30/05/2012

Narcissisme

 

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Mmmouaahahahah... l'autre nuit l'homme a eu un rêve. Typiquement un rêve d'homme. Un rêve de fou. Ce qui revient au même. Il a rêvé qu'il avait un pénis comme une montagne. Un pic. Enorme et tout en hauteur. Avec une route sur ses flancs. Une route de montagne, étroite, en lacets, avec des épingles à cheveux, jusqu'au sommet. Un sommet tout rouge et tout luisant - ben tiens - où des gens se balladaient. Probablement pour admirer le panorama... mmmmouaahahah... complètement con... Il a rêvé tellement fort qu'il s'est réveillé, le zizigouillard gonflé comme un Pirelli de formule 1. Alors, comme Jade et lui sont encore tout neufs point de vue couple, et donc encore au stade relationnel béni mais éphémère où on se dit tout - enfin, espérons - il lui a raconté son fantasme onirique dans tous ses détails. Et comme l'homme lui disait que ce rêve reflétait décidément toutes les appréhensions, inquiétudes et incertitudes qu'ont les mecs niveau zizi, elle lui a rétorqué : ou simplement leur narcissisme. Bang... touché. Et en plus, elle n'a peut-être pas tort, la nana.  

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28/05/2012

Vitamine D

 

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Ce qui a de bien avec le soleil c'est qu'il est le seul moyen de produire des vitamines D, indispensables si vous voulez pas qu'en fin de carrière vos os se transforment en biscottes Heudebert. Quoi ? Non, l'homme n'a rien contre les biscottes Pelletier mais il a mis Heudebert juste pour rimer avec "carrière". D'autres questions ? Non ? Alors on continue. Mais attention, faut aussi faire gaffe qu'en ayant le cul tanné on ne ramasse pas en même temps l'un ou l'autre bazar cutané (m'escuse... c'est très mauvais, je sais... doit être la chaleur...). Et donc faut bien se protéger le dermatologique, hein. S'enduire de partout. Et surtout pas lésiner sur le facteur. D'ailleurs c'est bien connu, plus le facteur est élevé et mieux c'est. Toutes les nanas qui le laissent rentrer après qu'il ait sonné deux fois, vous le diront. Le problème c'est que tout ce qui est bon pour la peau est mauvais pour les os et tout ce qui est bon pour les os est mauvais pour la peau. Un dilemme insoluble (sauf dans l'Eristoff Black, et encore...) ? Peut-être. Mais pas pour l'homme, qui vous livre ici le secret du bronzage heureux : il se colle une méga couche de lait solaire sur la bouille, le bide et les cannes et puis... rien du tout au niveau du dos. Ce qui fait que côté face il bronze comme un chokotoff et côté pile il fabrique de la toute belle vitamine D. Alors qu'est-ce qu'on dit ? Merci, docteur l'homme. Ah bon.             

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26/05/2012

Importance

 

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Se donner de l'importance, c'est pas difficile, tout le monde peut le faire. Suffit d'avoir une grande gueule et de déplacer beaucoup d'air. Et donc y en a plein comme ça, qui parlent trop et trop fort, qui gesticulent dans tous les sens, qui font tout pour se faire remarquer. L'homme a horreur de ça. Est du style taciturne, le gars. N'aime pas trop prendre la parole, ne prend pas trop plaisir à s'entendre parler, ne dit pas "moi je" toutes les cinq minutes. Et donc n'impressionne personne. Certainement pas d'emblée. Because préfère écouter et ne causer que quand il a quelque chose à dire. C'est à dire peu mais, dans la mesure du possible, bien. Et ça, ça porte ses fruits. Aaah évidemment, ça lui prend plus de temps pour se faire connaître et, le cas échéant, apprécier. Mais par contre, le jugement qu'on porte sur lui a l'avantage de durer. De tenir la distance. C'est qu'il en a connu plein, l'homme, d'étoiles montantes qui se sont fait descendre, de mecs gonflés et aussitôt dégonflés, de petzouilles condescendants qui se sont fait descendre comme des cons, de barjots qui ont cru le lâcher et qui maintenant lui courent après. Non non, la seule vraie importance n'est pas l'importance qu'on se donne mais l'importance que les autres vous donnent. Pour ce que vous êtes, pour ce que vous représentez pour eux, pour ce que vous leur apportez. Tout le reste, c'est du vent.

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23/05/2012

Eté

 

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Yéééé... tout à coup, et même soudainement, c'est l'été. Le printemps on l'a skipé, passé, outrepassé. Et avec l'été c'est comme si un essaim, un nuage, une nuée de nanas plus affolantes les unes que les autres s'était abattu sur la ville. Non mais c'est vrai, en hiver, les nanas on les voit pas. Disparaissent. Sortent pas. Comme si elles hibernaient. Comme s'il y avait quelque part un grand nid où elles dormaient toutes ensemble, emmitouflées et bien au chaud dans leurs cocons. Et qu'aux premières chaleurs de l'été, elles se métamorphosaient en chrysalides, en nymphes, en papillons déployant enfin leurs longues ailes fragiles et colorées pour venir papillonner partout dans les rues ensoleillées par le soleil solaire (nom d'un chien, l'homme, quelle fibre poétique, quel élan lyrique, quelle envolée céleste... non non, je vous le dis, moi, ce mec ira loin dans la littérature littéraire, apollinaire, baudelaire et même, pour ceux qui lisent dans le train, ferroviaire). Quant à l'endroit précis où se situerait ce nid, mystère. Depuis le temps que l'homme cherche dans les moindres coins et recoins des cités urbaines, des campagnes rurales et des parcs industriels où y a pas de parc... mais sans résultat, en vain. Et de toute façon, le jour où il trouvera, vous pouvez lui faire confiance hein, il vous le dira pas... mmmwwoouuuahahaha... pas fou, le mec, hein.          

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21/05/2012

Belgique

 

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Vendredi dernier l'homme a ramassé une amende de l'administration des finances parce qu'il avait omis d'envoyer une déclaration pour déclarer qu'il n'avait... rien à déclarer. Vive la Belgique !

Aujourd'hui l'homme veux téléphoner pour un renseignement au bureau de poste de son patelin. Trop simple : désormais les bureaux de poste belges n'ont plus de numéro de téléphone !!! Faut passer par un call-center, appuyez sur un pour... appuyez sur deux pour... appuyez sur trois pour... tous nos opérateurs sont occupés pour l'instant... veuillez réessayer plus tard... tûûût... et le client, on s'en tape la rondelle. Résultat : l'homme a dû envoyer un courriel. Y a plus qu'à espérer que le barjot de service à la poste trouve le bouton pour allumer son ordi. Vive la Belgique (bis) ! 

Toujours aujourd'hui, l'homme avait besoin d'une bête info auprès de sa banque. Il compose donc le numéro de "votre conseiller", comme y a marqué sur la lettre qu'il a reçu la semaine dernière de son agence et qui justement l'informe qu'il dispose désormais d'une ligne directe avec "votre conseiller" afin de "mieux vous servir", "de répondre au plus vite à vos questions" et "dans l'espoir de" et bla bla bla. Super cool, ça. Sauf qu'au lieu de tomber sur "votre conseiller", il tombe sur un... call-center. Et donc rebelote : appuyez sur un pour... appuyez sur deux pour... appuyez sur trois pour... puis entend une voix digitalement suave lui dire "votre conseiller est momentanément indisponible"... puis tic tac tac son appel est dévié et, oh merveille, une voix, une vraie voix de vraie femme celle-là, décroche, s'informe de son problème et l'informe par la même occasion que sur ce coup il a atterri au phone banking et donc pas à son agence, qu'elle est par conséquent dans l'impossibilité de lui donner l'info demandée, qu'elle transmettra cependant sa demande, qu'il aura une réponse quand on lui répondra et merci, salut et au revoir. Vive la Belgique (ter) !

Là dessus, l'homme a raccroché, a senti comme une immense lassitude l'envahir, a éteint son ordi, fermé ses dossiers, éteint la lumière, fermé la porte de son bureau, est descendu au parking souterrain, a pris sa caisse, s'est arrêté au Delhaize, a acheté à boire, est rentré chez lui et a bu. A la santé de ce pays dont heureusement les habitants sont plus intelligents et courageux que ceux qui les dirigent et où heureusement les travailleurs ont plus de bon sens et de sens de l'éthique que ceux qui les emploient. Allez, tout n'est pas perdu.   

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20/05/2012

Réveil

 

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Un des phénomènes récurrents de la vie en couple est ce que les chercheurs des prestigieuses facultés  universitaires de Céroux-Mousty ont appelé l'Asynchronisme Réveillatoire Chronique ou ARC. L'ARC survient de manière persistante au matin de chaque jour de congé, de vacance, de weekend ou férié, bref à chaque fois qu'on peux faire la grasse mat' sans se faire entuber par l'un ou l'autre réveil à la noix. La pathologie se déroule invariablement selon un même processus: vous êtes en train de pioncer comme un chef, vous en écraser que ça vous fait du bien que c'est pas possible, lorsque soudain vous entendez au loin l'autre chipoter dans les armoires de la cuisine ou laisser tomber sa brosse à dent dans le lavabo de la salle de bain ou chercher l'un ou l'autre truc dans la commode juste à côté du pieu. Ce même pieu où, de votre côté, vous tentez désespérément de ne pas vous réveiller. Et paraoxalement, plus l'autre est prévenant, attentif, précautionneux dans ses faits et gestes, plus il fait gaffe à ne pas faire de boucan, à rester le plus silencieux possible, et plus tout ce qu'il fait prend une sonorité tout à fait disproportionnée par rapport à son ampleur réelle. La moindre petite cuillère remuée résonne comme un gong japonnais, le moindre filet deau qui coule du robinet a les résonnances d'un torrent de montagne. Comme si moins on faisait de bruit et plus on en faisait. Un facteur aggravant est lorsque l'autre est atteint du syndrôme de Duracell, qui fait que dès l'instant où il ouvre un oeil il part comme une fusée en une phase d'hyperactivité aigüe, qui le fait s'agripper de manière compulsive et convulsive au premier fer à repasser, torchon ou Swiffer venu. Car là, il colle en plus un effroyable sentiment de culpabilité au malheureux qui tente, désomais en vain, de dormir du sommeil du juste... Attention hein, tout ceci l'homme l'écrit avec plaisir, d'une plume légère et amusée. Plus que quiconque il sait le bonheur d'être réveillé par la vie de l'autre, lui qui a connu le silence mortel de tant de réveils solitaires.               

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18/05/2012

Soustraction

L'autre jour c'était l'annif de l'homme. Jusqu'à ses 35 ans, il aimait bien, ses annifs. Après, de moins en moins. A partir de 40 il a détesté. C'est que quand on est jeune, les annifs c'est une progression, une croissance, un épanouissement. Une multiplication d'attentes, d'espoirs, d'avenirs possibles. Après ça devient plutôt une soustraction. Les années encore à vivre moins celles qu'on a vécu. Tout ce que la vie a fait de nous moins tout ce qu'on en attendait. Tout ce qu'on a réalisé moins tout ce qu'on rêvait de réaliser. Quoi? Sombre, l'homme? Non, pas du tout. Plutôt indifférent. L'indifférence tranquille de ceux qui savent qu'ils ne changeront plus rien à ce qui a été et pas des masses à ce qui sera. Bon, revenons aux choses sérieuses : qu'est-ce qu'on mange ce soir?

 

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