31/12/2012

Facebook

 

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Ce qui est comique avec Facebook c'est que d'un côté on met son profil dessus pour être dans le coup, pour être connu et reconnu par le plus de monde possible, pour rester en contact partout et toujours, pour se créer un méga réseau d'amis et avoir plein de potes, pour partager sa vie, ses expériences et ses émotions, bref, plus social que ça t'es mort, mais que d'un autre côté, ben, faut tout de même pas trop pousser non plus, on veut bien jouer la transparence ma non troppo hé, l'ouverture d'accord, mais alors à obturation variable. Et donc celui-là peut voir ceci mais pas ça, celle-là peut lire ça mais pas ceci, et je te filtre, et je te bloque, et je t'empêche de, et je te désactive que c'est pas beau à voir. En fait personne n'a de secrets mais tout le monde se planque. Se cadenasse. Tourne à double tour ses paramètres de confidentialité et d'identification. Bizarre ça, non? Aaah mais attention, hein, y a aussi encore quèque chose comme la vie privée, le respect de la vie privée, la loi sur la vie privée. Ah bon! Non non, de nos jours tout le monde est très à cheval sur sa vie privée, hein. Pour rien au monde on ne veut être privé de sa vie privée, hein. Ah bon. Maintenant on peut se demander si tout ce mic-mac sur la protection de la vie privée ne veut tout simplement pas dire que tout le monde a une vie cachée... 

Bon, sur cette dernière bafouille de 2012, l'homme vous souhaite un bon réveillon, une bonne année, une bonne santé, une bonne doufe et une bonne gueule de bois. Pour sa part, il descend tantôt sur Anvers pour y faire le singe dans l'un ou l'autre hangar à la con. Allez, courage ! C'est juste un mauvais moment à passer... 

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29/12/2012

Congé

 

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L'homme est en congé. Enfin, en congé... faut voir. Pour une fois qu'il ne doit plus bosser pour son boss, il bosse pour Jade. En clair : city shopping à fond la caisse. Jeudi ont été à Anvers. Où y avait un marché de noël avec un grand sapin, plein de petits chalets avec à boire et à manger, une grande roue illuminée, plein de monde sous la pluie et foule dans la Zara, le H&M, le Massimo Dutti et l'Esprit. Vendredi ont été à Lille. Où y avait un marché de noël avec un grand sapin de noël, plein de petits chalets avec à boire et à manger, une grande roue illuminée, plein de monde sous la pluie et foule dans le Zara, le H&M, le Massimo Dutti et l'Esprit...

Aujourd'hui, l'homme est en solo. Jade est partie avec son fiston. Vient de larguer sa nana, le petit gars, une coincée genre fait pas-ci fait pas-ça, range-moi-ci nettoie-moi-ça, mange pas-ci boit pas-ça. Mortel ça, pour un gaillard de 24 ans qui aimerait tout de même vivre un rien sa belle jeunesse avant de devenir définitivement vieux. Résultat, la nana a repris ses billes, c'est à dire ses nippes et ses nappes, ses cliques et ses claques, ses verres et ses vases, ses petites cuillères et ses petites culottes, son grille-pain et son ramasse-miettes, son fer à crolles et son fer à repasser, sa brosse à dent et la brosse des cagoinces, son nounours pour dormir et son canard pour dans le bain, bref tout. Et donc les voila partis, le petit et sa môman, direction Ikea ou un truc du genre, question de ré-équiper le gamin. Aaah l'homme, ça lui rappelle son premier divorce, ça, quand sa môman a fait exactement la même chose pour lui... Snif, m'escuse, un moment d'émotion... 

L'homme quant à lui en a profité pour faire un petit golf. N'avait plus jouer depuis un an, because pas le temps, toujours à la bourre et pas que ça à faire, et craignait un rien d'avoir l'air tout con après ce long laps de temps. Et ben pas du tout. A retrouvé tout de suite toutes ses sensations, le mec. Plus même, question jeu, s'est retrouvé exactement au même niveau qu'avant. D'accord, son niveau était nul, mais tout de même hein... Ah bon ! 

17:59 | Commentaires (3) |

26/12/2012

Lendemain

 

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Par rapport aux fêtes, le parcours de l'homme est invariablement cyclothymique. Dans un premier temps, il n'aime pas. Faut se préparer, se fringuer, être là à l'heure, pfff... comme quand on bosse, quoi. Préfèrerait avoir la paix. Peinard dans son peignoir, un bouquin à la main, chez lui. Une fois au coeur des festivités, par contre, l'homme se sent beaucoup mieux. Parfois même se sent bien. Discute, se marre, participe. Pour, le lendemain, immanquablement, se réveiller tout cafardeux, tristounet et fragilisé. Comme s'il avait claqué d'un coup tout son capital de gaieté, d'optimisme et de bonne humeur. Surtout quand, au levé, il rencontre sur son smartphone sa bouille, que l'un ou l'autre joyeux luron n'a pas manqué de coller sur Facebook, et qui l'enfonce encore plus dans son cirage existentiel. Car il ne se reconnaît pas en ce mec. Ce lui, n'est pas lui. Est un autre. Cette image ne lui correspond en rien. Ce gars a une tête de vieux, de retraité, d'éteint. Alors que lui, il est jeune, dynamique et encore vif que c'est pas possible. Non non, y a de l'imposture là. De l'usurpation d'identité. C'est pas la photo de l'homme, c'est le portrait de Dorian Gray... Aaah le magnifique défi : se réconcilier avec la réalité. Pas de la toute belle bonne résolution pour 2013, ça ? Ah bon ! Hein, quoi ? Qui a dit "bonne chance...!!!", là, au fond à gauche ? 

11:43 | Commentaires (1) |

23/12/2012

Christmasseeuuuh

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20:41 | Commentaires (0) |

21/12/2012

Parking

 

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Alors, c'est hier soir et l'homme a tout eu : le boulot, les bouchons, le Delhaize et tout le reste, et est sur le point de se pèter l'aorte lorsqu'il déboule sur le parking de là où il crèche et où y a gggrrrroouuummmpppffff nondidju di nondidju di nondidju une putain de camionnette à la con avec sur le toit plein d'échelles, de tuyaux et d'autres bazars à la con garée pile sur son emplacement réservé. Alors le mec l'homme, chauffé à blanc, tonne, détonne, klaxonne que c'est pas possible mais rien ne bouge et personne ne vient. Et donc, ggggrrrooouuuummmmppfff, bien décidé à emmerder l'emmerdeur, il gare sa caisse juste à 10 cm derrière la casserolle de l'enfoiré. Si tu veux te casser, mon pote, bonne chance et le bonjour à ta soeur. Une fois dans l'appart, l'homme, toujours sur sa lancée meurtrière, genre typhon, appelle le syndic. Lui laisse juste le temps de dire allo et le tétanise sur place : non mais c'est vrai, voila six mois que la grille électrique, automatique, et même informatique puisqu'il faut un code pour entrer, est foutue, que tout le monde entre et sort du parking comme dans un moulin, qu'y en a marre d'avoir toutes les cinq minutes l'un ou l'autre barjot qui lui squatte son emplacement. Alors quèsqu'on fait, hein, syndic de mes deux? A l'autre bout, l'autre est tout tremblottant : il cause dans le genre ben, la grille sera réparée fin janvier, il cause de peut-être téléphoner aux flics, il cause de faire enlever le véhicule, il cause du n'importe quoi, bref, au final, le message qu'il cause est clair : rien à cirer de votre problème, démerdez-vous et bonne chance. Merci syndic. Entretemps l'homme a maté par la fenêtre que le petzouille de la camionnette s'est pointé. Le gars regarde la caisse de l'homme, regarde tout autour de lui, regarde en l'air, genre comment je vais faire pour m'en sortir ici. L'homme descend. Gggrrrooouuummmpppfff non mais savez pas que c'est un parking privé ici, hein? j'douille j'sais pas combien, moi, par mois pour pouvoir me garer à l'aise, pouviez pas caler votre bahut ailleurs qu'ici, hein, y a pourtant plein de place dans la rue, non? C'est quand même pas difficile, hein? Le gars le regarde comme si un extra-terrestre venait de lui taper son épée laser zzziiinnngggg dans les noix. Il bredouille. M'escuse. Savais pas. Pensais que. Il regarde l'homme, lui sourit. Il pleut sur sa salopette. Il a l'air fatigué. Il est tard. Sûr qu'il préfèrerait, lui aussi, être chez lui plutôt qu'ici. Et là, instantanément, l'homme se sent tout con. Et sur ce coup c'est lui qui marmonne. Un truc du genre, bon ben, allez ça va, on va pas en faire une macédoine, hein, déplacez votre camionnette et on en parle plus. Pouviez pas savoir. Me suis peut-être un rien laisser emporter. Encore un peu et c'est l'homme qui s'excusait. Encore un peu et il se sentait coupable. Non mais c'est vrai, au final, le mec, il était là pour bosser. Devait pas toujours être facile pour lui non plus, hein. Alors leçon : la gentillesse, y a rien de plus désarmant.     

09:07 | Commentaires (3) |

19/12/2012

Chanson

Allez hop, une tite chanson... y avait longtemps... Hein? Ben non, y a pas de clip, de vidéo ou un truc du genre qui bouge. Hein? Ben ouais, c'est en flamand. Où est le problème? Déjà qu'en anglais on pige pas la moitié. Sans parler de l'italien d'Eros Ramazzotti ou des machins en ukrainien, albanais ou lituanien de l'eurovision... Alors soyons pas sectaires, le bazar ici en-dessous c'est top. La voix, la musique, le tempo, l'arrangement, tout. Et pour le reste, c'est comme les femmes : pas besoin de comprendre pour aimer.   

18:22 | Commentaires (0) |

17/12/2012

Zéro

 

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Zéro c'est le nombre de jours de maladie de l'homme cette année. Fou, ça, hein. Pas un seul jour qu'il s'est fait porter pâle. Alors on pourrait dire que c'est plutôt une bonne nouvelle, ça. Et bien pas du tout, rien n'est moins vrai. Plus même : tout est plus faux. Pourquoi ? Ben simplement because non seulement il finira par claquer comme tout le monde, mais en plus, comme si ça ne suffisait pas, ça veut dire qu'il va claquer en bonne santé. Et ça, c'est grave. Car là (bruni ou pas) tu pars d'un coup : tu te lèves et tu pètes de santé et une heure après tu pètes une artère et t'es couché pour toujours. Aaah, inquiétant ça, tout de même. Surtout avec la vie qu'il se paie, le mec. Pleine de stress, de mayonnaise, de sauces, de frites, de pinard, de pas le temps, de pas que ça à faire, de bouge tes fesses, connard, c'est vert. Quoi? L'homme, jamais content? Ben non. D'autant que Jade est de nouveau à Paris pour la nuit, qu'il a fait tout gris toute la journée et tout noir dès l'après-midi, qu'il est tout seul comme un con à angoisser comme un con devant cette télé à la con et que tout soudain, à côté du grand sapin tout illuminé, il se sent tout éteint.    

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