31/08/2013

Concours !

 

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Vu qu'à part les merdouilles habituelles y avait rien à signaler dont le signalement méritait la signalisation, l'homme n'a rien eu à écrire ces derniers jours qui, même vaille que vaille, n'en vaille la peine. Et comme il n'en est pas autrement aujourd'hui, et qu'il ne veut en aucun cas perdre les quelques petzouilles et greluches qui le lisent encore ces jours-ci, l'homme a décidé sur ce coup de faire passer son blog en mode interactif, réactif et même éducatif, en vous proposant un petit concours qui devrait concourir à élargir les contours de vos connaissances artistiques, pour le reste contingentées à la portion congrue. Le lecteur averti se sera délecté de la judicieuse allitération du son "con" dans cette phrase, évoquant irrésistiblement les résonnances à la fois langoureuses et mystérieuses, puissantes et obsédantes, des tambours sauvages dans les savanes africaines, la nuit tombante : con con con con con. Bon. J'éteins mon pétard et je continue. Alors voila, la question du concours est la suivante : quel est le nom de l'artiste qui a peint le tableau ci-dessus ? Et vu que vous êtes complètement nul, l'homme vous donne aussi un petit coup de main : il s'agit d'un impressionniste américain contemporain. Le premier barjot ou la première greluche qui donnera la bonne réponse gagnera un stoemp saucisse* de son choix et à ses frais, en tête à tête avec l'homme, au "Chapeliers", rue des Chapeliers, à deux pas de la Grand-Place de Bruxelles. Allez, à vos Google et bonne chance. 

* Explication pour les barbares culinaires, les ignares gastronomiques et les français : le stoemp (prononcer "stoump" avec le p derrière) est une spécialité bruxelloise, une sorte d'espèce de purée de pomme de terres mélangée soit avec des carottes soit avec des épinards ("spinoge" en Bruxellois) soit avec des poireaux. Et pour ceux qui savent pas lire, y a une image ici en-dessous.

 

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10:59 | Commentaires (8) |

27/08/2013

Rêverie

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7h36. Ce matin. L'homme dans sa voiture. Pas seul. Avec ses démons. Ce passé trop long qui l'alourdit. Ce futur trop court pour s'envoler. Ces jours qui déjà raccourcissent. Ces files qui déjà s'allongent. Ce mois d'août qui fout le camp. Cet automne qui arrive. Et puis soudain, soudain, dans les baffles, une musique comme un grand trait de soleil à travers les nuages. Un rayon de lumière à travers la grisaille. Une orchestration grandiose, qui lui rappelle Neil Diamond et "Sweet Caroline", sur un double album vinyl "Hot august night", enregistré live au Greek Theater à Los angeles, et qu'il mettait à fond les manettes, y a un bon trente ans, si pas quarante, juste avant de sortir en boîte. Sweet Caroline, good times never seemed so good. Et c'était juste : good times never seemed so good.... Mais sur ce coup, c'est Axelle Red, la petite rouquemoute, qui chante "Amour profond (on the way)". En route, oui, c'est clair. Vers où, par contre, ce l'est déjà beaucoup moins.                                    

22:13 | Commentaires (0) |

25/08/2013

Sélection

 

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Bon. L'homme revient une dernière fois sur son entretien de sélection de l'autre jour, because sur ce coup il commence à sérieusement saturer, hein, le mec. Quoi ? Vous aussi ?  Allez, ça tombe bien, comme ça on est déjà deux. Bon. D'abord le décor : une salle de réunion bien connue de l'homme because il y a l'habitude de sièger mais alors - nuance - quand c'est lui qui sélectionne. Puis, les acteurs : de l'autre côté de la table, une poignée de pélos à tête d'oeuf mais aussi à la tête de gros machins publics bien connus du public, soit pour leurs retards, soit pour leurs grèves, soit pour les salaires tout à fait immoraux de leurs dirigeants, soit pour les trois à la fois, flanqués d'une poignée de nanas avec le sex-appeal d'un igloo, parvenues trop vite au top et depuis parvenues tout court. Et enfin, face à cette ménagerie managériale... l'homme. Qui parfois répond bien, parfois répond à côté de la plaque, parfois même répond à une question qu'on ne lui a pas posée, juste pour faire passer le message qu'il souhaite faire passer, qui joue un jeu de rôle face à une greluche qui dit non à tout ce qu'il lui propose et qu'en tant normal il aurait botté le cul d'un grand coup de botte mais qu'ici, vu l'honorable assemblée, il essaie de gérer en restant positif, ouvert, empathique et autres conneries du genre. Bref : l'homme est venu, a vu mais n'est pas convaincu. Pas convaincu d'avoir vaincu mais pas non plus de l'avoir été. Résultat des courses : cette singerie peut aller dans tous les sens. Mais comme tout ce show n'est qu'une feuille de vigne pour cacher cette supercherie que le politique ne saurait voir, ça n'empêche nullement l'homme de dormir du sommeil du juste, comme un loir. D'accord, la rime n'est pas vraiment à la hauteur de Molière, même si on est en plein Tartuffe tout de même.  

10:48 | Commentaires (1) |

23/08/2013

Ouf !

 

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Grosse frayeur chez l'homme, l'autre jour, quand il a entendu à la radio que Marlies Dekkers avait fait faillite. Et gros soulagement peu après, quand il a appris que la marque avait été repêchée par un investisseur néerlandais. Que dis-je ? Un investisseur ? Un mécène, oui. Un saint. Un sauveur. Un saint-sauveur. Non mais c'est vrai, la lingerie de Marlies Dekkers c'est tout de même emblématique hein, quelque part. Des icônes, ça, ces soutiens-gorge ornés de bandelettes. Quoi ? Naan, pour une fois l'homme ne se laissera pas tenter par l'un ou l'autre jeu de mots à la con, même si "bandelettes" ouvre des perspectives tout à fait vertigineuses en la matière. Allez, tout est bien qui finit bien : Jade pourra continuer à mettre ses Marlies Dekkers et l'homme à les lui enlever. 

Bon. Assez déconné. L'homme a son assessment tout à l'heure et donc : concentration ! 

11:45 | Commentaires (0) |

21/08/2013

Eteint

 

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Eteint, qu'il est, l'homme. Sait pas ce qui lui arrive mais ces derniers jours tout l'indiffère, et ce qui ne l'indiffère pas, l'énerve. A pourtant intérêt à mettre les gaz because vendredi il a son assessment pour cette super promotion qu'il ambitionne... tout en sachant parfaitement bien qu'il ne l'aura pas. Because pas les bonnes connections, les bons appuis, les bons réseaux. Mais alors, pourquoi participe-t-il à cette singerie, le gars ? Ben, parce qu'il se connaît. Et sait que sinon, à coup sûr, il regrettera et s'en voudra de ne pas s'être mêlé dans la mêlée. Par crainte de ne pas être à la hauteur, de prendre le mur, d'être confronté à ses propres limites. Et s'il y a une chose dont l'homme a peur, c'est bien de sa propre lâcheté. D'où cette pulsion de monter au combat. Même s'il est sans issue. Mais attention, hein, l'homme ne serait pas l'homme si, dans sa tête, il n'avait pas déjà monté ses mécanismes de défense, quoi qu'il arrive. Si ça se passe bien, l'homme dira que décidément il est le meilleur, qu'il est génial, qu'il est le manager de l'année, qu'il le savait depuis toujours mais qu'à présent c'est enfin confirmé par des petzouilles qui savent de quoi ils parlent. Si ça se passe mal, il dira qu'il est trop con, que les dés étaient pipés dès le départ, qu'on l'a piégé, que de toute façon le nom du vainqueur circule déjà depuis des mois dans la presse. Et pour l'heure, ben... pour l'heure il se dit qu'il ne risque rien, que dans le pire des cas il terminera sa vie active et professionnelle dans son burlingue habituel, avec ses dossiers habituels et ses emmerdes habituelles. Que, de toute façon, il ne lui reste plus des masses d'années à bosser. Et qu'il n'a pas la moindre foutue idée de ce qu'il pourrait bien foutre après. En fait, c'est peut-être ça qui l'éteint, l'homme. 

14:21 | Commentaires (3) |

19/08/2013

Botox

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A côté du botox pour l'extérieur de la bouille, il existe aussi une sorte de botox pour l'intérieur de la bouille. Là, ça s'appelle xanax. L'effet est le même. 

16:57 | Commentaires (0) |

16/08/2013

Madeleine

 

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Depuis que Jade et l'homme ont acheté un vélo, ben, il font des tours en vélo. Logique. Attention, l'homme a acheté une bécane normale, pèpère, à la papa, pas une machine de course comme tous ces excités de la pédale qui foncent et se défoncent sur les routes, leurs cuisses de grenouilles enfoncées dans une sorte de calbard tout noir, la panse expansive engoncée dans un maillot XXL toujours trop étroit avec dessus plein de logos Duvel, Lotto ou Jupiler, la tête de lard calée dans un casque à boudins multicolores, la patate affublée de lunettes solaires en plastique réfléchissant, par ailleurs le seul truc qui réfléchisse dans ce carnaval. Non non, l'homme, lui, roule peinard par monts et vallées, par ponts et chaussées, jusqu'à non, en ai assez. En fait, il n'a plus grimpé sur une bicyclette depuis sa plus tendre enfance, lorsqu'il pédalait joyeusement sur les sentiers le-long des massifs de roses, des arbres du verger et des légumes du potager, dans le grand jardin de sa grand-mère, de son grand-père et de sa grand-tante, qui habitaient deux maisons contigües, là, loin de la ville, à la campagne. Jeanne, Eugène et Camille, qu'ils s'appelaient. Aaah... c'est pas romantique, ça ? Il avait un petit vélo d'occase tout rouge et en était fou. Ce qui est fou aussi, c'est qu'aujourd'hui, plus de cinquante ans après, il retrouve, genre Proust et sa madeleine, exactement les mêmes sensations qu'alors : le vent contre son visage, la rudesse du contact avec la route et surtout, surtout, l'énorme bouffée de liberté respirée à pleins poumons. Décidément, on ne peut faire confiance au temps. Parfois il pèse une éternité, parfois il disparaît purement et simplement.

11:33 | Commentaires (1) |