10/12/2012

Iceberg

 

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L'homme ne suit aucun blog. Il trouve le sien tellement bon que les autres à côté lui paraissent totalement cons... mmmwwwoouuahahaha... naaan, c'est pas vrai... n'a tout simplement pas le temps, c'est tout... En fait il en suit un, de blog, celui d'une gisquette qui a mené au moins une demi-douzaine de vies, qui a connu plein d'amours, des somptueux et des lamentables, et plein d'amants, des somptueux et des lamentables aussi, et qui, plein de fois, a touché le soleil et autant de fois bu la tasse, façon Icare. Bref, une nana à qui on ne la fait pas et dont l'écriture est aussi ramassée et sans ambages que le titre de son machin : 58. Alors l'autre jour elle écrivait qu'en ce moment elle vivait en pleine dérive - ce qui avec l'existence, le milieu et l'entourage qu'elle se paie ne surprendra personne - ne parvenant plus à concilier la personnalité qu'elle montrait aux autres avec sa personnalité telle qu'elle était réellement.

Alors voici ce que l'homme en dit. Et attention, hein, petit rappel pour tous ceux qui ne le sauraient pas encore, l'homme est un manager qui fait dans le management sans ménagement, et dont la spécialité est ce qu'on appelle le change management ou, comme on dit en anglais, la gestion du changement. Et même, le changement de la gestion. Mais ça, c'est plus cher. Tout ça pour dire qu'il en connaît un bout, hein, sur la psychologie, la structure mentale et l'état d'esprit des petzouilles à qui il faut à tout prix faire avaler un changement alors qu'ils se sentent parfaitement bien comme ils sont et qu'ils n'ont pas du tout envie de changer quoi que ce soit dans leur routine à la con.

Alors voila. En fait, chacun de nous est comme un iceberg : on ne laisse apparaître aux autres qu'1/7ème de ce qu'on est. En fait, ce qu'on laisse apparaître n'est rien d'autre qu'un comportement. On se comporte comme si on en avait rien à cirer ou on se comporte comme si on prenait tout au sérieux ou on se comporte comme si... Toutefois, l'important est ce qui reste sous eau. Ce que personne ne voit. Ainsi la couche la plus profonde en nous est l'inné. Ce qu'il y a dans les gènes. Avec juste au-dessus, le caractère, c'est à dire l'inné mais alors enrichi par nos acquis : l'éducation, l'enseignement, l'expérience et tous les râteaux qu'on a pris en pleine bouille. Puis viennent les valeurs qui se sont développées en nous et les croyances qu'on a développées malgré nous (genre : je suis comme je suis...) et finalement, juste en-dessous de la surface, se trouvent nos compétences : ce en quoi on est bon et ce en quoi on est mauvais. 

Le problème c'est que seule la partie visible de l'iceberg, c'est à dire le comportement, donne du résultat. Quel que soit le domaine : professionnel, amoureux, relationnel... Et que seul les compétences peuvent influencer le comportement. Alors travailler sur les compétences professionnelles d'accord, mais les compétences amoureuses et relationnelles, alors là, l'homme dit : bonne chance.

Et donc l'homme répète ce qu'il a déjà écrit en commentaire sur le blog 58 : pas évident de vouloir à tout prix concilier être et paraître. 

    

19:24 | Commentaires (2) |

Commentaires

Effectivement ...
Pas évident de concilier être et par-être.
Comme chute et par(a)chute : c'est la même mouvance.
Sauf que para-être, cela ne sonne pas bien, alors le "a" a sauté :-s

Écrit par : Marc | 11/12/2012

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Parfaitement bien dit !
J'approuve totalement !

Écrit par : zosio | 11/12/2012

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