02/09/2013

Braderie

 

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D'Euralille au Vieux-Lille en passant par le centre de Lille, pas une rue de Lille, pas une place, pas un pouce de trottoir, pas une once de parc public qui n'était pas plein de braderies, de brocantes et de brol, hier dimanche. Jeté par terre, éparpillé sur des tréteaux, étalé dans des échopes, disséminé sur des couvertures, était exposé le bric à brac de tous les greniers, de toutes les caves, de toutes les remises et de toutes les granges de France, de Navarre et des contrées environnantes. Tellement indescriptible qu'impossible de décrire dans une description descriptive. Le tout envahi par une masse de bombasses, de chaudasses, de pétasses, de snobinards, de loubards, de malabars, de glandouilleurs, de zoneurs, de flambeurs, de flâneurs, de tous poils, de tous âges, de toutes sortes, de toutes fringues, de toutes couleurs, tellement que z'avez pas idée. Et emportés par cette foule qui les traîne et les entraîne - voir Edith Piaf - y avait aussi Jade et l'homme. Quatre heures à chiner, qu'ils ont passées. Non stop. Sans rien chercher. Et sans rien trouver. Normal, vu qu'ils cherchaient pas à trouver quelque chose non plus.

Quant à la bouffe, c'est simple : dans tout Lille, z'avez le choix entre 3 (trois) plats. Soit le potje vleesch avec des frites, soit le tartare avec... des frites, soit les moules avec des... frites. Point barre. Si t'aimes pas, passe ton chemin. Alors, le potje vleesch c'est un bazar avec des morceaux de poulet, de lapin, de veau, de lard et dieu sait quels autres restes de barbaque trouvés par le chef au hasard de sa cambuse, et le tout en... gelée. Euh... non merci... sans façon. Le tartare, alors ? Euh... c'est à dire que... le tartare, c'est bien connu, c'est de la viande de boeuf crue avec du ketchup, de la sauce Worcestershire, des câpres, du Tabasco et un... jaune d'oeuf... question d'être certain de ne pas louper la salmonellose aigüe... euh.. c'est pas pour rien que dans la mythologie grecque le Tartare est un lieu des enfers... et donc pas vraiment le truc de l'homme non plus. Restent les moules. Sauf que les moules locales sont aux moules hollandaises ce qu'une crevette est à une baleine : insignifiantes. Tout ça pour dire, qu'en période de braderie, pour bien manger à Lille faut aller à Bruxelles.

Résultat final de cette belle journée française : l'homme s'est levé ce matin avec les pinceaux en coton, les genoux en compote et les panards en lamelles. Pensait jouer au golf cette après-midi, mais vu son état de délabrement général, s'est vu contraint d'aller bosser. C'est dire...      

20:29 | Commentaires (1) |

Commentaires

C'est bon les moules frites, pourtant :-)

Écrit par : Marie L | 05/09/2013

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