22/07/2013

Particules

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Quand on aime on ne compte pas et donc, après "Extension du domaine de la lutte", après "La Carte et le Territoire", après "La possibilité d'une île", l'homme a attaqué "Les particules élémentaires" de Michel Houellebecq. Ou, comme disent certains, "Les testicules alimentaires". Because, c'est vrai, plus commercialement sexuel que ça, t'es mort. Même si c'est enrobé de plein de belles théories historiques, sociologiques, anthropologiques et biologiques, une histoire de burnes reste toujours une histoire de burnes, point barre. Et dans le bouquin, de la fesse y en a, hein. En tous genres, de toutes les couleurs et pour tous les goûts. En fait, c'est tout bêtement le récit d'un mec qui passe sa vie à la recherche du plaisir. Enfin... tout bêtement... faut voir. Parce que si pendant 317 pages le héros érotique tire à tire-larigot, le tirage du bouquin n'est pas resté en reste non plus, hein. Ce qui est normal vu que tout ce qui offusque, choque, scandalise fait toujours un tabac. Mais ici, le père Michel a introduit une subtilité, en ce sens que le personnage du roman, à un moment donné, trouve qu'il a... un petit zizi. Aaah, génial ça ! Du coup tous les hommes se reconnaissent et toutes les nanas reconnaissent leurs hommes. Et donc, bingo, par ici les exemplaires et par là, la caisse. Ou toute la différence entre un écrivain qui vend et un vendeur qui écrit.

Ceci dit, et blague à part, Houellebecq écrit tout de même vachement bien. Même si certains trouvent qu'il n'a pas de style, ben, on peut tout aussi bien considérer que cette prétendue absence de style est, en fait, un style en soi. De toute façon, style ou pas, rien que la composition de ses romans vaut déjà le détour. Sans parler de l'érudition phénoménale de ce mec. Non non, l'homme recommande vivement.   

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