13/05/2013

Houellebecq

 

4.png

Important, ça, la capacité de s'observer, d'analyser comment le temps nous change, d'évaluer le parcours entre ce qu'on a été et, avec les années, ce qu'on est devenu. Ou voué à devenir. Si l'homme écrit ça, c'est parce que pour le moment il lit Houellebecq et que ce mec explique, avec une précision chirurgicale, tout le tragique des hommes vieillissant "pleins de désirs de jeune avec un corps de vieux" et leur quête pathétique de jeunes filles en fleurs, ultime remède pour enrayer cette régression des capacités érectiles qui les désespère. C'est toute l'inclination Berlusconnienne pour les collégiennes, ça. Le bunga bunga désespéré des Don Quichotte luttant contre les moulins à temps. Avec en plus cette opposition toujours plus vive entre l'érotisme et la tendresse, dont Houellebecq fait également, et très justement, état. C'est que le sexe est une fête sauvage, triviale, animale, qui, au lieu de rester comme au début une émanation toute naturelle de l'amour, se change sur le tard en une sorte d'instrument de mesure de prestation, exclusivement destiné à rassurer, à tranquilliser, à conforter le malheureux mâle en perte de rigidité phallique. Hein ? Quoi ? Naaan, l'homme n'en est pas encore là... Même si, niveau balais, doit naviguer quèque part entre Houellebecq et Berlusconi, le gars. 

21:03 | Commentaires (1) |

Commentaires

T'inquiète, les nanas c'est pareil, la différence c'est que plus elles prennent de l'âge, plus elles prennent de l'expérience, et il ne s'agit pas d'érection dure ou molle ! Cela doit expliquer pourquoi une nouvelle tendance se développe: la cougar a quelque chose en plus à offrir.
Je crois qu'au niveau des mecs, s'ils étaient capables de ne pas se centrer sur une question de "dureté", il en serait de même. L'amour, le plaisir se conjuguent toujours au présent, quel que soit le moment de la vie. La pénétration n'est qu'un acte final d'accomplissement...

Écrit par : Zosio | 14/05/2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.