01/01/2014

Musique

 

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Le réveillon s'est bien passé, merci. Et à vous aussi une bonne année, une bonne santé et un bon rentre-dedans. Bien, revenons aux festivités festives d'hier : très bien niveau bouffe, ambiance, java et tout et tout. Mais ce qui a le plus frappé l'homme c'est l'étrange pouvoir que la musique exerce sur l'humanité et la déconcertante facilité avec laquelle elle se rend maître de nous, de nos faits et gestes, de nos pensées et émotions. Nous fait faire plein de choses, hein, la musique. Taper dans les mains, battre des pieds, bouger de partout. Sourire soudainement à de parfait(e)s inconnu(e)s. Danser les uns avec les autres et, avant de s'en rendre bel et bien compte, tomber amoureux. Nous rend heureux quand elle est gaie et malheureux quand elle est triste. Mais surtout, surtout, quelle formidable machine à remonter le temps. Bien mieux que cette Madeleine de Proust, quelques notes à peine suffisent pour nous replonger, irrésistiblement et instantanément, dix, vingt ou trente ans en arrière. Alors, qu'on se souvienne des lieux, des mots échangés et des gens qui nous entouraient à ce moment-là, rien de plus normal. Par contre, et ça c'est tout à fait extraordinaire, la musique nous fait aussi revivre nos sentiments. Avec une intensité intacte, une vivacité inaltérée, une acuité indemne. Fou comment une simple chanson suffit à nous transporter, à nous transformer, à nous transcender. Comment de simples sonorités - sans liaisons chimiques, sans connections nerveuses et sans contact physique - prennent possession de notre cerveau, de notre affect et de notre intellect. Si si, il existe encore des mystères. Et de la magie aussi.      

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