26/02/2013

Grippe

 

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L'homme est malade. La grippe l'a agrippé et l'alite au lit. Une loque, qu'il est, le mec. Pire : une loque sert enocre à quelque chose, lui ne sert carrément plus à rien. Se traîne du fauteuil au pieu et du pieu au fauteuil. Curieux aussi, quand on est mal, comme le mental se recentre sur le corps, se concentre sur la maladie, et comme tout ce qu'on considérait avant comme important, soudain, n'existe plus. Son agenda, son planning, ses réunions, ses rendez-vous et tous ces trucs et ces machins qui lui mettaient la pression, ont complètement disparu de son radar. Seul comptent la fièvre qui le fait trembler de partout, la douleur qui lui ankylose tous les muscles et sa bouille en bouillie qui l'empêche de nouer plus de deux pensées sensées l'une à l'autre. Et comme pour compenser le délabrement et la déconfiture physique, le subconscient, lui par contre, s'en donne à coeur joie. Le sommeil fièvreux, semi-comateux, n'a pas d'égal pour libérer un monde onirique foisonnant, luxuriant, saisissant de précision, tellement vif qu'au réveil on hésite : où est la réalité?

Hein ? Quoi ? Ce que l'homme rêve, au juste ? Naaan... voulez pas savoir...

20:57 | Commentaires (2) |

24/02/2013

Recto-verso

 

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Aaah bien sûr, l'homme ne serait pas l'homme si l'angoisse de la mort, entre autres démons et noirceurs, ne venait encore régulièrement le visiter. Trop régulièrement. En fait, chaque jour. Surtout quand viennent se rappeler à lui la demi-douzaine de dizaines d'années qu'il trimballe dans son balluchon et l'effrayante fulgurance avec laquelle celles-ci lui ont filé entre les doigts. Mais, contrairement au passé, elle ne s'installe plus en lui. Elle le traverse plutôt. Le fend, certe avec la violence instantanée de l'éclair, mais pour aussitôt après être remplacée par une inassouvible envie de vivre. Mais attention hein, pas de vivre genre midlife, chasser les nymphettes, s'acheter une Harley ou partir sac à dos au Guatémala, hein. Non, plutôt goûter la vie comme elle vient, au fil de l'eau, en toute simplicité. Profiter de l'instant, même s'il n'a rien d'extraordinaire. Curieux d'ailleurs de constater que la peur de mourir ou le désir de vivre, en fait, ça revient au même. Même si, quelque part, c'est aussi le contraire. Le premier étant négatif et paralysant, le second positif et dynamisant. Le coup de la médaille et de son revers, quoi. Ou du recto-verso. Ou de l'immanquable cliché du verre à moitié plein ou à moitié vide. Bien que sur ce coup l'homme est catégorique, chez lui ce genre de truc n'arrive jamais : ou le verre est plein et il le vide, ou le verre est vide et il le remplit. Au propre comme au figuré.   

18:02 | Commentaires (0) |

22/02/2013

Percutant

Allez, une tite vidéo amusante pour lancer le weekend. D'accord y a des nanas qui vont être choquées, qui vont monter au créneau genre que c'est dégradant, humiliant, avilissant et tout et tout. Disons que c'est surtout... percutant... mmmwwwooouuuahahahah... Aaah l'homme se sent tout à coup l'âme d'un musicien, tiens. Et plus précisément d'un percu(l)ssionniste... D'ailleurs, jouerait bien un petit air, l'homme : z'avez pas vu Jade, des fois ?  

 

 

15:33 | Commentaires (1) |

20/02/2013

Amsterdam (bis)

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Aaah, vous croyiez avoir échappé au récit du séjour de l'homme en Zhollande le weekend dernier, hein... et ben non, pas de bol : le voici... Attention, l'homme comprend, hein. Lui aussi a horreur des histoires de voyage des autres. A lui aussi, ça le pompe de devoir se farcir les péripéties à la con de schpountz dont il n'a rien à cirer dans des pays où il n'en a rien à foutre mais... sur ce coup... l'homme s'en fout : mmmwwwoouuuahahah, va vous la raconter tout de même, son excursion en Batavie.

Alors voila.

D'abord, faut savoir que la seule différence entre un voyage organisé et voyager avec Jade, c'est que c'est pas une organisation de voyage qui organise mais Jade. Ce qui revient à peu près au même. Doit avoir du sang de guide touristique dans les veines, cette nana, c'est pas possible autrement. Serait pas étonné, l'homme, si son paternel s'appelait Thomas Cook ou un truc du genre, hein. Non non, plus touriste que Jade, t'es mort. Faut la voir, le plan à la main et l'oeil en forme de boussole, partir à l'assaut de tous ce qui ressemble plus ou moins à un monument, un musée, une église ou tout autre machin à visiter absolument. Que ce soit à pied ou à l'aide de l'un ou l'autre de ces moyens de locomotion exotiques qu'on trouve sur place : si y a bateau-mouche, on navigue en bateau-mouche, si y a calèche et chevaux, on trotte en calèche et chevaux, si y a autobus hop-on hop-off, on hoppe-on hoppe-off en autobus. C'est comme ça. Y a pas débat. L'homme a une sainte horreur de toutes ces singeries en troupeau, mais il souffre en silence. Enfin, plus ou moins. Et donc, à Amsterdam, il a traîné les pieds dans le quartier chinois, le quartier italien, le quartier chaud et les vieux quartiers. Il a marmonné des trucs genre ras le bol dans la rue avec le H&M, le Hema et le Zeeman, genre ras la jatte dans la rue avec Rolex, Emporio Armani et Jimmy Choo et style ras la patate dans la rue avec les antiquaires, le brol vintage, les masques africains et les chinoiseries chinoises de Chine. Enfin, après avoir maté le musée Van Gogh, le béguinage machin-truc, la maison d'Anne Frank et l'église Saint-Vattefairefoute, il a fini par prononcer haut et fort ces mots historiques, catégoriques, et un rien colériques : maintenant, tout de suite, j'veux un grand seau de bière et une louche, mon pieu et la paix, ok? Après quoi, ils sont retournés à l'hôtel.

A Noordwijk, loin du bouillon de culture multiculturel, du tapage des mal-lavés et de la frénésie d'Amsterdam, l'homme a retrouvé avec délice le calme, la pureté, la beauté, l'espace et les grands horizons de la mer. Et ça, ça lui a fait un bien fou.

09:22 | Commentaires (2) |

19/02/2013

Questions

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De ces deux photos, quelle est celle de l'univers et quelle est celle de nos neurones ? Aaah, y a pas des masses de différences, hein ? Tellement peu que, pour le même prix, le cosmos pourrait très bien être lui-même le cerveau de l'un ou l'autre être méga giga super big, énaaauuurme t'as pas idée, genre inimaginable pour notre petite tête de con. Et nous, avec tous nos scientifiques anthropologiques, astro-physiques et cosmiques, nos philosophiques heuristiques, herméneutiques et pas humoristiques, nos théologiques ecclésiastiques, bibliques et pas comiques, on a l'air de quoi, hein ? De gros nuls ! Non non, l'homme a comme l'impression que les hommes, plus ils savent et moins ils savent. Et que les limitations du savoir ne peuvent être dépassées que par ce qui dépasse la simple connaissance, à savoir la vision débridée, l'intuition spontanée, immanente, innée, de l'artiste. Le seul susceptible, l'espace d'un flash, de comprendre tout, sans rien comprendre. 

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Paul Gauguin, D'où venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous? (1897/98)

 

14:21 | Commentaires (0) |

17/02/2013

Fondre

Allez, une tite chanson. S'appelle "Fading out". C'est l'histoire d'un mec qui voit sa nana disparaître lentement de sa vie. Comme une image qui s'évanouit doucement en fondu dans un film. On a tous déjà vécu ça quelque part... Allez, on danse...  

09:30 | Commentaires (0) |

14/02/2013

Amsterdam

 

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Quoi ? Non, c'est pas encore le weekend. Sauf pour l'homme. Qui, lui, débraie. Qui dépose l'outil. Qui en a marre et qui se barre. Qui part demain pour Amsterdam jusque dimanche et puis pour Noordwijk, là un rien à côté, à gauche, le-long de la mer, jusque lundi. Alors si vous ne le lisez plus, pas la peine de mettre les drapeaux en berne, de prévenir les services de secours ou d'alerter Child Focus, il reviendra plus tard. Bon. Allez. A plus. Dans le port d'Amsterdam... pom pom pom... y a des marins qui chantent... pom pom pom...    

15:28 | Commentaires (1) |