09/06/2013

Réveil

 

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Souvent, voire même fréquemment, pour ne pas dire habituellement, l'homme se réveille en trois phases. Pour commencer, la première chose dont il prend conscience, c'est l'angoisse. Les peurs classiques, banales, populaires, celles qu'on trouve au Wibra ou chez Zeeman : celle de vieillir, de dépérir, de finir. L'angoisse de monsieur tout le monde quoi. Pas la toute belle crise pathologique, valiumesque ou xanaxique, hein. Et donc, dans la plupart des cas, le mindfulness suffit pour ramener le calme. Se concentrer sur sa respiration, prendre de la distance par rapport au ressenti (toute la différence entre être angoissé et observer qu'on est angoissé), se dire que cette peur n'est qu'un phénomène de l'esprit, une sorte de pensée, un nuage qu'on regarde glisser dans le bleu du ciel, jusqu'à ce qu'il disparaisse. Ensuite vient un sorte de détachement. C'est que l'homme n'a jamais attaché beaucoup d'importance à la vie, une expérience qu'il a toujours considérée comme étant plutôt bof, vivre n'étant rien de plus que du temps qu'il faut remplir. Puis, enfin, vient la curiosité : que va-t-il se passer aujourd'hui? Que va-t-il lui arriver? Quels imprévus, bons ou mauvais, l'attendent? Ce n'est qu'alors qu'il trouve le courage de se lever. 

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