03/02/2013

Nuages

 

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Il faisait beau hier matin et l'homme, étendu sur son lit, regardait les nuages blancs glisser parresseusement sur le morceau de ciel bleu dans l'encadrement de la fenêtre. Il y en avait de toutes sortes, des grands, des petits, de toutes formes, des compacts, des effilochés, et surgissaient de manière totalement imprévisible du mur à droite de la vitre pour glisser ensuite plus ou moins vitre dans le carré d'azur et terminer leur course comme absorbés par le mur de gauche. Parfois aussi, l'espace de quelques secondes, aucun nuage ne se présentait, et seul un grand carré bleu ne subsistait. Et méditer, c'est exactement ça. C'est regarder passer les nuages de ses pensées, quelles qu'elles soient, dans le ciel bleu de son esprit. Sans rien faire. Sans essayer d'y changer quoi que ce soit. Sans tenter de les retenir ou de les chasser. Et parfois aussi, connaître des moments où aucune pensée ne survient et baigner quelques instants dans le silence de l'esprit. Et la méditation, l'homme en a grandement besoin ces jours-ci. Because trop de nervosité qui lui triture les tripes, trop d'adrénaline qui surgit et rugit de partout, trop d'actions à mener qui lui malmènent sa paix intérieure. A un âge où les neuf-dixièmes des michetons se la coulent douce, vont à la pêche ou taper la carte, partent zoner à la mer ou à la montagne, l'homme commence à se demander : tout ce bordel en vaut-il vraiment encore la peine? N'est pas un peu con, le gars, de continuer à s'exciter pour tous ces trucs et ces machins qui lui paraissent tellement importants aujourd'hui, mais qui seront à coup sûr totalement sans importance demain? Et si on foutait tout ce bordel par-dessus bord, hein? Une fois pour toute.

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