15/11/2013

Durée

 

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Dans la foulée du précédent billet, une nouvelle question émerge : pendant combien de temps reste-t-on amoureux ? Ou l'amour a-t-il une durée de conservation ? La réponse, sans aucun doute, est d'une grande complexitude, demande beaucoup de nuanceté et doit être abordée avec circonspectionnement. D'abord il n'existe pas deux hommes ou deux femmes qui soient identiques, et donc à fortiori deux couples, et encore moins deux amours. Et donc, chaque situation étant unique, le généralisme n'est pas possible (l'homme est apparemment dans une vague de créativité littéraire que c'est pas possible, les néologismes audacieux - et, faut bien le dire, tout à fait cons - coulent de sa plume avec une facilité pleine d'aisance). Toutefois, de sa longue expérience sentimentale, l'homme peut néanmoins dégager un certain nombre de constantes.

Premier point : tous les hommes sont des chasseurs. La seule différence est qu'il y en a qui osent chasser et y en a qui n'osent pas. Alors, ceux qui n'osent pas, se limitent à jouer avec leur tringlette toute tristounette dans les reflets blafards des sites pornos, tandis que ceux qui osent, ben, ils sortent du bois pour jouer, mais en duo cette fois, avec les délicieux objets en chair (mais pas trop) et en os (mais pas trop non plus) de leurs désirs.

Deuxième point : le moment le plus dangereux dans la vie de couple, c'est quand y a des mouflets en bas-âge. Quand bébé naît, c'est la joie, le bonheur, l'émerveillement. Jeune papa et jeune maman sont indestructibles, indissociables, indivisibles. Après deux ou trois ans, t'oublies tout ça. Jeune papa en a marre d'être relégué au rôle de figurant, changeur de pampers et moucheur de nez, et se dit que quelque part, retrouver un premier rôle chez une petite frangine, ce serait pas mal quand même. C'est aussi le moment précis où jeune maman se dit que décidément maternité n'est pas féminité, et que ce serait pas mal quand même de redevenir une vraie femme dans les bras d'un vrai mec.

Troisième point : on aime pas à 20 ans de la même manière qu'à 50 ans. Avec le temps, les angles s'arrondissent, on se fait plus indulgent, on devient plus tolérant et, même si les pulsions subsistent, l'impulsivité finit par s'émousser. 

Quatrième point : ce n'est pas à cause d'un ou d'une autre que le couple part en vrille, c'est parce que le couple s'était crashé depuis longtemps que cet un ou cette autre survient. 

Dernier point : personne, jamais, n'est à l'abri d'un soudain embrasement des sens, d'une passion instantanée, d'un incendie inextinguible. Et c'est très bien ainsi, qu'on se le dise...          

09:20 | Commentaires (2) |

Commentaires

A bon entendeur, salut :-) et merci des précieux conseils, Maître !

Écrit par : Marie L | 15/11/2013

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Sorry, je rentre seulement d'un séminaire avec mon frère de cœur, j'en parlerai peut-être, mais c'est "professionnel", enfin, "passionnel" puisqu'il s'agit de l'amour qu'il porte à ma sœur qui malheureusement n'est plus.
Je suis parfaitement d'accord avec toi au sujet du rôle des enfants dans la brisure de couple, parents et amants sont des rôles trop différents et pas toujours conciliables. ça demande une grande complicité au départ, qui doit s'étendre hors du lit aussi ! (à trois dans un berceau, ça coince) !
On aime différemment avec le temps, mais on n'arrondit pas forcément les angles parce qu'on sait, maintenant, ce qu'on ne veut plus ! à défaut de savoir ce qu'on veut...
Puis, dans mon cas, la peur et le doute se sont installés... Alors, les haies à sauter, aujourd'hui, au lieu de s'appeler HOMMES, pourraient être DOUTE, PEUR, TRAUMAS,... Et puis, retrouver la volupté pour une dernière ligne droite.
Au final ne resteront inscrits au panthéon que le premier responsable de l'émoi amoureux, et le dernier ! Reléguant tous les autres au statut d'expériences inabouties...

Écrit par : Zosio | 17/11/2013

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