27/03/2013

Mots

Un jour je t'aimerai moins

jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus

un jour je sourirai moins

jusqu'au jour où je ne sourirai plus

un jour je parlerai moins

jusqu'au jour où je ne parlerai plus

un jour je (cou)rirai moins

jusqu'au jour où je ne (cou)rirai plus...

 

Quelle vérité dans ces mots ! Aaah décidément, Bashung avait tout compris...

 

 

20:26 | Commentaires (1) |

04/03/2013

Fin

Que la vie se déroule en phases, c'est bien connu. Y a d'abord, de la naissance à environ 7 ans, le lien avec la mère. Puis, jusqu'à la puberté, vers les 14 ans, le lien avec le père. Ensuite, jusqu'à plus ou moins 21 ans, la révolte contre la société et, jusqu'à la trentaine, l'adhésion à cette même société, la stabilisation après la révolte, et la recherche d'une relation durable. Et après, la consolidation du foyer. Et vers les 40, cette envie irrépressible de recommencer à zéro. Et la quête d'un second, nouveau, cocon. Celui-ci atteint, réalisé, stabilisé, consolidé, on est enfin prêt à conquérir la société. On a plus de pognon, plus de pouvoir, plus de confort, bref on a tout, jusqu'au jour où on découvre ce qu'on a pas encore : un sens à notre vie. Et là s'ouvre la phase spirituelle de la quête de l'âme vers quelque chose de supérieur, qui nous dépasse. Maintenant faut dire que le passage d'une phase à l'autre ne se passe ni en toute souplesse ni d'un coup sec. Non, le passage se fait par petites secousses sismiques. De l'esprit et du coeur. Des à-coups, à intervalles plus ou moins réguliers, qui font qu'au bout du compte, on change de cap. Qu'on change ses priorités. ses importances. L'homme en est là. Le moment est venu de sectionner les branches mortes de son existence. De libérer son temps et son énergie pour ce qui lui importe réellement. Pour autre chose. Et donc son blog s'arrête ici. Aaah bien sûr, il écrira encore. Il ne sait pas vivre sans écrire. Mais ce sera ailleurs et autre chose. Peut-être un roman ou un truc du genre. Que personne évidemment ne publiera, ni ne lira, ni ne retiendra. Mais ça, il s'en fout. N'écrira que pour lui.

Et comme le printemps est là, autant conclure sur un ton léger, sur un air printanier, avec un vieux machin qui le fait encore toujours. Du moins chez cet autre vieux machin qu'est l'homme... Allez, on chante et on danse :

20:53 | Commentaires (4) |

01/03/2013

Egocentrique

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Quand l'homme est malade, il ne pense plus qu'à lui. Devient tout à fait égocentrique, le mec. N'est plus capable ni de donner ni de recevoir. Fermé genre huître. Le corps et l'esprit mobilisés à part entière dans cet unique effort : retrouver son énergie, sa vitalité et sa dynamique. Bref, se retrouver lui-même (ou faut-il écrire "soi-même"? L'homme sait plus. Et d'ailleurs s'en fout). Et attention, hein, tout ça pour une bête grippe toute bénigne (ce qui est tout de même bizarre comme mot, puisqu'en fait il n'y en a pas au Bénin). Faut pas demander le jour où il encaissera quèque chose de vraiment sérieux. Style brol tumoré, métastasé, généralisé. Quèque chose dont on sait qu'on ne se retrouvera plus jamais soi-même. N'ose même pas imaginer le ravage, le gars. Pour Jade, pour lui, pour les autres. Mais bon. On verra ça en temps opportuns. Enfin, opportuns opportuns, faut voir... 

12:19 | Commentaires (0) |