13/11/2012

Binaire

Niveau femmes, c'est simple, tous les hommes sont pareils. Tous des chasseurs. Même si y a des chasseurs qui chassent pas. Because ont la trouille. Peur de leur madame. De perdre leur madame. De se perdre tout court. C'est qu'il ne leur faut pas des masses, hein, aux mecs, pour qu'ils soient perdus. D'autant que chez eux, dès qu'y a nana, y a plus cerveau. Comme si une fois connecté à une gisquette, tout le reste se déconnectait tout seul. En fait, c'est le principe de l'interrupteur. Mais alors à l'envers : clic, une nana les allume et clac, dans leur tête tout s'éteint. Voir le petit film ci-dessous. Jusqu'à la dernière image. Absolument.

   

21:06 | Commentaires (2) |

11/11/2012

Aseptisé

Que la semaine passée on votait aux Etats-Unis pour élire un nouveau président, ça tout le monde le sait. Par contre, et ça tout le monde ne le sait pas, à Los Angeles on votait aussi pour autre chose. A savoir pour ou contre... le port obligatoire du préservatif sur les lieux de tournage de films pornographiques. Naan ? Si ! Et ça a fait tout un bordel. Dirait même que ça en a ébranlé (mmmwwwooouuuahaha... ébranlé... ) plus d'un. Faut dire qu'aux USA il règne comme un puritanisme à géométrie variable. A tel point qu'elle finit d'ailleurs par ressembler comme deux gouttes d'eau à de l'hypocrisie. D'une part tout le monde s'envoie du porno à gogo, avec une industrie de la fesse qui pèse pas moins d'un milliard de dollars par an, et d'autre part y a le boss de la CIA qui se fait virer simplement because a trompé sa régulière en s'envoyant la nana qui a écrit sa biographie. Du coup, a directement un nouveau chapitre à y ajouter, le mec, à sa biographie. Mais c'est une autre histoire. Non mais c'est vrai, si en Belgique tous les mecs qui se tapent une maîtresse - un deuxième bureau, comme disent si joliment les Congolais - devaient se faire sortir, ben, on aurait comme un problème niveau chômage, hein. Ah bon. Résultat, un bon 55% des amerloques du coin a voté en faveur du port par les acteurs pornos de préservatifs pour se préserver dans leur persévérance lors de leurs performances filmiques publiques et pas bibliques. Et donc tollé général du côté des adipeux locaux : aaah mais ça va pas ça, hein, le porno, ça doit rester bien gras, bien dégoulinant, bien suintant de partout, sinon c'est plus du porno, hein. Pour l'amour du ciel, surtout pas de sexe ni cul ni lingus aseptisés ! C'est comme la bière sans alcool, ça. Imbuvable. Et donc tout le petit monde de la fesse s'est mobilisé. Et tant qu'à faire, comme ils sont tout de même dans le business, se sont même fendu d'un petit film de protestation. Le voici :     

11:30 | Commentaires (0) |

07/11/2012

Temps

 

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Ce matin, à 6h26, il faisait noir et l'homme dormait. A 7h26, il faisait noir et l'homme roulait à 160 km/h sur l'autoroute. Et se demandait, putain, mais qu'est-ce que je fous de ma vie, moi. Quelle perte de temps, tout ce temps qu'on ne vit pas. Et se demandait la même chose, mais alors quelques minutes plus tard, cette fois entouré devant-derrière-à gauche-et-à droite par des centaines d'autres loufs comme lui, comme lui avec leurs bouilles d'ahuris dans leur caisse en fer luisant et comme lui complètement à l'arrêt. S'est demandé aussi comment serait sa vie s'il ne bossait plus. S'il était à la maison, pour de bon, ce qu'il ferait. S'il serait plus heureux. Alors il s'est vu se lever peinard à 10h. Traîner dans l'appart. S'asseoir dans son fauteuil. Avec, devant lui, une journée complètement vide à remplir. Se demandant comment la remplir. Mater la télé, lire la gazette, éplucher les patates? Et il s'est entendu penser. Et soupirer : putain, mais qu'est-ce que je fous ici, moi. Quelle perte de temps, tout ce temps qu'on ne vit pas. Puis il est revenu au présent. A sa bouille dans le reflet rouge-orange du tableau de bord, à la radio qui joue en sourdine et au ron-ron de l'airco, et s'est dit : et si, en fait, la vie entière n'était qu'une seule et colossale perte de temps? Quoi qu'on fasse! Aaah pas con, ça. Et curieusement, cette idée lui a plu. Et l'a calmé. 

Et à force de se demander ce qu'il foutait là où il était, il s'est mis à fredonner "Mais qu'est-ce que je fous ici". Une chanson d'un mec qui s'appelle Antoine et qui date de... 1966. Apparemment, l'homme - qui à ce moment-là n'était pas encore un homme mais juste un sale gamin - se posait déjà la même question...

 

21:35 | Commentaires (0) |

04/11/2012

iPad

 

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Alors voila, Jade a un iPad. Attention, c'est pas nouveau, vu que ça fait tout de même à peu près un an qu'il traînait dans ses tiroirs mais maintenant, avec les congés, le mauvais temps et tout ça, elle a enfin fini par le configurer. Et figurez-vous, faut vraiment pas être con pour configurer un iPad, hein. Après avoir introduit une chiée d'adresses et de mots de passe en tous genres, avoir connecté, téléchargé et synchronisé plein de trucs et de machins, avoir successivement frôlé la crise de nerf (iMad), la crise de larmes et la crise de désespoir (iSad), voila-ti pas que l'iPad de Jade, tout soudain, s'est mis à fonctionner !!! Naan ! Si ! Miracolo, miracolo ! Et depuis lors, Jade est tombée d'émerveillement en émerveillement : Alice au pays des merveilles, c'est rien à côté de Jade au pays de l'iPad. Accro, qu'elle est, tellement son iPad l'épate. D'ailleurs c'est simple, son iPad est carrément devenu son iPote. Aaah c'est qu'on peut faire plein de choses avec un iPad, hein. On peut le prendre avec aux cagoinces (iPet), visiter des sites pornos (iPute), l'emmener au bistrot (iPinte), chez l'italien (iPâte) ou même à la messe (iPape). Aaah de la toute belle tablette, ça. Non non, avec Jade derrière l'écran de son iPad, l'homme derrière l'écran de son laptop et l'écran de la télé en fond sonore, est vachement blindé pour les longues soirées d'hiver hein, le couple L'Homme-Jade.                              

20:31 | Commentaires (1) |

03/11/2012

Transe

On lui fout une pression pas possible, au mec, et donc l'homme est stressé jusqu'aux narines. Tendu comme le calbard d'un lutteur de Sumo, qu'il est. Alors quelles sont les options? Le pinard? Assurément. La pilule rose qui calme et rend heureux? Pourquoi pas. Prendre sa caisse pour s'aérer les noix à la mer? C'est une idée. Se taper un Spa, tous à poil et qu'on s'amuse? On peut envisager. Jouer une petite séance de cinquante nuances de Grey avec Jade? Aaah, séduisant ça. Ou mettre tout simplement la sono à fond les manettes et se laisser emporter par la transe obsédante, le son hypnotisant et le rythme irrésistible de Dubfire? Aaah, commençons par ça, après on verra bien. Hein? Quoi? Non, l'homme n'est pas devenu fou. Est parfaitement conscient que cette musique n'est plus de son âge. Que pour le même prix, il passera pour un vieux con qui refuse de vieillir et qui, pathétique, ridicule et pitoyable, veut à tout prix rester dans le coup et rester jeune envers et contre tout. Il sait tout ça. Mais il n'en peut rien... il aime vraiment cette musique. Tout comme il aime Cloclo, Reggiani et Lama. Ou Leonard Cohen, Dire Straight et les Stones. Disons qu'à priori, l'homme est sans à priori. Ci-dessous, la preuve par deux.

 

09:24 | Commentaires (0) |

01/11/2012

Défoulement

 

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Là où l'homme bosse, s'il n'est pas vraiment au top, il n'en est pas vraiment loin non plus. Disons qu'y en a pas des masses au-dessus de lui. Et donc est aussi souvent en contact avec l'un ou l'autre cabinet de l'un ou l'autre Minisse. Parfois même il voit le cabinet plusieurs fois par semaine. Ce qui est sain, diront certains. Mais sur ce coup, on parle pas tout à fait de la même chose. Bref s'il écrit tout ça - ce qui d'ailleurs n'est pas sans risque, because n'a pas envie de se faire repérer, le mec : ce serait pas le premier qui se ferait virer à cause de ça, dans ce merveilleux pays où règne la liberté d'expression, mais où il faut tout de même pas s'exprimer trop librement non plus, hein - c'est que l'autre soir il s'est tapé une toute belle engueulade, le mec. De la prise de bec de première. Du coup de gueule trois étoiles. Et faut absolument qu'il scribouille la-dessus, question de se défouler un bon coup. Et de se débarrasser des bestioles qui lui rongent la tête de l'intérieur. C'est qu'il s'est fait traiter d'emmerdeur, de critiqueur, d'empêcheur de tourner en rond. Paraît qu'il est insaisissable, qu'on sait pas ce qu'il pense réellement, si on peut compter sur lui ou pas. C'est que l'homme n'est membre d'aucun parti, d'aucun syndicat ni d'aucun autre machin à la con qui réfléchit pour les autres et décide pour les autres ce qui est bien pour eux ou pas. Et donc n'a pas de mot d'ordre à suivre, d'idéologie à défendre, de dogmes à respecter. L'homme pense par lui-même et tout seul. Comme un grand. Alors parfois c'est en faveur des uns et au détriment des autres, mais parfois aussi, c'est le contraire. Et comme en plus il sait pas la fermer... Quand il a quelque chose sur la patate il doit le dire. Ou l'écrire. Quelles qu'en soient les conséquences et peu importe qui il a en face de lui. C'est plus fort que lui. Sinon se sent moche. Avec un indicible sentiment de lâcheté par rapport à lui-même. Avec lequel il lui est impossible de vivre. Résultat : ça a gueulé dans tous les sens. Et comme il s'est pas gêné d'en mettre lui-aussi une couche, ben, ça promet pour la semaine prochaine. Mais bon, faut vivre dangereusement.      

14:25 | Commentaires (6) |