04/12/2012

Contrôles

 

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Aaah les fêtes, les marchés de noël avec leurs genièvres bien glacés, les réveillons avec leurs vins bien chambrés, les réceptions avec leur champagne bien frappé... le rêve mouillé, l'érection annuelle, l'orgasme hivernal de tout ce qui glandouille en bleu avec un sifflet et qui enfin peut, à coeur joie, prononcer ces mots priapiques : contrôle, soufflez. De partout ils sont sortis des buissons où ils se terraient jusqu'alors pour traquer sans merci le gibier de potence qui avait l'outrecuidance de se déplacer à du 60 là où seul le 50 est autorisé, pour surgir tout de go, au milieu de la nuit, excités comme des pucelles, avec leurs petites loupiotes bleues, leurs petites matraques oranges et leurs petits marcels en fluo rouges et jaunes, cette fois pour faire leur fête à tous les malheureux citrons qui ont le malheur de faire la fête. Aaah, la sécurité routière... là, on rigole plus hein. Et à juste titre, à juste titre. Sauf que sur ce coup la sécurité routière on s'en fout. Ce qui compte, c'est d'encaisser un maximum de pognon. La preuve ? L'Institut Belge de la Sécurité Routière écrit texto dans une enquête toute récente : "Plus l'automobiliste est jeune, plus la consommation d'alcool augmente le risque d'avoir un grave accident corporel. Ceci s'explique de deux manières : d'une part, les capacités de conduite des jeunes automobilistes sont plus affectées que celles des conducteurs plus âgés à un taux d'alcoolémie identique. D'autre part, la consommation d'alcool des jeunes automobilistes diffère de celle des automobilistes plus âgés. Bien que les jeunes conduisent moins souvent sous influence que les conducteurs plus âgés, ils consomment en moyenne plus d'alcool, ce qui a pour conséquence qu'ils sont plus fortement sous influence". Et quelle est la stratégie répressive cette année ? Et ben, c'est juste le contraire : déplacer les contrôles des dancings aux... restaurants, question d'arnaquer un maximum de conducteurs entre 40 et 55 ans, statistiquement les moins dangereux... Si ça c'est pas de l'arnaque... Alors là, m'escuse hein, mais le schnock se rebiffe. Non mais attend, faut pas pousser non plus... L'homme veut bien douiller, mais pas pour les conneries des autres...

Aaah la provoc, la polémique, l'homme adore. Alors il en remet une couche : une tite chanson de Bob Dylan, judicieusement intitulée "Everybody must get stoned"... Un délire qui décoiffe... A mettre à fond les baffles dans votre caisse lorsque prochainement l'un ou l'autre illuminé, allumé et lumineux de partout, vous fera souffler dans le ballon... Mmmmwwwooouuuaahahaah...

 

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