12/02/2013

Well aging

 

positiver.jpg

Décidément on vit dans un monde où tout ce qui est négatif, rébarbatif, maladif, doit être banni. Où le bonheur est obligatoire, l'optimisme impératif et la joie de vivre un must. Maintenant, t'es malade, c'est un défi. T'es déprimé, c'est une opportunité. T'as dernière heure a sonné, faut positiver. Sinon t'es qu'un scrongneugneu invétéré, un emmerdeur né, un râleur compulsif. Positif, tout doit être positif. Toujours. Quoi qu'il arrive. Et je te bien-être, et je te wellnesse, et je te positive attitude à tout bout de champ, à tout bout de magazine, à tout bout de site. Dernière singerie en date : le well aging. Vieillir d'accord, mais en restant... ben ouais... positif. Et constructif. Et festif. Et bien, l'homme refuse ce déni collectif, ce aveuglément insensé, cette pensée mythique et infantile qui s'obstine à vouloir à tout prix peindre la vie en rose pour en cacher le noir. Il revendique le droit d'en avoir marre. De pas avoir le moral. D'être, à ses heures, de mauvais poil, destructif, anxieux et fébrile. Car toutes les sémantiques du monde ne pourront rien y changer : vivre c'est pas facile, vieillir c'est chiant et claquer c'est pas marrant.

21:35 | Commentaires (1) |

10/02/2013

Nespresso

 

colorme_nespresso_citiz_3.jpg

Hier l'homme s'est tapé le Media Marthe. Jade cherchait une machine à laver et donc l'homme a acheté un Nespresso. Et a reçu pour le même prix une belle boîte avec plein de capsules de toutes les couleurs, de toutes les saveurs, de toutes les origines, de tous les grains et de tout crin. Ensuite le vendeur lui a fourré dans la foulée une tablette genre i-pad dans les pattes et lui a demandé de remplir vite fait son adresse mail, son adresse web, son adresse privée, ses bonnes adresses, son adresse naturelle et sa maladresse occasionnelle. Bref, la totale. Puis, une fois de retour à la case de l'oncle l'homme (le lecteur averti reconnaîtra avec ravissement la subtile référence au célébrissime chef d'oeuvre de Harriet Beecher Stowe. Les autres n'ont qu'à aller se faire voir sur Wikipedia.), il a bien fallu s'enregistrer sur le site de Nespresso, sinon pas moyen de devenir membre du club et, surtout, de pouvoir commander les capsules caféinées à la caféine. Alors, comme l'homme a horreur de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un formulaire, un questionnaire ou un machin à remplir, à compléter, à rayer les mentions inutiles, c'est Jade qui s'en est chargée. Et donc rebelotte : nom, prénom, adresse, code postal, téléphone, mail... Aaah si sur ce coup un petit malin compare les deux bases de données, il connaîtra non seulement les coordonnées de l'homme et de Jade, mais en plus, il saura aussi qu'ils crèchent ensemble. Bon, jusque-là rien de dramatique. Mais si, un jour, l'un ou l'autre barjot informatisé parvient, avec l'un ou l'autre algorithme à la con, à croiser toutes les bases de données que nous avons remplies jusqu'ici pour commander des trucs en ligne, et ceci depuis que le web existe, ben il saura tout tout tout sur nous. A poil, qu'on sera. Il saura quels meubles on a dans le salon, quelles fringues on a dans nos armoires, quels appareils on a dans la cuisine, quels bouquins on a dans notre bibliothèque, quel hôtel on a pour nos vacances et tout le reste. Plus encore. Comme on a tendance à passer par l'internet pour arranger discretos nos petites affaires intimes, il apprendra par la même occasion la quantité de viagra que monsieur s'envoie, la taille et la marque du vibromasseur préféré de madame et, tant quà faire, toute la panoplie SM que les m'sieurs/dames utilisent pour leurs petits jeux coquins. Aaah, alors là, on rigole plus, hein. Ah bon !               

22:04 | Commentaires (1) |

08/02/2013

Etonnant

Alors, AVANT de regarder l'image ici en-dessous, faut d'abord bien lire ceci : les trois premiers mots qui vous sauteront aux yeux, vous révèleront ce qui est réellement important pour vous. Comme si votre cerveau, ou la masse gelatineuse genre flan caramel qui en tient lieu, déchiffrait automatiquement les valeurs qui lui sont les plus chères. Vraiment étonnant. Pour l'homme c'était : experience, success, health (euh ouais, le machin est en anglais only, m'escuse pour ceux qui ne parlent pas la langue de Cervantes...). Et en ce qui le concerne, ça colle tout à fait, c'est exactement ce qu'il pense : l'expérience mène au succès et ni l'un ni l'autre ne sont possibles sans la santé. Et vous, quels sont vos trois mots ? 

 

377326_10151138942240690_644310698_n 2.JPG

16:05 | Commentaires (7) |

05/02/2013

Oups!

 

Baked-Beans1.jpg

Deuxième soir en solo pour l'homme. Jade passe deux nuits dans l'un ou l'autre hôtel pour l'une ou l'autre convention qu'elle a organisée pour les barjots de sa boîte. Alors comme d'hab, quand l'homme est seul, il se cuisine son petit plat préféré, à savoir : steak hâché avec des haricots blancs sauce tomate. Le tout préparé, cuit et chauffé dans une seule et même poêle. Bouffe ambiance cow-boy, quoi. Un truc sympa et tout, mais qu'il ne peut en aucun cas faire dans des circonstances normales, c'est à dire quand Jade est là, vu le dégât collatéral, du type mistral, qui à la moindre inadvertance, à la moindre inattention, peut s'échapper, avec la sonorité de l'ouragan, de la rondelle sud de la malheureuse victime. Et donc voila l'homme en train de transvaser le contenu tout fumant de la poêle sur l'assiette encore vierge juste à côté, lorsque oups! un traînée de sauce bien rouge, grasse et tout s'échappe tout à coup de la cuillère pour venir brutalement exploser dans le bleu clair, jusqu'alors immaculé, du gros peignoir en éponge qui enveloppe douillettement la nudité intégrale de son magnifique corps d'athlète. Nondidju de nondidju de nondidju, Jade vient juste de le laver ! Va me flinguer, c'est sûr. Vite la salle de bain, l'eau chaude, le savon. Ouf, plus aucune trace du crime. Pfiou, limite, très limite.

Maintenant, l'homme est à table. Il est tout seul et donc pas besoin de machin pour mettre en-dessous de l'assiette, pas besoin de serviette et autres conneries du savoir-vivre, vu que, comme déjà mentionné plus haut, l'ambiance est plutôt crocodile dundee, lorsque tout à coup paf ! une traînée de sauce bien rouge, grasse et tout s'échappe de sa cuillère pour venir brutalement exploser, cette fois, dans le brun clair, jusqu'alors immaculé, de la magnifique nappe de Jade. Nondidju de nondidju de nondidju, vite la cuisine, l'eau chaude, le savon (liquide, pour changer), l'essuie, frotter, surtout bien frotter. Pfiou, plus aucune trace. L'homme respire. Murmure même quelque chose de triomphaliste, genre "wouaw, t'es génial, mon pote".

Enfin, l'homme est de retour dans la cuisine. Rincer la poêle et l'assiette. Aaah bien sûr, y a le lave-vaisselle... mais Jade lui a appris qu'avant de mettre quoi que ce soit dedans fallait d'abord... rincer. Ce qui est bizarre tout de même, car on met à peu près autant de temps à rincer qu'à faire la vaisselle elle-même, rendant par la même occasion la machine totalement superflue. Mais soit. Avec les femmes, faut pas discuter. Même si t'as raison, t'as tort. Et donc l'homme rince. Et rince bien. Trop bien. A ouvert le robinet un rien trop fort et yééé voila-ti pas que la sauce bien rouge, grasse etc etc gicle, énergiquement propulsée par une pression d'environ 10 bar, paf ! contre le mur, jusqu'alors immaculé, de la cuisine. Nondidju de nondidju de nondidju, vite le torchon etc etc.

Pfff décidément, les soîrées sans Jade, c'est jamais vraiment top...                                   

19:50 | Commentaires (3) |

03/02/2013

Danse

Z'avez déjà vu des mecs danser ? Naaan, z'avez pas encore vu des mecs danser ! Enfin sûrement pas avant d'avoir maté la tite vidéo ici en-dessous. Extraordinairement fabulouze, qu'elle est. Pas tellement niveau musique, qui est somme toute assez bof, mais niveau danse qui, alors là, est top de chez top. Toutefois attention, y a avertissement : avant de lancer le bazar, faut absolument réduire le son de votre bécane au strict minimum, because les décibels sont à fond les manettes. Quoi ? Ben ouais, l'homme s'est fendu de deux billets le même jour. Trouvait qu'il avait un rien radoté dans sa bafouille précédente, que c'était un rien lourd, qu'il fallait apporter une note un rien plus légère en ce dimanche déjà assez dominical comme ça. Alors protégez vos tympans, vos tampons et vos tipis et lookez moi ça, m'en direz des nouvelles...

   

14:08 | Commentaires (0) |

Nuages

 

nuage-big.jpg

Il faisait beau hier matin et l'homme, étendu sur son lit, regardait les nuages blancs glisser parresseusement sur le morceau de ciel bleu dans l'encadrement de la fenêtre. Il y en avait de toutes sortes, des grands, des petits, de toutes formes, des compacts, des effilochés, et surgissaient de manière totalement imprévisible du mur à droite de la vitre pour glisser ensuite plus ou moins vitre dans le carré d'azur et terminer leur course comme absorbés par le mur de gauche. Parfois aussi, l'espace de quelques secondes, aucun nuage ne se présentait, et seul un grand carré bleu ne subsistait. Et méditer, c'est exactement ça. C'est regarder passer les nuages de ses pensées, quelles qu'elles soient, dans le ciel bleu de son esprit. Sans rien faire. Sans essayer d'y changer quoi que ce soit. Sans tenter de les retenir ou de les chasser. Et parfois aussi, connaître des moments où aucune pensée ne survient et baigner quelques instants dans le silence de l'esprit. Et la méditation, l'homme en a grandement besoin ces jours-ci. Because trop de nervosité qui lui triture les tripes, trop d'adrénaline qui surgit et rugit de partout, trop d'actions à mener qui lui malmènent sa paix intérieure. A un âge où les neuf-dixièmes des michetons se la coulent douce, vont à la pêche ou taper la carte, partent zoner à la mer ou à la montagne, l'homme commence à se demander : tout ce bordel en vaut-il vraiment encore la peine? N'est pas un peu con, le gars, de continuer à s'exciter pour tous ces trucs et ces machins qui lui paraissent tellement importants aujourd'hui, mais qui seront à coup sûr totalement sans importance demain? Et si on foutait tout ce bordel par-dessus bord, hein? Une fois pour toute.

12:29 | Commentaires (0) |