10/02/2013

Nespresso

 

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Hier l'homme s'est tapé le Media Marthe. Jade cherchait une machine à laver et donc l'homme a acheté un Nespresso. Et a reçu pour le même prix une belle boîte avec plein de capsules de toutes les couleurs, de toutes les saveurs, de toutes les origines, de tous les grains et de tout crin. Ensuite le vendeur lui a fourré dans la foulée une tablette genre i-pad dans les pattes et lui a demandé de remplir vite fait son adresse mail, son adresse web, son adresse privée, ses bonnes adresses, son adresse naturelle et sa maladresse occasionnelle. Bref, la totale. Puis, une fois de retour à la case de l'oncle l'homme (le lecteur averti reconnaîtra avec ravissement la subtile référence au célébrissime chef d'oeuvre de Harriet Beecher Stowe. Les autres n'ont qu'à aller se faire voir sur Wikipedia.), il a bien fallu s'enregistrer sur le site de Nespresso, sinon pas moyen de devenir membre du club et, surtout, de pouvoir commander les capsules caféinées à la caféine. Alors, comme l'homme a horreur de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un formulaire, un questionnaire ou un machin à remplir, à compléter, à rayer les mentions inutiles, c'est Jade qui s'en est chargée. Et donc rebelotte : nom, prénom, adresse, code postal, téléphone, mail... Aaah si sur ce coup un petit malin compare les deux bases de données, il connaîtra non seulement les coordonnées de l'homme et de Jade, mais en plus, il saura aussi qu'ils crèchent ensemble. Bon, jusque-là rien de dramatique. Mais si, un jour, l'un ou l'autre barjot informatisé parvient, avec l'un ou l'autre algorithme à la con, à croiser toutes les bases de données que nous avons remplies jusqu'ici pour commander des trucs en ligne, et ceci depuis que le web existe, ben il saura tout tout tout sur nous. A poil, qu'on sera. Il saura quels meubles on a dans le salon, quelles fringues on a dans nos armoires, quels appareils on a dans la cuisine, quels bouquins on a dans notre bibliothèque, quel hôtel on a pour nos vacances et tout le reste. Plus encore. Comme on a tendance à passer par l'internet pour arranger discretos nos petites affaires intimes, il apprendra par la même occasion la quantité de viagra que monsieur s'envoie, la taille et la marque du vibromasseur préféré de madame et, tant quà faire, toute la panoplie SM que les m'sieurs/dames utilisent pour leurs petits jeux coquins. Aaah, alors là, on rigole plus, hein. Ah bon !               

22:04 | Commentaires (1) |

Commentaires

Rigolo, cette manière d'écrire au conditionnel pour désigner quelque chose qui existe déjà ....

Alors, donc :
"Mais si, un jour, l'un ou l'autre barjot informatisé parvient, avec l'un ou l'autre algorithme à la con, à croiser toutes les bases de données que nous avons remplies jusqu'ici pour commander des trucs en ligne, et ceci depuis que le web existe, ben il saura tout tout tout sur nous"
...
est à remplacer par :
"Depuis que l'un ou l'autre barjot informatisé a croisé, avec l'un ou l'autre algorithme à la con, toutes les bases de données connectées, ben il sait tout tout tout sur nous"

Et obtenir ces infos, c'est facile.
Soit par la voie légale (NSA, polices diverses, ...), soit illégalement (les Anonymous se sont fait une spécialité de démontrer la risibilité de l’anonymat sur Internet - voir la publicité ici : http://www.youtube.com/watch?v=YwqjC6T4tD8).

Sur ce, bonne rigolade :-)

Écrit par : Marc | 11/02/2013

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