19/10/2012

Naître

 

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Alors l'autre soir, l'homme regardait l'un ou l'autre documentaire scientifique sur National Geographic ou géographique sur National Scientific, enfin un truc du genre, avec plein d'alligators, de baleines et autres bestioles de nature naturelle dans la nature. Et en regardant ces images, sans vraiment faire attention, un peu comme on mâche un chewing-gum, il s'est retrouvé dans une sorte de rêverie philosophique, et s'est dit que, en fait, il avait eu du bol de naître en tant que homme. Tant qu'à naître, ben, il aurait tout aussi bien pu naître, sais pas moi, comme dauphin, lézard ou bonobo, et ce serait peut-être lui qu'on serait venu filmer. Aurait pour le même prix passé toute sa vie à se geler les noix dans les eaux salées de l'une ou l'autre mer à la con, le gars. Ou à bouffer des mouches avec sa langue de lézard. Ou, babouin, à sauter toute la journée les babouines en se lèchant les babines. D'autant que si on remonte dans le temps, loin dans le temps, on a tout de même tous commencé par être poisson, puis par ramper le bide dans la poussière, avant de se ballader à quatre pattes pour, au final, se dresser et devenir les bipèdes debout que nous sommes. Evolution, que ça s'appelle. Et en anglais, la même chose. Ce qui est curieux, vu que les langues germaniques et latines sont tout de même très différentes, même si fondamentalement elles découlent toutes deux d'un même tronc commun, à savoir le groupe centum des langues indo-européennes et que... mais bon, va pas vous faire un cours de linguistique comparée ou d'histoire des langues, hein, le mec. Surtout vu le côté lamentablement rachitique de vos neurones, au demeurant - et sans vous traiter de demeurés - déjà relativement clairsemés au départ, ça et là, dans cette vague masse spongieuse en flottaison entre vos oreilles et que, non sans prétention d'ailleurs, vous appelez cerveau... Aaah bien sûr, l'homme aurait pu naître châton et vivre comme un gros matou, passant son temps à laper sa portion de Sheba et à glandouiller du tapis au fauteuil et du coussin au banc de fenêtre. Ou chat de gouttière, certe bouffant dans les poubelles et roupillant à la belle étoile, mais libre comme l'air. Sait d'ailleurs pas très bien ce qu'il choisirait, l'homme. 

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