31/01/2013

Fibre

 

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Le boss de l'homme part bientôt à la retraite. Une affaire de quelques mois. Bientôt, voire même dans bien plus vite que pas longtemps, commencera la guerre de succession. Et la bagarre risque d'être rude car c'est vraiment une promotion au top du sommet de la pyramide, hein. Avec à la clé un méga bureau avec tapis, canapés et tableaux, caisse de fonction avec chauffeur et tout. Alors bien sûr, l'homme, lui aussi, pourrait  monter au créneau. A encore un reste d'ambition, le mec, qui rougeoie là, quelque part sous la cendre. Ou est-ce plus prosaïquement une envie de revanche, de damer le pion à tous ces michetons qui lui ont trop souvent barré la route et enfin pouvoir déployer pleinement ses ailes sans que personne ne puisse encore les lui couper (euh... les ailes, hein... ah bon).  Aaah, c'est pas de la toute belle perspective, ça ? Toutefois, assez bizarrement, sur ce coup, l'homme se tâte. Se demande s'il a la bonne fibre, suffisamment de carrure. Mais aussi s'il en a vraiment l'envie. Si au lieu de brûler son temps et son énergie à ce bazar - où vu l'ampleur du panier à crabes et surtout le calibre des crabes qui s'y pressent, ses chances restent minimes - il ne ferait pas mieux de ne pas se mêler à la mêlée, de retirer ses billes et de profiter peinard de la vie. Voudrait pas qu'au final, en cas de déconfiture/défaite/déception, il regrette tous ces jours perdus à se battre pour rien et toutes ces heures de stress où il n'aura pas vécu et qui ne reviendront jamais. Dilemme...        

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29/01/2013

Passage

 

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Aaah si on était conscient que nous ne sommes tous que de passage ici-bas, ben, on dépenserait nettement moins de temps et d'énergie à emmerder son monde, à nous rendre la vie impossible, à se tirer dans les pattes, à s'en mettre plein les lattes, à se bouffer le nez, le coeur et autres machins vitaux pour notre bonheur. Y aurait beaucoup moins de ça c'est à moi et pas à toi, de moi je prends ça et te laisse rien à toi, de bouge toi de là que je m'y mette moi. Et encore, l'homme ne parle pas des horreurs, des heurts et malheurs qui s'abattent chaque soir sur nos journaux télévisés, hein. Non non, si on gardait tous en tête que tous ensemble on est rien de plus qu'une association momentanée, que la vie n'est qu'une offre temporaire et que sur cette terre on a tous qu'une carte de séjour provisoire, ben, ce serait déjà pas mal. On vivrait nettement plus dans le fun, dans le cool, dans le laisse aller c'est une valse. On vivrait nettement plus. Point barre. 

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27/01/2013

Pirate

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C'est bien connu, le virtuel est entré dans nos moeurs, dans notre façon de vivre, d'être et même de penser. A tel point qu'il en est arrivé à complètement écraser le réel, le monde physique. Et là, faut tout de même faire un peu gaffe, hein. Surtout que tout le monde parle de virtuel par-ci, de virtuel par-là, comme si c'était du premier slip de ma soeur (que l'homme salue ici au passage), alors qu'il faut tout de même pas oublier que virtuel ça ne veut rien dire d'autre que  "susceptible d'exister". Et donc pas "exister". Et qu'entre "susceptible d'exister" et "faux", ben, y a pas des masses de différences. D'autant que ce monde virtuel, qui n'est donc qu'une réalité possible, potentielle, hypothétique, sans plus, est à son tour pollué par toutes sortes d'infos bidons, de photos truquées, de pseudos, de faux identifiants et autres faussetés de la même eau (usée). Avant, fallait être génial pour être faussaire. Contrefaire des billets de banques, des tableaux, des papiers d'identité, ben, c'était pas à la portée du premier barjot venu, hein. Fallait du talent, de la technique, du savoir-faire. Aujourd'hui, comme toutes choses, le faux c'est lamentablement démocratisé, vulgarisé et donc répandu comme une traînée de poudre (aux yeux). Et ceci avec autant plus de facilité que l'internet, comme si cela ne lui suffisait pas d'être virtuel, en met encore une couche et produit à son tour plein de programmes, d'applications et autres trucs téléchargeables pour jouer avec sa propre - fausse - réalité. C'est comme ça que l'homme, pour tromper la grisaille ambiante, c'est un rien amusé avec la page d'accueil de Skynetblogs. Just for the fun.        

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12:29 | Commentaires (2) |

24/01/2013

Génial

Alors sur ce coup, y a enthousiasme. Y a coup de coeur. Y a wwwaaaoouuuwww. Y a tout ça et en plus y a émotion. Non seulement la chanson, le texte, la musique, l'interprétation sont superbes mais aussi, et peut-être surtout, la vidéo est gé-ni-ale. En a presque la larme à l'oeil, l'homme, tellement c'est reconnaissable...

 

17:23 | Commentaires (0) |

21/01/2013

Gloire

 

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La gloire !!! Ce matin, à peine sorti du parking que l'homme enlise sa caisse dans la montée de la rue. Et j'te patine, et j'te reste sur place et t'as qu'à aller te faire foutre. A dû laisser glisser sa caisse jusque contre le bord du trottoir et la laisser sur place. Temps de parcours : 20 minutes. Distance parcourue : 3 mètres. Tension artérielle : 14-18. Humeur : gggrrrrooouuuummmmpppffff dedjeeu de non-di-dju de putain de bordel de neige à la con de mes deux. Conclusion, retour à la case départ. C'est à dire à l'appart. Heureusement y a le laptop. Malheureusement faut se connecter au réseau. Et justement, le réseau, tu sais ce qu'il te dit ? Va te faire voir chez les grecs, qu'il te dit, le réseau. Ze program iz not responding, qu'il te dit, le réseau. Et donc rebelote : milliard de milliard de putain d'informatique. Durée des tentatives de connection : 20 minutes. Résultat : nul de chez nul. Tension artérielle : 40-45. Humeur : où est ma Kalashnikov ? Téléphone au helpdesk. D'abord l'inévitable Mozart à l'autre bout de la ligne. Puis voix d'aéroport : tous nos opérateurs sont occupés, veuillez patienter. Enfin, le petzouille de service : z'avez bien fait ceci ? z'avez bien tapé cela ? z'avez bien poussé sur la touche machin ? z'avez bien ouvert la bonne fenêtre ? Ouais ouais ouàààiiis!!! j'ai bien fait tout ça. Non mais j'ai "connard" tatoué sur le front ou quoi ? Et le barjot de conclure : tiens, bizarre ça, je vois rien d'anormal, normalement ça devrait fonctionner, c'est pas normal, mais je peux rien faire, ré-essayez une fois tantôt et si ça ne va pas reprenez contact, alors on verra, merci, au revoir et à plus jamais. Alors l'homme a ressenti une énorme fatigue. Une immense envire de verrouiller la porte, de fermer les rideaux, de se foutre au pieu et de dormir. Question d'oublier, l'espace de quelques heures, cette vie et ce monde où décidément tout est fait pour faire ch...

13:00 | Commentaires (1) |

19/01/2013

Religion

 

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Décidément, tout est bureaucratisé en ce monde. Même la spiritualité, qui devrait normalement planer haut et loin au-dessus des préoccupations platement terre-à-terriennes des gratte-papiers fonctionnarisés, n'échappe pas à la règlementite aigüe par laquelle nos dirigeants justifient leurs émoluments démesurés (NDRL : outre la beauté intrinsèque de cette phrase, que nous n'hésiterons pas à qualifier d'anthologie, le lecteur attentif admirera au passage le foisonnement de néologismes, rivalisant d'audace, que cet auteur magnifique qu'est L'Homme nous offre à titre gracieux en ce jour pour le reste tout morose. N'hésitons pas à l'en remercier vivement). C'est ainsi que pour être reconnu en tant que religion il ne faut répondre qu'à 4 critères : regrouper plusieurs dizaines de milliers de fidèles, posséder un organe représentatif, être établi depuis longtemps dans le pays et avoir une utilité sociale. Le blog de l'homme répond à toutes ces conditions. Sauf que l'homme n'est pas un saint et qu'il n'est pas croyant. Ce qui est tout de même gênant pour une religion. Qu'à cela ne tienne, on en fera une religion sans dieu. Une religion athéiste, quoi. Aaah ça, ça lui plaît déjà plus, à l'homme. Une religion sans divinité reconnue mais où le divin serait présent en chacun de nous. Au même titre que l'amour, la bonté ou la beauté intérieure. Comme quelque part dans le Brahmanisme. A part que l'homme, s'il a un petit côté Brahmane, a surtout aussi un petit côté barman...

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15/01/2013

Contradiction

 

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Hier l'homme s'est tapé un entretien de quatre heures non-stop, en tête-à-tête, dans un local à part, GSM éteint, avec l'une ou l'autre consultante de l'une ou l'autre firme de consultance, pour définir son profil managérial, son style de management, ses points forts, ses zones de développement et autres trucs du genre. Elle lui a posé des tas de questions, fait plein de mises en situation, lui a montré un tableau et demandé ce qu'il y voyait, lui a fait remplir des questionnaires et commenter ses réponses, bref, la totale. Du tout bel assessment, comme on dit en espagnol. Résultat des courses, et ici l'homme résume because le bazar prend 10 pages :

- sa source d'énergie est l'introversion : il tire son énergie de son monde intérieur, de ses idées, ses émotions et ses impressions (son contraire est l'extraversion);

- sa perception est basée sur ses sensations : il recueille ses infos grâce à ses cinq sens, ce qu'il voit, ce qu'il lit, ce qu'il entend, bref ce qui est réel (son contraire est l'intuition);

- sa décision se fonde sur la pensée : il organise et structure les infos et décide de manière logique et objective (mais sur ce coup, c'est moins clair : il se trouve pile à mi-chemin par rapport à son opposé, le sentiment);

- son style de vie repose sur le jugement : il préfère vivre de manière planifiée et organisée (son contraire est la perception).

Vu comme ça, on pourrait croire que l'homme est aussi sec que du bois mort, aussi froid qu'un iceberg, aussi spontané qu'une calculette et aussi marrant qu'un cabillaud asthmatique. Et ben, c'est pas vrai. Because ici au-dessus il a été analysé uniquement sur ces compétences point de vue business : ses capacités de gérer, d'organiser, de décider, d'analyser, d'intégrer, de diriger et autres conneries du genre. Et sur ce coup, c'est tout à fait juste, because c'est exactement comme ça qu'il fonctionne quand il est en mode costard/cravetouze/pompes cirées. Par contre... par contre... en-dehors de ce contexte... quand il est en mode nanas/sentimental/qu'est-ce-que-tu-fais-ce-soir il est tout le contraire : hyper romantique, tempêtueux, tourmenté, flambeur, fonceur. Pur coeur. Pur je te veux. Pur le reste m'en fous.

C'est probablement ce qui explique son succès, tout à fait relatif, niveau boulot et son parcours, tout à fait catastrophique, genre montagnes russes/bang dans le mur, niveau nanas. 

21:25 | Commentaires (4) |