14/07/2013

Bout

 

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Y a quelques jours l'homme lisait sur un des rares blogs qu'il fréquente (http://zosio.skynetblogs.be) la fin de cet intello qui, sur le tard, s'enfermait avec sa bouteille de whisky et ses Gitanes pour écrire une thèse de doctorat qu'il ne présentera jamais et qui au final se fait laché par un corps prématurément, irréversiblement, et presque volontairement, usé jusqu'à la corde. L'homme a toujours été fasciné par ce genre de conquérants de l'inutile qui vont jusqu'au bout de leurs passions, de leurs rêves et de leurs excès, et par la déchéance, le délabrement et la dégénérescence, précoce, prévisible et prévue, qui en est généralement le prix. Car dans la vie, l'intensité se paie cash. En années de moins. Sous forme de formule formulée plus formellement on pourrait dire : plus tu vis et moins tu vis.

Attention, l'homme lui-aussi sent encore de temps à autres les vagues sauvages de l'interdit venir se fracasser contre les hautes digues que la raison a érigées en lui, et derrière lesquelles il s'est retiré, depuis cette unique fois où dans sa vie il est allé jusqu'au bout, et qu'au bout y avait la Bérézina. Nondidju de nondidju, mec, quelle belle littérature tu viens de nous faire là : les vagues sauvages de l'interdit venir se fracasser contre les hautes digues de la raison... c'est anthologique, ça. Proustien, Flaubertin, Baudelairesque... Quoi ? N'en avez rien à cirer, c'est dimanche et y a le Tour de France et le mont Ventoux à la télé ? Bon ok... 

11:44 | Commentaires (1) |

Commentaires

Et c'est quand que tu as été jusqu'au bout ? Dans quel domaine ?
L'important est que tu en sois revenu.
Belle journée

Écrit par : Zosio | 15/07/2013

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