03/01/2013

Indifférence

 

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L'homme a reçu des bons-voeux-bonne-année-bonne-santé d'à peu près tout ce qui, de près ou de loin, bouge, gravite et tourne autour de lui, sur des orbites plus ou moins lointaines, des ellipses plus ou moins rapprochées. Et comme tous les ans, toutes ces fadaises annuellement obligatoires le gavent grave. D'autant que dans la plupart des cas, ils viennent de fadas et de nanas dont il n'a rien à cirer et qui le lui rendent bien mais qui, politesse et bienséance obligent, font au moins l'effort de faire semblant de croire vraiment ce qu'ils vous balancent. Par contre, y en a qui lui tiennent réellement à coeur et qui, eux, l'ont botté en touche, lui, l'homme. Et ça, justement, ça le touche. D'autant que lui est toujours là pour eux. Toujours attentif à eux. Toujours aux petits soins pour eux. C'est ainsi qu'il n'a toujours rien entendu de deux de ses trois gamins. On peut dire ce qu'on veut, mais un silence radio de deux-tiers, c'est tout de même un peu beaucoup, non ? Pourtant, le premier janvier, encore dans le gaz because étaient rentrés à 5h du mat Jade et lui, il leur avait bien téléphoné, lui. Ont bien dû voir quelque part sur leur GSM à la con qu'ils avaient loupé un coup de fil de leur vieux, non ? Non mais attend... Et pensez-vous qu'ils ont resonné ? Meeuuh non. Pas le temps, pas envie, pas la peine. Salut bonsoir le paternel, et à plus mais on sait pas quand. D'accord, tout le gnan-gnan sirupeux des voeux c'est des clichés, des civilités, des formules vides et tout ce qu'on veut, mais ça c'est pour les lointains, les connaissances, les relations. C'est pas la même chose pour ceux qui sont - ou devraient être - plus près. Même si les souhaits sonnent tout aussi creux, sur ce coup, ce ne sont pas tant les mots qui comptent, mais l'attention et l'intention. Et donc même l'attention et l'intention, t'oublies. Peut-être que l'homme prend un coup de vieux, que les années le rendent plus émotionnel à ce genre d'émo-bazar mais, quelque part, ça lui chiffonne un rien le coeur, cette indifférence.

Ou peut-être n'est-il tout simplement pas un aussi bon père qu'il se plaît à le croire...           

14:56 | Commentaires (1) |

Commentaires

L'insouciance de la jeunesse... Ce n'est que quand on sent le terme s'approcher qu'on pense vraiment ce qu'on fait. C'est peut-être ça qu'on appelle "maturité" ?
Sur ce, meilleurs voeux Homme ! Pas pour 2013, mais pour le reste de ta vie ! Na ! C'est fait une fois pour toutes comme ça !

Écrit par : Zosio | 04/01/2013

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