18/09/2011

Grey's Anatomy

Blablabla, mais quel blabla toutes ces séries télé qui se passent à l'hopital, genre Grey's Anatomy, Docteur House, E. R., Private Practice et autres machins imbuvables de la même eau. Et à chaque coup c'est pareil : y a un bon qui claque et c'est injuste, un mauvais qu'on réssuscite que c'est injuste mais qui après devient bon et donc c'est juste, et aussi l'immanquable cas critique super urgent qu'on roule à fond la caisse dans les couloirs avec toute l'hystérie autour, et autour aussi tout le monde qui gesticule et qui gueule dilatation des aréoles avec hypertension du frenulum et contraction du sphincter latéral gauche, coca-coliques aigües de l'abdomen abdominal supérieur, vite 10 cc d'Ovomaltine par intra-veineuse vénale, perfusion par pipette à reflux de 25 mg de Potassium de Pétasse concentré à 75% , vite, vite entubage rectal bilatéral juste en-dessous des labiales abyssales, vite vite, on le perd, vite défibrillation fébrile, et au final, yéééé on le sauve, mais de justesse, hein. Et juste après l'infirmier qui saute l'infirmière dans l'infirmerie et le docteur qui téléphone chez lui pour dire qu'il rentrera plus tard mais y a personne à la maison car sa régulière est à l'hôtel faire dirladada avec le dirlo de l'hosto. Fin de l'épisode épisodique. A suivre. Mais attention, parfois y a aussi des perles, hein. Rares comme une anguille dans une botte de foin, mais tout de même. Ainsi par exemple, la chanson ici en-dessous. Super bon. Vraiment. Non non, l'homme blague pas, il aime. 

       

09:14 | Commentaires (0) |

16/09/2011

Palpitations

 

the-palpitations1-300x300.jpg

L'homme mène une réunion houleuse. Y a beaucoup de monde autour de la table et ça part dans tous les sens. Y a aussi quelques femmes de ménage en tablier de toutes les couleurs qui n'arrêtent pas de papoter. A gauche de l'homme y a son boss qui le regarde et lui fait signe de remettre de l'ordre dans les débats. L'homme élève la voix au-dessus du brouhaha et réclame le silence, allons un minimum de discipline et de politesse, s'il vous plaît, merci. C'est à ce moment-là qu'il se réveille. Il est trois heures trente-sept du mat. Son coeur cogne à toute vitesse dans sa poitrine. Pas bon ça. Aura le palpitant usé avant l'âge si ça continue. Et donc, respirer. Avec le ventre. Bien pousser le diaphragme vers le bas. Allonger les poumons. Les ouvrir. Laisser le système nerveux para-sympatique calmer le jeu. Voila. C'est déjà mieux. Maintenant prendre conscience de son corps. Le détendre. Le voila qui devient tout lourd. Comme s'il allait s'enfoncer dans le matelas. Enfin, arrêter le carrousel dans sa tête. Changer de mode respiratoire. Passer à une respiration naturelle. Se concentrer sur chaque inspiration, chaque expiration. Laisser passer les images, ne pas les retenir, ne pas les combattre. Jusqu'à ce que le cerveau se vide de tout et que même la petite voix des pensées finit par se taire. Et s'endormir à nouveau. Au réveil, l'homme se lève mal. Mal au dos, mal aux genoux, mal au cou et même, vaguement, mal aux cou... aussi. Aujourd'hui, c'est clair, il a un jour vieux. Espérons que demain il aura un jour jeune. Car c'est comme ça que ça vient. Au début on a un jour vieux de temps en temps. Une fois par mois ou un truc du genre. Puis une fois tous les quinze jours. Puis toutes les semaines. Et finalement tous les jours. Avec, au début, encore des moments jeunes dans la journée, mais là aussi, de moins en moins. Jusqu'à ce qu'on devient vieux à temps plein et qu'il ne reste plus aucune éclaircie de jeunesse en nous. Bon, z'avez pas vu ma Smirnoff 57 Blue Label par hasard ? En prendrais bien un petit coup, moi.

10:25 | Commentaires (0) |

14/09/2011

Two-thirds crisis

 

MidlifeWebpix.jpg

Pour commencer, pour ceux qui parviendraient pas à prononcer le titre de ce machin, l'homme vous le traduit vite fait en français : touzeurdz craïziz. Voila, ça va mieux ? Allez bon. Alors voila, sur ce coup l'homme va vous exposer sa toute nouvelle théorie sur la crise midlife, cette phase où les mecs tout soudain partent en vrille que c'est pas possible, commencent à déjanter que c'est du jamais vu et à se dégoupiller le cigare que ça fait plein de ravages. Jusqu'à présent tout le monde croyait que la midlife, comme son nom l'indique, ne frappait qu'une seule fois, à savoir plus ou moins en milieu de vie. C'est ici que l'homme, tout soudain, a comme un doute. Et si elle ne surgissait au milieu de la vie que uniquement because les gens ne vivaient pas tellement longtemps ? Et si, à présent qu'on devient centenaire comme si c'était rien, elle n'était pas un phénomène unique, typique à la moitié de l'existence, mais une phase cyclique. Et donc récurrente. Alors voyons voir... Si la midlife d'antan vous tombait dessus environ 20 ans après être devenu adulte, disons vers les 40 balais, il se pourrait fort bien, l'espérance de vie aidant, qu'il y ait comme un rappel, vers les 55, 60 berges... Aaah, pas con, ça, hein ? Ce qui en ferait, après la soi-disant "midlife" du premier tiers, une two-thirds crisis, aux deux-tiers de l'existence. Autrement dit, et pour ceux qui n'auraient pas encore pigé, au lieu d'un, y aurait deux démons de midi : celui de dix heures trente et celui de quinze heures quart. Tout à fait possible et plausible ça, non ? Car s'y a effectivement des michetons qui à 60 ans vivent lamentablement scotchés à leur relax-journal-télé, ou qui passent leur temps à potager dans leur potager, à pêcher à la pêche ou à jouer à la pétanque avec leurs boules, ben y en a aussi d'autres hein, chez qui les neurones neuronent encore toujours à mac, chez qui les testotérones testotéronent encore à fond et chez qui toutes les fonctions fonctionnent encore que c'est du jamais vu. Ce qui revient à dire qu'en fait, l'homme n'est peut-être pas encore définitivement à l'abri de l'une ou l'autre ultime folie. Un matin prendre l'Airbus au lieu du bus. Pour sais pas où. Pour sais pas combien de temps. Ou un autre truc du genre.

12:41 | Commentaires (3) |

12/09/2011

Gènes

 

JPPerrenx_homme_3_femmes_avignon_05082005.jpg

 

Son goût pour les femmes, l'homme l'a hérité de son père. Sa sensibilité presque artistique, il l'a reçue de sa mère. Une combinaison génétique difficile à gérer. Les petites nanas c'est bien quand on a l'esprit pragmatique, pratique, pas trop encombré d'idéaux, d'illusions ou d'autres trucs du genre. La sensibilité par contre, complique tout. Elle est une source intarissable de questionnements, d'hésitations et d'insécurités qui, à défaut d'étouffer le désir, vous polluent néanmoins sérieusement le plaisir. Et au-delà du plaisir, le bonheur même de l'amour. Et ici l'homme reprend sa phrase fétiche, celle d'Oscar Wilde : on peut être parfaitement heureux avec une femme à condition de ne pas l'aimer. Aaah, devraient être élevés au rang de précepte de vie, ces mots. Même si à cet égard, l'homme a un gros problème. Croyez-le ou pas, mais c'est la vérité, il est en effet absolument incapable de faire l'amour sans qu'il y ait, quelque part, amour. Au début, évidemment, un embryon d'amour, un soupçon d'émotion amoureuse, mais tout de même. S'y a pas ça, y a pas pieu. Et attention, hein, il n'est sûrement pas le seul à être ainsi fait. N'en déplaise à ces frangines vengeresses qui brandissent leurs clichés comme les amazones leur épée, en criant haut et fort que tous les hommes sont pareils, qu'ils sautent tout ce qui bouge et qui porte une jupe. Non non, c'est pas vrai.

10:48 | Commentaires (2) |

11/09/2011

Détente

Alors, les mecs ? Stressés, énervés, frustrés ? Une seule solution : demandez à votre nana de vous faire un petit Perrier ! Vous verrez, détente assurée, si si...

 

11:15 | Commentaires (1) |

09/09/2011

Bulles

 

bulles20de20savon.jpg

Alors c'est l'homme qui est dans sa voiture, dans les files, dans ses pensées* et qui se dit que c'est pas une vie, que c'est pas vivre ça, qu'il doit y avoir autre chose dans la vie que cette vie qu'il mène, et qui soudain est pris de vertige, d'un quasi malaise, quand il se dit que de toute façon la vie ne peut donner que ce qu'elle a. Et qu'elle n'a peut-être pas des masses à offrir. Que peut-être elle est limitée. Bornée. Bête. Conne. Aaah, pas impossible ça, hein. Et que c'est nous qui l'habillons d'attraits qu'elle n'a pas et d'apparats qui ne sont qu'apparences. Du coup, nos rêves, nos aspirations, nos attentes ne seraient qu'autant d'illusions, uniquement créées par nous-mêmes pour nous sortir de toute cette banalité. Comme on se crée des fantasmes pour exacerber notre plaisir ou des religions pour nous anesthésier de la mort. Bref, des bulles plein nos têtes pour nous tenir en vie. Belles, reluisantes, irisées, mais d'une infinie fragilité. A tel point que quand on tente de les saisir, ou même de les laisser se poser délicatement sur la paume de notre main, elles éclatent. Et après, il n'en reste rien. Strictement rien. Derrière la transparence colorée de leurs membranes immatérielles, le vide. De là, le vertige. Cette impression soudaine de tituber au bord d'un abîme, surgi de nulle part.

 

* Je sais je sais, c'est le même début que son billet précédent, mais c'est la crise partout hein, alors l'homme économise comme tout le monde et recycle ses phrases...

14:05 | Commentaires (1) |

07/09/2011

Annonce

 VIR.jpg

Alors, ce matin, l'homme est dans sa voiture, dans les files, dans ses pensées. Et voila-ti pas que soudain, voire même tout à coup, son attention est captée par un spot radio - sur Classique 21, pour ne rien vous cacher - qui dit comme ça qu'un homme sur trois, de plus de quarante ans, a un problème d'érection. Et qu'y a des solutions. Et qu'il faut consulter un toubib. Aaah plutôt inquiétant comme info ça, hein. Aurait dû, glups, comme semer un vent de, glups, panique dans le bulbe déjà, glups, anxieux par nature, du mec. Et ben non. Pas du tout. Au contraire, la petite annonce l'a rassuré. Mais alors complètement, hein. Faut dire que le machin était distillé goutte à goutte par une voix de nana, une voix d'aéroport, une voix de velour. Tiède comme une nuit slave, satinée comme une lingerie secrète, sensuelle comme une caresse interdite. Pas un message médiatique mais carrément un massage érotique, que c'était. Du coup l'homme, derrière son volant, est parti en fantasmes. Plein d'images ont surgi derrière ses yeux. Plein de parfums ont envahi sa tête. Bref, il lui est pratiquement arrivé ce qui est arrivé à Brassens quand il pensait à Fernande. Et à Félicie aussi. Et à Eléonore encore. Non non, comme test diagnostique, y a rien de mieux, hein. Et si, après avoir entendu ce machin, z'êtes d'aventure encore dégonflé du joufflu ou crépusculaire du crépu, alors là, un conseil, consultez rapidos, hein. C'est moi qui vous le dit.   

19:26 | Commentaires (1) |