16/09/2013

Philosophite

 

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Dans sa quête à la recherche de réponses à des questions sans réponses, l'homme commence à discerner une vague loupiote au bout du tunnel : un cocktail philosophique de Taoïsme (un bail av. J.-C), de Pyrrhon (un bon 200 av. J.-C.) et de Nietzsche (1844-1900), avec pour terminer un zeste de Camus (1913-1960). L'homme voit déjà vos bouilles qui s'allongent et entend jusqu'ici les pffff s'échapper de vos lèvres contrariées : va pas encore venir nous casser les bonbons avec ses délires à la con tout de même ! Et ben si. Pas de bol. Mais sur ce coup l'homme fait dans la rassurance pour vous rassurer : vu l'activité électro-magnétique proche du zéro absolu des quelques neurones qui flottent encore dans le flan caramel que vous appelez pompeusement votre cerveau, l'homme va simplifier au maximum, voire même à l'extrême.

Alors, explication des ingrédients qui devraient nous permettre de vivre en paix et de mourir heureux (ou de vivre heureux et de mourir en paix, c'est comme vous le sentez) :

1) choisir de ne pas choisir (Taoïsme);

2) ne pas plus vouloir une chose que son contraire (Pyrrhon);

3) se contenter du monde tel qu'il est et l'accepter sans jugement, et donc au delà des notions de bien et de mal, de faute et de culpabilité, de péché et de remord (Nietzsche).

Le zeste de Camus c'est lorsqu'il déclare que la vie étant la seule chose que nous possédions avec certitude, il faut la vivre et en jouir pleinement, telle qu'elle nous vient et sans s'attarder à en chercher le sens, puisque, de toute façon, elle en est dénuée.

Notons au passage que le parallèle entre ces approches millénaires et les fondements du tout moderne mindfulness, est tellement saisissant que l'homme en a été tout saisi.

Et pour les quelques barjots encore éveillés qui s'étonneraient de retrouver Nietzsche parmi les préférés du mec dénommé l'homme, dont les penchants libertaires et libertins, individualistes et anarchistes, àquoibonistes et jemenfoutistes sont bien connus, juste ceci : la pensée de Nietzsche a été traîtreusement et outrageusement vendue, après sa mort, au nazisme par l'entremise, scandaleuse et écoeurante, de sa soeur. La philosophie de Nietzsche est en effet un immense "oui à la vie", et se trouve donc aux antipodes du national-socialisme qui, lui, comme chacun sait, ne prônait qu'un immense "oui à la mort".

Et l'homme a gardé le meilleur pour la fin. Une règle de conduite du pote Friederich susmentionné. Une du genre qui vous change du tout au tout : il faut vouloir ce qui nous veut.

"Vouloir ce qui nous veut" : non mais c'est vrai, c'est tout de même extraordinaire ça, hein, comme leçon existentielle...

Ben ouais, l'homme a parfois de ces crises de philosophite aiguë.

21:25 | Commentaires (3) |

Commentaires

Vouloir ce qui nous veut...
Développe un peu ! Moi, personne ne me veut !!!!
C'est sans doute pour ça que je ne veux personne...

Écrit par : Zosio | 17/09/2013

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L'homme a écrit "vouloir CE qui nous veut", pas "qui nous veut". Encore une chance. Si l'homme devait vouloir toutes celles qui le veulent, ben, bonjour les dégâts hein. N'aurait plus le temps de bosser, le mec... mmmwwwoouuuahahah... m'escuse... fantasme, le gars... Non non, vouloir ce qui nous veut, c'est accepter ce que la vie nous apporte, consentir à ce qui nous advient, en bien ou en mal, en bonheur ou malheur, et tout vivre avec la curiosité de celui qui découvre, l'excitation de celui qui expérimente, l'appétit de celui qui explore, la joie de celui pour qui la vie est tout. Car la vie, c'est tout ce qu'on aura, hein. Après y a plus rien. Aaah nondidju di nondidju, mais caisse (de Médoc) qu'il écrit bien, ce mec, finira jamais de m'étonner... mmmwwwwoouuahahah...

Écrit par : Un homme à Zosio | 17/09/2013

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Ah OK !
C'est pour ça que j'ai arrêté la caisse (de médoc), et le reste, pour pouvoir profiter pleinement de tous les sentiments ressentis: tristesse, déception, colère, mais aussi plaisir(s), joie et confiance !

Écrit par : Zosio | 19/09/2013

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