12/01/2013

Féministes

 6540848_RedacSel2_DSC_5377_jpg_0MGF97CR.JPG

Le Salon de l'Auto vient tout juste d'ouvrir ses portes et déjà les féministes montent au créneau: que c'est un scandale toutes ses hôtesses-objets qui, à côté des bagnoles exposées, exposent leurs corps pour les vendre. Avec en tête du peloton des outragées outrageusement outrées, Joëlle Milquet (voir photo ci-dessous : une image en dit plus que mille mots...). Bizarre tout de même que de toutes les femmes, les féministes sont les moins féminines. Plus mêmes, que les féministes ressemblent furieusement à ceux qu'elles exècrent le plus, à savoir l'effroyable mâle alpha. Comme lui, elles sont dominantes. Comme lui, elles sont assertives, voire même agressives. Comme lui, elles gueulent dans tous les sens. Comme lui, elles sont carrièristes. Et parfois même, comme lui, elles ont une moustache. Bref, comme lui, y a pas un gramme de féminité en elles. Quant au fait qu'une nana, aussi affolante soit-elle, faciliterait la vente de quoi que ce soit, l'homme n'en est pas persuadé. Sauf évidemment si elle est comprise dans le prix et qu'on peut la prendre avec... mmmwwwwooouuuahaha... aïe aië aïe... sur ce coup, si les féministes l'attrapent, l'homme peut dire définitivement adieu à ses noix et autres attributs érectiles des environs... Non mais attend, c'est pas parce qu'une nana porte "100% électrique" en vert sur son derrière que l'homme va pour autant acheter une bagnole électrique, hein. Il est peut-être un rien con, mais tout de même. Par contre, et ça c'est plus probable, il pourrait lui mettre la main aux fesses pour voir dans quelle mesure la fille est aussi électrifiée et électrifiante qu'elle l'affirme. Pour voir si, au contact, il recevrait un choc électrique. Quitte à recevoir une baffe à la place.    

 

624_341_e49bcde01e5e2d17fc385908f262ecee-1326191907.jpg

      

12:12 | Commentaires (0) |

09/01/2013

250.000

La première image et les premiers mots de l'homme sur son blog, écrits le 20/10/2007 à 17h08, étaient les suivants : 

"Dans une paix armée, une neutralité sentimentale, pas d'amour et pas de haine, une anesthésie des coeurs, une apathie des sens, voilà où on en est tous les deux. Toujours sous le même toit, en attendant que je me trouve une autre tannière. Je suis là et déjà parti. On est deux et déjà seul. Nous les amants invincibles, aujourd'hui comme des lointains cousins-cousines, après dix ans réunis au hasard de l'enterrement d'un vieux commun. Nos mots sont prudents, nos gestes petits, par peur de nouvelles déchirures, meurtrissures, blessures. Pas qu'il y ait encore beaucoup à déchirer, à meurtrir, à blesser. Elle et moi on est des perfectionnistes. Quand on construit, ça doit être parfait. Quand on démolit, rien ne doit être épargné. On s'est aimé comme des fous, on s'est bouffé comme des loups. Ce qui reste n'est qu'une rime débile." 

ApresLamour_02112006

11 jours après avoir scribouillé cette bafouille, l'homme quittait celle pour qui il avait tout quitté 7 ans plus tôt et déménageait pour un mois dans un appart-hôtel, avant d'emménager, plus définitivement cette fois, dans ce couvent restauré où il vit encore toujours, désormais avec Jade, sa jolie voisine, rencontrée après 3 années de solitude... A l'époque, il avait envoyé ces premières lignes comme on lance un message radio dans l'univers à la recherche d'une hypothétique forme de vie extraterrestre. Aujourd'hui, plus de 1.200 notes plus tard, le blog franchit le cap des 250.000 visiteurs... Comme l'homme l'écrivait dans sa note précédente : une fois lancée, la vie ne s'arrête plus. 

14:54 | Commentaires (1) |

07/01/2013

Pause

 

pause.png

Non mais pourquoi y a pas de bouton "pause" dans la vie, hein? Un genre de touche où on pousserait dessus et le temps s'arrêterait. Tout s'arrêterait. Plus rien ne se passerait autour de nous. La vie s'immobiliserait, cesserait de nous emporter, de nous réquisitionner. On pourrait souffler. Reprendre haleine. Retrouver une forme de paix. Et, le calme revenu, on pousserait à nouveau dessus, et le temps redémarrerait et la vie reprendrait son cours. Aaah ça, ce serait de la toute belle technologie, ça. Du tout beau progrès. Pas comme aujourd'hui, où dès la seconde même où ton zygote, cette espèce d'oeuf qui deviendra toi, se divise une première fois en deux, jusqu'à la putain de seconde où tu claques, ben, y a plus moyen d'arrêter la mécanique. Une fois que c'est parti, c'est parti : y a plus de rémission, plus de répit, plus de halte possible. Plus moyen de stopper cette succession effrénée et incessante d'instants, tous uniques et tous passés au moment même où on les vit - c'est à dire instantanément - et qui constituent ce machin incontrôlable et qui va dans tous les sens qu'est notre vie. Aaah, plutôt vertigineux ça, comme pensée, hein. A tel point qu'à chaque fois qu'il y pense, l'homme angoisse. Ce qui pose problème. Because ces derniers temps, l'homme y pense plus souvent qu'à son tour.

18:05 | Commentaires (0) |

05/01/2013

Vue

4274305910.jpg

Décidément, la vue est une drôle de chose. Surtout chez les hommes du sexe masculin, qui ont tendance à voir plein de trucs là où de prime abord y a rien à voir. C'est qu'il existe dans le cerveau mâle - si si, cet organe existe - une fonction "vision fantôme", un mode de vue qui lui permet d'entrevoir un objet - en général, celui du désir - en filigrane de ce qu'il aperçoit réellement. Bon, vu qu'en plus de vos facultés intellectuelles dérisoires, c'est le weekend et que vous êtes fatigués, l'homme va simplifier et faire dans le concret : lorsqu'un mec croise une nana affolante en rue, ben, il la mate bien sûr telle qu'elle est, fringuée et tout, mais aussi, et en même temps, selon ses niveaux testotéroniques du moment, plus ou moins nue (avait presque écrit "à poil", l'homme, mais par respect, admiration et dévotion pour la féminité, c'est retenu. Pas beau, ça? Ah bon!). Et attention, pas uniquement les obsédés, hein. Tous. C'est tellement vrai qu'il en est carrément issu des expressions tout à fait courantes dans le langage courant par les temps qui courent, par exemple "déshabiller du regard". Ou encore "dévorer des yeux". Ce qui est tout un programme, hein. Et 16+ en plus. Car quand un mec dévore une gisquette des yeux, en réalité, dans son imagination (et donc pas en réalité, en fait, même si l'imaginaire existe sans être vraiment réel... quoi ? ok, ça va, j'arrête...), il la dévore surtout avec la bouche. Et souvent à des endroits genre j'vous dis pas, hein. Non non, les visions des hommes, ça n'a rien à voir avec celles de Bernadette Scoubidou à Lourdes, hein... ça c'est clair.

12:05 | Commentaires (0) |

03/01/2013

Indifférence

 

indifference-martin-luther-king1.jpg

L'homme a reçu des bons-voeux-bonne-année-bonne-santé d'à peu près tout ce qui, de près ou de loin, bouge, gravite et tourne autour de lui, sur des orbites plus ou moins lointaines, des ellipses plus ou moins rapprochées. Et comme tous les ans, toutes ces fadaises annuellement obligatoires le gavent grave. D'autant que dans la plupart des cas, ils viennent de fadas et de nanas dont il n'a rien à cirer et qui le lui rendent bien mais qui, politesse et bienséance obligent, font au moins l'effort de faire semblant de croire vraiment ce qu'ils vous balancent. Par contre, y en a qui lui tiennent réellement à coeur et qui, eux, l'ont botté en touche, lui, l'homme. Et ça, justement, ça le touche. D'autant que lui est toujours là pour eux. Toujours attentif à eux. Toujours aux petits soins pour eux. C'est ainsi qu'il n'a toujours rien entendu de deux de ses trois gamins. On peut dire ce qu'on veut, mais un silence radio de deux-tiers, c'est tout de même un peu beaucoup, non ? Pourtant, le premier janvier, encore dans le gaz because étaient rentrés à 5h du mat Jade et lui, il leur avait bien téléphoné, lui. Ont bien dû voir quelque part sur leur GSM à la con qu'ils avaient loupé un coup de fil de leur vieux, non ? Non mais attend... Et pensez-vous qu'ils ont resonné ? Meeuuh non. Pas le temps, pas envie, pas la peine. Salut bonsoir le paternel, et à plus mais on sait pas quand. D'accord, tout le gnan-gnan sirupeux des voeux c'est des clichés, des civilités, des formules vides et tout ce qu'on veut, mais ça c'est pour les lointains, les connaissances, les relations. C'est pas la même chose pour ceux qui sont - ou devraient être - plus près. Même si les souhaits sonnent tout aussi creux, sur ce coup, ce ne sont pas tant les mots qui comptent, mais l'attention et l'intention. Et donc même l'attention et l'intention, t'oublies. Peut-être que l'homme prend un coup de vieux, que les années le rendent plus émotionnel à ce genre d'émo-bazar mais, quelque part, ça lui chiffonne un rien le coeur, cette indifférence.

Ou peut-être n'est-il tout simplement pas un aussi bon père qu'il se plaît à le croire...           

14:56 | Commentaires (1) |