommes-nous pour remettre la science en question, hein? Ah bon!

Ensuite, il apparaît que plus nous nous fixons d'objectifs dans la vie et plus nous sommes malheureux. Logique. Nos attentes, plus elles sont nombreuses, plus elles sont élevées, plus elles sont ambitieuses, et plus grande est la probabilité qu'on a de les louper, de prendre un râteau, de rester les mains vides. Enfin la preuve scientifique de ce que l'homme dit depuis toujours, voire même depuis plus longtemps encore, et ici je me permets de le citer textuellement : la seule manière de ne pas désespérer, c'est de ne pas espérer.

Aaah qu'il est bon de savourer le bien-fondé de la petite philosophie d'occase qu'on s'est forgée au fil des baffes que la vie nous a filées, bon an mal an, au cours de cette existence à la noix qu'est notre existence à la noix.  

Et pour terminer, cette constatation tout à fait rassurante, que ceux qui consomment modérément de l'alcool, qui boivent à s'naise un p'tit verre à gauche à droite, sont plus heureux que les intégristes de l'eau plate, que les dictatoriaux de la tolérance zéro et autres pète-secs propagandistes du fait pas ci fait pas ça.  

Alors, sur ce coup, l'homme le dit franchement : vive la science !  

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