28/06/2012

Oublié

 

6e4031l6.jpg

"Pfff... quelle vie de con", c'est la phrase que l'homme murmure chaque soir, genre mantra, sur la route du retour. Et ce soir, sa caisse dans les embouteillages, sa bouille dans l'airco et ses pensées dans le cirage, il n'en est pas autrement. Non mais c'est vrai, il passe ses journées à s'essorer les noix au boulot alors que le lendemain du jour même où il aura arrêté de bosser, plus personne ne parlera de lui, ne pensera à lui, ne se souviendra de lui. Il ne laissera même pas un vide. Enfin, pas un grand et certainement pas longtemps. A son burlingue y en aura simplement un autre qui fera ce qu'aujourd'hui il fait. Et de lui il ne restera rien d'autre que l'une ou l'autre signature enfouie dans l'une ou l'autre archive, qu'une image occasionnelle et furtive dans la tête de quelques-uns, rien de plus, Ce sera comme s'il n'avait jamais été là. Disparaîtra sans laisser de traces. Comme évaporé qu'il sera, le mec. Désintégré et télétransporté vers nulle part. Alors la question est : est-ce que tout ça, toute cette fatigue, tous ces efforts, tout ce stress, tout ce temps brûlé, en vaut-il la peine? De toute évidence, la réponse est non. Alors, un rien négatif par cette lourde soirée d'orage, l'homme? Naaan. Appelons ça un accès de lucidité. Alors savez quoi ? Va faire l'amour à Jade, le gars. Lentement. Longuement. Sensuellement. Se perdre dans le plaisir et le présent. Pour oublier toutes ces choses pour lesquelles il est trop tard.          

20:40 | Commentaires (0) |

25/06/2012

Vasodilatateur

 

topelement.jpg

Voila-ti pas que l'oeil exercé, style lynx, de l'homme tombe sur un article articulé autour des maladies coronariennes, et qui dit que leur guérison est favorisée par deux facteurs : le mariage et un taux élevé de testostérone. L'un n'ayant d'ailleurs aucun rapport avec l'autre. Au contraire. Les mecs genre bombes testostéroniques (m'escuse pour les postillons...) ayant la fâcheuse habitude de stimuler plusieurs nanas simultanément, sans simulation mais non sans dissimulation, leur état marital en devient bien vite marginal, voire même terminal. Et donc, le plus souvent, c'est soit le mariage soit le testostérone qui fait que, niveau cardiaque, on s'en sort mieux. Le mariage because c'est un facteur de stabilité, de bonheur, d'espoir, de réconfort (enfin, si le mariage est heureux... voir les réserves ci-dessus) et le testostérone because c'est un vasodilatateur qui vous dilate les vaisseaux, et donc les corps caverneux, que c'est beau à voir (z'avez qu'à demander à madame). Alors ce qu'il y a de bien avec les vasodilatateurs, c'est leur mode d'administration. Si par voie injectable c'est pas le pied, par contre par voie sublinguale (sub-lin-guale...pfiou... quel programme...) ou orale (alors là c'est... encore plus pfiou...) c'est plutôt sympa, non ? D'ailleurs c'est pas pour rien que les médocs du genre sont appelés sympatholytiques, hein. Quoi ? Si ça se trouve en pharmacie ? Pas la moindre idée. A les coronaires super, l'homme. De la dilatation naturelle, en 3D (avec ou sans lunettes à la con) et en relief polychrome, qu'il a, le gars. Autrement, paraît que le Yohilpine, le Yohimbine ou un truc du style peut faire des miracles. Vous le dira dans vingt ans, le mec... mmmwwoouuahahaha...  

22:01 | Commentaires (3) |

23/06/2012

Philomatique

La philomatique, savez ce que c'est ? Naaan, savez pas. Because savez pas savoir. Because l'homme vient d'inventer le mot. Néologisme que ça s'appelle. Alors la philomatique c'est quoi ? Ben, c'est la traduction d'une notion philosophique en une formule mathématique. Vu votre bouille ahurie, l'homme donne un exemple : le bonheur. Comment définir mathématiquement le bonheur, hein ? Ben... et si on disait que le bonheur est égal au succès par rapport aux attentes. Aaah, pas mal, ça hein. Plus vos attentes sont couronnées de succès et plus vous êtes heureux, ça tient la route, non? Algébriquement, la formule du bonheur, devrait donc ressembler à :

 

bonheur.GIF

dans lequel B = le bonheur, S = le succès et A = les attentes.

Le corollaire du machin c'est que moins les attentes sont élevées et plus élevées sont les chances de succès et donc d'être heureux. Non mais, vous vous rendez compte des répercussions révolutionnaires que cette simple formule peut avoir sur votre vie quotidienne !? Exemples : si vous n'attendez pas le bus, vous ne serez pas déçu qu'il ne vienne pas. Si vous n'attendez pas Godot, vous ne serez pas malheureux s'il vous pose un lapin. Non non, à côté de ça, E=MC² c'est nul... Dorénavant appelez-moi Homstein. 

23:17 | Commentaires (3) |

20/06/2012

Solo

Ce soir, Jade a laissé l'homme en rade. A un dîner business avec quelques petzouilles d'affaires, la nana. Et donc a laissé l'homme comme la margarine: solo. Alors le mec a bouffé sa tartine avec de la salade de poisson dessus, a repassé ses chemises (une bleue et une grise), pris sa douche, ouvert sa bouteille La Gravière Grand Poujeaux 2008 et puis son laptop, façon jadis, style avant, genre époque où il ramait tout seul dans son océan de solitude. Et justement, là tout à l'heure, de la terrasse de l'appart où il crèche à présent, il a levé les yeux vers la terrasse, la baie vitrée et les velux de l'appart où il crèchait avant, peut-être 30 mètres plus haut, mais désormais aussi lointain que Mars. Même si ça fait pas des masses qu'il l'a quitté. C'est que le temps est insaisissable. Le présent peut durer une éternité alors que le passé, lui, n'est jamais qu'un souffle. Allez comprendre... Mais bon, on va pas tomber dans la cafardise noire, dans le spleenesque abyssal ou l'angoissade dolorosa, hein. Au contraire, si on se faisait un petit plaisir, hein ? Quoi ? Naaan, pas solitaire ! Coquines, va... Un plaisir partagé. Et en musique en plus. Car si le temps nous est étranger, love is a stranger tout aussi bien... 

 

21:13 | Commentaires (0) |

19/06/2012

Pèriss

 

b59e7002-27a8-11e0-bfff-a06417009677.jpg

Et voila, ze man is bac from Pèriss. D'accord d'accord, ça vous pompe et z'en avez rien à cirer mais l'homme va quand même vous faire la totale de son long weekend à Paris. D'autant qu'il n'a pas la moindre idée de ce qu'il pourrait bien scribouiller d'autre. Alors voila. Point de vue bouffe et bibine : z'ont bu du champe dans des verres à bière (une idée du beauf de l'homme, ça : une flûte c'est tout petit, tout étroit, tout fermé et ça étouffe le goût du champe, par contre un grand verre bien large et tout, ben, ça en libère toute la saveur... alors en avant, ont descendu vite fait une bouteille à l'apéro) et dans un troquet du Trocadéro de la bière dans des verres à vin (apparemment une coutume chic locale), ont mal bouffé au "Clocher de Montmartre", mangé avec peine les penne de "Chez Francis" Place de l'Alma mais dégusté comme des seigneurs au "Jules Verne" de la tour Eiffel. Au cimetière de Montmartre, n'ont pas vu sa tombe, à Jules Verne, mais par contre se sont arrêtés devant celles de Zola (imposante), de Stendhal (sobre) et de Michel Berger (toute tristounette). Sur le toit décapoté de bus à impériale, entourés de russes, d'espagnols, d'amérloques, de ritals, de polonais, de hollandais, de chinois, de japonnais, de coréens du sud et de lapons du nord, z'ont vu la place de la Concorde, de Clichy, de la Bastille, de la Madeleine, de l'Opéra, sont passés devant les gares du Nord, de l'Est, d'Austerlitz et de Lyon, ont roulé sur les Champs-Elysées, les quais et les grands boulevards, ont vu défiler les Invalides, le Louvre, l'Etoile, l'Hôtel Dieu, la Mairie de Paris, les sex-shop de Pigalle, le Moulin Rouge et l'Académie Française. A pied ont grimpé les escaliers du Sacré-Coeur, déambulé sur le Parvis de Notre-Dame, flâné le long des boutiques de la rue du Faubourg Saint-Honoré et de l'avenue Montaigne. En bateau sont passés sous le pont Neuf, de l'Alma, des Arts, Alexandre III et encore une bonne vingtaine d'autres. Et enfin, en voiture, sont rentrés claqués.            

14:38 | Commentaires (3) |

14/06/2012

Paris

 

1210-jules-verne-le.jpg

Yéééé, Jade et l'homme passent le weekend à Paris. Un weekend prolongé en plus. Because sont invités. Par le super beauf et la grrrrande soeur du mec ci-après dénommé l'homme. C'est que son beauf avait envie de faire un petit resto, alors pourquoi pas à Paris, hein ? Et tant qu'à faire, pourquoi pas à la tour Eiffel, hein ? Ben ouais, pourquoi pas. Et donc aussitôt dit aussitôt fait, et les voila partis. Enfin presque puisqu'en fait c'est demain qu'ils partent. Je sais je sais, c'est une occasion unique pour les innombrables fans français de la France française de rencontrer enfin l'homme, non seulement en live mais en plus de son vivant. Alors si d'aventure vous vous balladiez samedi vers midi dans les environs de la tour Eiffel et qu'en passant vous apercevez un passant qui passe inaperçu, ben, c'est lui, l'homme. Aaah pas simple, hein ! Alors bonne chance. Ceci dit, même s'il prend son matos infomatique avec lui, c'est pas sûr que dans les jours qui suivent y aura beaucoup à lire sur son blog, hein. Va pas à Pèriss, comme disent les Nouilles Yorkées (aaah pas facile, celle-là, hein...), pour rester plongé la bouille dans son laptop, hein, le mec. Ah bon !               

      

20:06 | Commentaires (1) |

12/06/2012

Moral

 

vitamin-d.jpg

Selon la dernière enquête en date sur le bien-être psychologique des belges, 8% avouent avoir tenté de se suicider, 10% souffrent d'angoisses, d'anxiété ou de dépression, 57% ont recours à un psy et 45% craignent de tomber dans la pauvreté. Bref, tout va bien : 120% des belges se sentent mal. Et hier justement, l'homme lui-aussi s'est senti moche de partout, et même de toute part. La tête lourde, les jambes lourdes, le coeur lourd. Coup de vieux. Coup de fatigue. Coup de cafard. Résultat, l'homme a été voir madame le docteur. Alors voyons ça, ôtez-moi un peu votre chemise. Tension artérielle ok, coeur ok. Et puis elle : stress? Lui : Ben ouais, tout de même. Elle : faites du sport? M'aviez pas dit l'autre fois que vous jouiez au golf? Lui : ben oui. Et d'ajouter : mais je ne joue plus. Jouais comme une clette, en ai eu marre de râler comme une bête sur cette balle de mes deux qui part dans tous les sens, dans la flotte, dans le bunker, dans le rough, bref partout sauf dans ce trou à la con où elle devrait rentrer et ai décidé une fois pour toute de ne plus rien faire qui puisse de près ou de loin me frustrer, m'énerver ou, d'une manière ou d'une autre, me les casser. Elle : Aaah, je vois. Z'êtes un perfectionniste, hein !? Lui : ben ouais. Elle : ben, au lieu d'arrêter le golf, serait peut-être mieux d'arrêter d'être perfectionniste, non ? Lui : grrrmmmoumpfff (silence). C'est qu'elle a raison, évidemment. Mais c'est que c'est vite dit aussi. Because on ne se change pas comme on se change, hein (de slip etc...). Bref, la doc lui a prescrit des pilules avec plein de vitamines, des tas de minéraux, des masses de ginseng, de ginkgo biloba et de protéines, des tonnes de kcal et pas d'agents de conservation, ce qui est curieux, vu que les pilules, si on les prend, c'est justement pour être bien conservé...  

20:13 | Commentaires (2) |