26/12/2013

Dalaï L'homme

 

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Les habitués de ce blog à la con connaissent les conceptions de l'homme sur la vie : une énorme coquille vide, dépourvue de tout sens et de toute utilité, et qu'il faut donc absolument remplir sous peine de tomber dans la plus profonde des dépressions. Et donc, quand il a du temps devant lui, comme ces jours-ci, il le passe à lire des trucs philosophiques. Une thérapie occupationnelle comme une autre, ni meilleure ni pire. Dès lors qu'il faut impérativement faire du remplissage existentiel, qu'on fasse dans la philosophie ou qu'on débouche le pot des cagoinses, ça revient strictement au même. Ce qui importe c'est de bourrer, pas le bourrage. Ou, puisque on est en période de fêtes, de farcir la dinde, pas la farce.

Toute cette intro de mes deux pour dire que, dans un de ses bouquins, l'homme vient de lire l'exacte antithèse de la petite phrase qui a rendu Sartre si célèbre en son temps - et rien qu'un temps d'ailleurs, qui lit encore Sartre de nos jours, hein? - à savoir : l'enfer, c'est les autres. L'homme y a pleinement adhéré pendant longtemps. Mais depuis aujourd'hui, il hésite, devant cette autre phrase assassine : l'enfer, c'est pas les autres mais soi.

Naaaan, l'homme va pas vous casser les noix avec des trucs intellos et tout, juste dire que, quelque part, c'est vrai, hein : nous sommes toujours deux en nous. On pourrait appeler ça nous et notre conscience. Ou le petit ange et le petit démon que nous portons tous sur notre épaule et qui nous cassent sans cesse les pieds avec plein de trucs contradictoires. Ou nos côtés docteur Jekyll et mister Hyde. Toutefois, l'homme préfère la dualité suivante : il y a en nous ce qu'on est et ce qu'on voudrait être. On voudrait être vrai, mais on joue la comédie. On voudrait être droit, mais on se trouve des excuses. On voudrait être juste mais on se perd en injustices plus ou moins bénignes.

Et donc la question se pose : comment trouver la paix face à toutes ces chamailleries intérieures qui nous tenaillent? Peut-être faut-il tout simplement commencer par nous aimer tels que nous sommes. Dans notre totalité. Et aimer autant le bon qui vit en nous que le moins bon qui sévit en nous. Aaah, à méditer ça, hein !?

Bon. Vu toute cette sagesse, l'homme s'appellera désormais le Dalaï L'homme. Quoi !? Non mais c'est vrai : qu'est-ce qu'un lama a de plus que l'homme, hein ? Vous le demande, moi !   

09:45 | Commentaires (2) |

Commentaires

Va en paix, Dalaï L'homme, et passe une très bonne fin d'année !

Écrit par : Marie L | 27/12/2013

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Et oui, c'est encore un travail de thérapie: s'aimer soi, s'accepter tel qu'on est plutôt que maugréer sur tout le monde et sur toutes les règles établies. Bien sûr ça demande un peu d'humilité, mais je sais que l'HOMME en est rempli !
Bonne lecture HOMME !!!

Écrit par : Zosio | 27/12/2013

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