17/10/2011

Conseil

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15/10/2011

Valeurs

 

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L'autre jour l'homme a suivi un séminaire de management, axé sur le leadership, dans l'un ou l'autre hôtel du coin (lunch super bon, Châteauneuf-du-Pape pareil, non non, c'était très bien, merci). Le mec qui causait est docteur en sciences sociales, économiques, politiques et à vapeur, prof à l'unif de Céroux-Mousty et à la business school de Tourinnes-la-Grosse, ancien chef de cabinet de l'un ou l'autre petzouille ministériel, non non un gars vraiment top, enthousiaste, entousiasmant et tout, et qui a entre autres parlé de valeurs, d'égal respect de tous, de reconnaissance, d'éthique de la communication et autres trucs du genre. Et pendant son machin il a fait quelques digressions particulièrement intéressantes. Ainsi il s'est arrêté sur ce phénomène tout à fait typique de notre époque, celui de l'enfant-roi, à qui on pardonne tout parce que chacun éprouve cet autre besoin tout à fait typique de notre époque, celui de vouloir à tout prix être aimé. Avant les parents s'en foutaient d'être aimés ou non par leur progéniture, ils étaient les chefs, point barre. De nos jours on préfère être aimé plutôt que d'inculquer des valeurs, au risque justement de ne pas être aimé. Du moins pendant un temps. Aaah, de quoi réfléchir tout de même, hein? Dans le même ordre d'idées, il a constaté que la chaîne affective, avant, était plutôt limitée : les grands-parents ne vivant pas vieux, il ne restait en fait que les parents et les enfants. A présent, y a les enfants, les parents, les nouveaux parents (nouvelles familles et belles-familles après divorce / séparation / rupture), les grands-parents et, dans certains cas, les arrière-grands-parents : ça fait beaucoup de monde qui cherche à être aimé, avec comme résultat que plus personne ne dirige vraiment les opérations. Et donc, l'enfant grandit sans apprentissage des valeurs, en particulier du respect. Ce qui est catastrophique. Bon. Pour compenser un peu ce méga complexe de culpabilité qu'il vient de vous coller sur le dos, et qui le fait... mmwhhoouuuaaahahahah... bien marrer..., l'homme va terminer sur une note plus légère. Pour revenir sur le leadership, le mec a aussi dit qu'il était actuellement impossible pour un leader, vu la rapidité des développements technologiques et de l'évolution des connaissances, de tout savoir. Et qu'il n'y avait donc absolument rien de déshonorant de dire à ses collaborateurs, écoutez les gars, sur ce coup, je pige pas, faut que vous m'expliquiez, me mettiez au parfum. Au contraire, que cette attitude les mettait, eux, en valeur et que votre honnêteté n'en sera que plus appréciée. Aaah ça, ça fait du bien par où ça passe. Surtout que l'homme, dans ses réunions, ça lui arrive vachement souvent a) de ne rien piger b) de ne rien en avoir à cirer et c) d'avoir une combinaison des deux.    

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13/10/2011

Fascination

 

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Alors d'où vient cette fascination qu'ont les hommes en général, et l'homme en particulier, pour le sexe de la femme? Et bien cette fascination vient d'une combinaison d'attirance et de peur. L'attirance est cette attraction instinctive, primaire, animale, dictée par le désir et récompensée par le plaisir. En d'autres mots, c'est le divin démon de Vénus (pour les barbares de la littérature, les bataves des belles lettres et autres béotiens de la prose française, l'auteur, c'est à dire moi, vous commente ici vite fait toute la finesse de ces quelques mots, jetés négligemment sur la toile, "divin démon de Vénus": tout d'abord, vous apprécierez le raffinement de l'antagonisme divin/démon, avant de déguster la génialité du jeu sémantique "démon de Vénus", allusion toute en subtilité de "mont de Vénus"... c'est pas de la toute grrrrande écriture ça, hein? Ah bon!). Et puis, y a la peur, engendrée par le fait que le sexe féminin est vide en permanence, que c'est à l'homme de le remplir et qu'il ne peut le remplir que ponctuellement, à l'occasion, quand tout marche et que tout fonctionne. C'est précisément cette incapacité, cette incertitude aussi, qui les angoisse, les mecs. Alors, si l'attirance est bénéfique au bénéficaire qui a la chance d'en bénéficier, elle peut par contre déboucher sur des effets pervers, genre fixation, voire obsession. De même la peur, si elle peut être revigorante, peut par contre, pour le même prix, se changer en haine. C'est ainsi que le sadisme est l'apanage quasi exclusif des hommes, les femmes sadiques n'existant que dans l'imagination maladive des mecs, lorsqu'ils fantasment sur des maîtresses style cuir, fouet, SM et autres singeries, où les soi-disants dominatrices ne jouent en réalité qu'un jeu de rôle purement thérapeutique, uniquement destiné à apaiser l'anxiété diffuse des petzouilles vacillants. Bon, arrêtons les frais. Quoi ? Vous saviez pas encore que le prénom de l'homme était Sigmund, Sigmund L'Homme ?   

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11/10/2011

Exclusivité

 

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Alors les mecs, avant de vous engager avec une nana, faut bien être conscient d'un truc : les frangines, ça ne partage pas. Ou, quand elles partagent, c'est de mauvais gré. Ou contre leur gré. Et, dans tous les cas, en maugréant. Ce qui n'est pas agréable et n'agrée d'ailleurs personne. Dans le pire des cas, elles compensent. Pillent votre Visa et, ultimement, prennent un amant. C'est une constante, c'est inhérent à la féminité, c'est oestrogénique, ovarique, ovulique et donc carrément hormonique (Monique, quel hasard, est d'ailleurs aussi le nom de la grrrrande soeur de l'homme, qu'il salue ici au passage et qu'il voit pas assez souvent, mais c'est de sa faute à lui because est asocial comme une mule). Alors au début, y a pas de souci. On est bien. On a besoin de personne. On l'a, Elle, et ça nous suffit. Seulement par la suite, le train-train aidant, pompompom, pfffff, euh, comment dire... ça devient un peu juste... on se changerait bien un peu les idées, comme ça, des fois... on retrouverait bien ses potes, comme ça, de temps en temps... question de déconner un rien sur le foot, de rester un rien coller au bar du coin, de refaire entre deux tournées à la fois le monde, le sexe, la vie et la mort. Et bien ça, t'oublies. C'est ta nana point barre. Zéro alternatives. Zéro options. Zéro choix multiples. Attention, l'homme pose pas de jugement de valeur. Il dit simplement, qu'avant de s'engager, faut bien garder ça à l'esprit. Tant qu'il est encore sain. Maintenant, cette tendance à l'exclusivité qu'ont les nanas, l'homme s'en tape. Pas concerné pour un sou, le gars. Comme écrit plus haut, le mec est du genre asocial catégorie full time. Les potes, les amis, les copains, ça le pompe. Et je passe chez toi, et je t'invite chez moi, et on se voit là-bas, non merci, pas pour l'homme. A déjà assez d'obligations comme ça. 

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09/10/2011

Dispute

 

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5h33 du mat. L'homme se réveille. C'est la bagarre dans l'appart d'en haut. Jeune couple sans enfants. Sept ans ensemble, trois ans de mariage. Et on se lance des ta gueule, ferme te gueule. Et on s'envoie des la porte est là. Et on assène des va te faire foutre. Et plein d'autres trucs que l'homme ne comprend pas. Qu'il ne veut pas entendre. Car il connaît les lacérations des mots. En particulier ceux à peine audibles, sifflés tout bas, soufflés comme des fléchettes d'une sarbacane, et qu'on prend soudain en plein coeur, sans s'y attendre. A 6h23 le calme revient. Non non, les disputes, l'homme connaît. Bah, un bon coup de gueule de temps en temps, c'est pas dramatique. C'est même bon signe. Plutôt revigorant, même. La preuve que l'autre compte encore. Qu'on veut s'investir. Corriger la situation. Mettre des choses au point. Pour l'avenir. Parce qu'on croit encore qu'il y a un avenir. Un bonheur à sauver. Et puis après, il y a la réconciliation. Dont on sort plus fort. Toujours. En tout état de cause, vaut toujours mieux se disputer de temps en temps que de ne plus se disputer du tout. Parce que ça n'en vaut plus la peine. Parce qu'on en a plus le courage, l'envie, l'énergie. Parce qu'on s'est résigné à ce que son couple n'ait plus que l'apparence d'un couple, et que derrière cette apparence il n'y a plus que l'absence. De chaleur. De complicité. De compréhension. De communion. Les vases communicants ne communiquent plus, c'est comme ça, et  toutes les disputes du monde ne pourront rien y changer. Bon, maintenant les jeunots, faut pas en faire une habitude non plus, hein. L'homme est un mec qui aime dormir. Surtout les weekends.

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07/10/2011

Options

 

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Sur ce coup, l'homme écrit sans chi-chi, sans fioritures, sans faire gaffe au style, aux mots et autres trucs à la con. Sur ce coup, il écrit en direct de sa colère, de sa rage et de son désespoir. C'est qu'il en a marre. De ce boulot où tout le monde emmerde tout le monde et trompe tout le monde. De ces routes où tout le monde agresse tout le monde, vous colle au parechoc, vous envoie des bras d'honneur et des doigts tendus et rageurs. Marre aussi d'être vieux. Et con. Et nul. Marre de ne pas savoir se résigner. A rien. Ni à ses limites, ni à ses manquements, ni à ces talents qu'il n'a pas, ni à tout ce qu'il n'est pas et aurait voulu être, ni à n'être que ce qu'il est. Marre qu'il y a des gens, plein de gens, partout, à côté, au-dessus, en-dessous, qui l'apostrophent, le bousculent, l'envahissent, l'asphyxient, l'accaparent, l'agrippent, le réquisitionnent, l'obligent, lui interdisent. Alors soit il arrête tout, recommence à zéro, arrête de bosser, se retire dans une sorte de Lamayuru rien qu'à lui et loin du monde, soit au contraire il y plonge, dans le monde, se noie dans le monde, sombre dans le monde, se met à fumer, à s'alcooliser, à s'empiffrer, à baiser, à sniffer, à s'injecter, à s'abjecter et autres trucs du genre jusqu'à en toucher le fond, au monde, et y rester. Ce qui est sûr, c'est que continuer comme ça, n'est pas une option. Because trop étroits, trop étriqués, trop petits, lui, sa vie et tout ce qui tourne autour.   

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06/10/2011

22.058

 

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22.058 : c'est, aujourd'hui, exactement le nombre de jours que l'homme tourne en rond sur cette terre. Le tournis, qu'il en attrappe. Malgré qu'il n'ait encore rien bu. Car si le soir il descend allègrement son vin quotidien, pendant la journée il vit en abstinence totale. Du moins d'alcool. Pour le reste, si on lui demande gentiment, ben... faut voir. Mais soit. Et donc c'est clair qu'il ne lui en restera sûrement plus autant encore à vivre. Au mieux quelque milliers... Aaah confrontante, hein, cette mathématique, qui rend le temps tout soudain palpable, concret, réel. Une sensation presque douloureuse. Car si l'homme a toujours trouvé la vie plutôt vide et plutôt vaine, il n'en a pas moins, comme tout le monde, peur de claquer. Est-ce contradictoire? Moins qu'on ne le pense, chacun n'étant au final que la somme de ses contradictions. Alors il se dit que, puisqu'il nous faut tout de même mourir, autant succomber tout de suite. Mais attention hein, uniquement à la tentation... 

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