01/11/2012

Défoulement

 

engueulade-2.jpg

Là où l'homme bosse, s'il n'est pas vraiment au top, il n'en est pas vraiment loin non plus. Disons qu'y en a pas des masses au-dessus de lui. Et donc est aussi souvent en contact avec l'un ou l'autre cabinet de l'un ou l'autre Minisse. Parfois même il voit le cabinet plusieurs fois par semaine. Ce qui est sain, diront certains. Mais sur ce coup, on parle pas tout à fait de la même chose. Bref s'il écrit tout ça - ce qui d'ailleurs n'est pas sans risque, because n'a pas envie de se faire repérer, le mec : ce serait pas le premier qui se ferait virer à cause de ça, dans ce merveilleux pays où règne la liberté d'expression, mais où il faut tout de même pas s'exprimer trop librement non plus, hein - c'est que l'autre soir il s'est tapé une toute belle engueulade, le mec. De la prise de bec de première. Du coup de gueule trois étoiles. Et faut absolument qu'il scribouille la-dessus, question de se défouler un bon coup. Et de se débarrasser des bestioles qui lui rongent la tête de l'intérieur. C'est qu'il s'est fait traiter d'emmerdeur, de critiqueur, d'empêcheur de tourner en rond. Paraît qu'il est insaisissable, qu'on sait pas ce qu'il pense réellement, si on peut compter sur lui ou pas. C'est que l'homme n'est membre d'aucun parti, d'aucun syndicat ni d'aucun autre machin à la con qui réfléchit pour les autres et décide pour les autres ce qui est bien pour eux ou pas. Et donc n'a pas de mot d'ordre à suivre, d'idéologie à défendre, de dogmes à respecter. L'homme pense par lui-même et tout seul. Comme un grand. Alors parfois c'est en faveur des uns et au détriment des autres, mais parfois aussi, c'est le contraire. Et comme en plus il sait pas la fermer... Quand il a quelque chose sur la patate il doit le dire. Ou l'écrire. Quelles qu'en soient les conséquences et peu importe qui il a en face de lui. C'est plus fort que lui. Sinon se sent moche. Avec un indicible sentiment de lâcheté par rapport à lui-même. Avec lequel il lui est impossible de vivre. Résultat : ça a gueulé dans tous les sens. Et comme il s'est pas gêné d'en mettre lui-aussi une couche, ben, ça promet pour la semaine prochaine. Mais bon, faut vivre dangereusement.      

14:25 | Commentaires (6) |

Commentaires

L'important est que l'Homme puisse se regarder dans la glace, les yeux dans les yeux, en disant : "c'est mon choix" (ou pensée, ou ... bref, c'est toi :-)

Me fait penser à un truc.
J'envoie ça dès que je le retrouve dans le fouillis de mon disque dur :-)

Écrit par : Marc | 02/11/2012

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Voilàààà :

Si tu peux voir détruire l’œuvre de ta vie
Et sans dire un seul mot, te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et te sentant haï, sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois,
Si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu peux observer, méditer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur, sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu peux être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu sais conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres la perdront ;

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à jamais tes esclaves soumis,
Et ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils ….

Rudyard KIPLING (Titre original: If…)
Version chantée par Bernard LAVILLIERS sur http://www.youtube.com/watch?v=E1gDoZpl7Fk

Écrit par : Marc | 02/11/2012

Voilàààà :-)

Si tu peux voir détruire l’œuvre de ta vie
Et sans dire un seul mot, te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et te sentant haï, sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois,
Si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu peux observer, méditer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur, sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu peux être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu sais conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres la perdront ;

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à jamais tes esclaves soumis,
Et ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils ….

Rudyard KIPLING (Titre original: If…)
Version chantée par Bernard LAVILLIERS sur
http:// www . youtube . com / watch?v=E1gDoZpl7Fk

Écrit par : Marc | 02/11/2012

Et comme je n'apprécie pas du tout le sexisme ....
J'en ai fait une variante que j'ai offerte à ma fille :


Si tu peux voir détruire l’œuvre de ta vie
Et sans dire un seul mot, te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amante sans être folle d’amour,
Si tu peux être forte sans cesser d’être tendre,
Et te sentant haïe, sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueuses pour exciter des sottes
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Reines,
Si tu peux aimer toutes tes amies en sœur,
Sans qu’aucune d’elles ne soit tout pour toi ;

Si tu peux observer, méditer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructrice,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’une penseuse ;

Si tu peux être dure, sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudente,
Si tu peux être bonne, si tu peux être sage,
Sans être morale ni pédante ;

Si tu peux rencontrer victoire après défaite,
Et recevoir ces deux menteuses d’un même front,
Si tu sais conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres la perdront ;

Alors les Reines, les Déesses, la Chance et la Victoire
Seront à jamais tes esclaves soumises,
Et ce qui vaut bien mieux que les Reines et la Gloire,
Tu seras une Femme, ma fille ….

Rudyard KIPLING
(Titre original: If…), adapté par Moi :-)

Écrit par : Marc | 02/11/2012

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Superbes textes, Marc... Merci...

Écrit par : Un homme à Marc | 03/11/2012

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Avec plaisir :-)

Écrit par : Marc | 04/11/2012

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