25/01/2008

Vivre de temps en temps

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Vous sentez-vous aussi parfois un peu à l'étroit dans votre petite vie? Un peu gêné comme ça, aux entournures? Comme dans un costard un peu juste aux épaules ou un jeans un rien trop étriqué aux fesses? Petits bonheurs, petits malheurs. Petites joies, petites peines. Petit petit petit petit. Z'avez jamais envie de quelque chose de grand, de grandiose, de démesuré, de colossal, d'énorme (je pourrais continuer comme ça mais je trouve plus mon Petit Robert...), hein? Du jamais vu. Du pas osé imaginer. Comme pas un amour mais un feu de forêt qui vous consume des hectares de coeur et tout ce qu'il y a dedans et autour, vous met la raison et tout ce qui est raisonnable en éclipse totale, floup parti, vous change les étoiles de la nuit en autant de soleils torrides, vous emmure vivant entre des murs incandescents de désir, de volupté et de sensualité... Bon, ici j'arrête une seconde, parce que je me suis un peu essoufflé-là, mais c'est pour dire que parfois y en a marre d'une existence aussi plate que le cardiogramme d'un mec posthume mortellement décédé. Voudrais bien un peu vivre, moi, comme ça, de temps en temps...       

16:04 | Commentaires (3) |

24/01/2008

Courant d'air

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Là, quelque part au milieu de la poitrine, plus ou moins au niveau du coeur, il a comme un vide. Un grand trou, où il y a toujours du courant d'air. Style quai de gare, parking d'aéroport, ou un autre de ces endroits où l'un met les voiles et l'autre reste en rade, et où le vent souffle toujours en rafales, mêlant dans un tourbillon sauvage des lambeaux de passé, des poussières de phrases, des souvenirs en cendres, des images déchirées au milieu. Comme dans la couche d'ozone, le trou s'élargit ou se retrécit au gré des jours. Et comme dans la couche d'ozone, il ne se referme jamais tout à fait. Oh bien sûr, l'homme a déjà essayé une petite laine, mais ça n'aide pas vraiment.   

16:21 | Commentaires (2) |

23/01/2008

L'autre

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L'enfer, c'est les autres, qu'il disait, Sartre. Sartre, le philosophe, l'existentialisme, connaissez? Bon, ben je vous expliquerai une autre fois parce que vu le retrécissement congénital de ce que vous avez le culot d'appeler votre cerveau, ça prendrait trop de temps. Mais bien. Donc, l'enfer c'est les autres. Et c'est très juste. Mais il y a pire. Parfois, l'enfer c'est l'autre, au singulier. Celui/celle qui vous pompe l'air au quotidien, vous envahit la bulle du soir au matin et occupe votre territoire l'autre moitié du temps. C'est que les autres, s'ils sont à l'intérieur, on peut toujours les foutre dehors, et s'ils sont dehors, on peut toujours leur claquer la porte au nez. Salut, bonsoir et à plus jamais. L'autre par contre, il est partout. Il vous sangsue full time, vous ventouse all in, vous parasite en pension complète. Et pour s'en débarasser, de cet autre - au choix, le/la conjoint(e), concubin(e), maîtresse, amant, aspirant, soupirant, rayez les mentions inutiles - c'est une autre paire de manches.  Là, ça demande de l'avocat, du notaire, de l'immoweb, du Vlan, du déménageur et j'en oublie. Pas simple, ça, l'autre...  

20:39 | Commentaires (2) |

22/01/2008

marionnette

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Z'avez aussi parfois ce sentiment que tout se règle au-dessus de votre tête, que tout le monde choisit et décide à votre place, comme si vous n'existiez pas, n'étiez que du vent, que vous n'êtes qu'un spectateur en train de regarder comment d'autres font et défont allègrement votre vie? Et que vous, vous avez juste le droit de la fermer? Normalement, quand il a cette impression, l'homme pique une de ces colères de dieu, ponctuée de nom de nom de  %^/:& +*, de milliard de milliard de .à9è§('ù$µ, et autres éléments scatologiques qu'on trouve en temps normal sous forme de graffitis dans les cagoinses des gares. Et bien, aujourd'hui, il a cette sensation. Plus même, il le sait, il l'a lu, il l'a vu. Attention, il n'a absolument rien contre une partie de ping-pong, mais pas quand la balle, joyeusement tapée de part et d'autre du filet, c'est sa pomme. Et donc normalement, il devrait péter un câble, se dégoupiller la grenade, s'exploser le cigare. Et ben non. Il est resté assis dans son fauteuil, a mis ses pieds sur son bureau, dévié ses appels chez son assistante et fermé les yeux. M'en fous, qu'il s'est dit. C'est que ces derniers temps, y a plus grand chose qui le touche. Encore plus fort : même touché, il sent plus rien. Tu lui dirais t'es qu'un con, qu'il te répondrait t'as raison.      

14:14 | Commentaires (0) |

La femme aventure

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Délicats. Très délicats, les premiers pas. Faut pas oublier qu'une femme c'est une autre planète. Inconnue. Déjà pour celui qui croit la connaître, alors pour celui qui ne la connaît pas, vous pensez ! Non non, le moindre faux pas et c'est foutu. Pas à pas, qu'il faut y aller. Avec mesure. Oser mais surtout doser. Se retenir mais tout de même sans trop de retenue. Pas évident, tout ça, pour un seul homme. Mais quelle aventure, que de partir à la découverte d'autre chose que d'une aventure... Car c'est vrai, la femme est la dernière aventure de l'homme...

 

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21/01/2008

Marie Claire

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En quelques jours d'intervalle voila-ti pas que l'homme a lu 2 articles intéressants (ouais ouais, l'homme sait lire. Et même il lui arrive de lire autre chose que le Play Boy, si si...). L'un disait qu'une femme sur trois restait avec son mec because elle savait pas le plaquer question pognon. Et l'autre, qu'en cas de séparation, c'est la femme qui y perd, financièrement, alors que l'homme, lui, il voit ses dépenses se réduire et donc il y gagne. Conclusion, dans 1 couple sur 3 chacun des partenaires est roulé: le mec parce qu'il claque son flouze pour une bonne femme qui veut se tailler, et la bonne femme parce qu'elle sait pas se tailler car pas assez de fric. Aaah, ça doit être vachement joyeux, là, dans les chaumières. Kafka, maso et mélo, all in one. Et attention, ça c'est pour les couples qui restent ensemble. On parle pas encore des couples qui se séparent... Non non, seul c'est quand même plus peinard quelque part. Quoi que, quoi que... Là tout à l'heure, lorsqu'il faisait la file à la caisse du Delhaize avec son petit panier en plastique rouge, avec dedans son paquet de stoemp aux épinards (4'30 au micro-onde), ses fish stick du capitaine Iglo et ses Pim's orange, il a failli acheter le Marie Claire, question d'avoir ne fûsse que l'impression d'une présence féminine dans sa vie.         

20:36 | Commentaires (0) |

20/01/2008

Quand un mec pense

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Connaissez tous cette histoire que racontent tous ceux qui ont été à deux doigts de claquer, qu'ils s'étaient sentis aspirés, propulsés dans un espèce de tunnel avec au bout un lumière blanche extraordinairement vive, éblouissante. Et ben, certains y voient une analogie avec le spermatozoïde tiré avec une vitesse vv' dans le canal urinaire des mecs au moment d'envoyer la purée ou de larguer la béchamel (m'excuse pour l'homme, mais il veut dire l'orgasme. Faut le pardonner, mais c'est dimanche et pour son vocabulaire c'est jour de relâche). Moi ça m'étonnerait vu que le col de l'utérus de madame en principe n'est tout de même pas éclairé comme un stade de foot, hein!? Même si à ce moment-là elle voit des étoiles. Non, ça tient pas la route. A moins bien sûr que le mec se fasse un petit câlin en solo sur le banc solaire... ça s'est possible.

A mon avis y aurait plutôt une analogie avec le bébé au moment de sa naissance, lorsqu'il est pressé hors du ventre de sa mère direction lumière du jour ou pire, la méga loupiote style soucoupe volante de la salle d'accouchement. Mais alors pourquoi ces mecs racontent qu'une force irrésistible les a retenus et ramenés à la vie? Puisque, pour le bébé, la vie est précisément au bout du tunnel? Y a qu'une explication, c'est que juste au moment de clamcer, l'inconscient veut qu'on retourne au stade super cool où on n'était pas encore né, le stade béat avant qu'on ne vive, l'eden du néant quoi. Et alors il nous roule dans la farine et on se réveille comme un gland dans la réalité. Tout ça pour dire qu'un mec, même le dimanche, ça pense. Même si ce qu'il pense, ça ressemble à rien.   

   

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