18/05/2012

Soustraction

L'autre jour c'était l'annif de l'homme. Jusqu'à ses 35 ans, il aimait bien, ses annifs. Après, de moins en moins. A partir de 40 il a détesté. C'est que quand on est jeune, les annifs c'est une progression, une croissance, un épanouissement. Une multiplication d'attentes, d'espoirs, d'avenirs possibles. Après ça devient plutôt une soustraction. Les années encore à vivre moins celles qu'on a vécu. Tout ce que la vie a fait de nous moins tout ce qu'on en attendait. Tout ce qu'on a réalisé moins tout ce qu'on rêvait de réaliser. Quoi? Sombre, l'homme? Non, pas du tout. Plutôt indifférent. L'indifférence tranquille de ceux qui savent qu'ils ne changeront plus rien à ce qui a été et pas des masses à ce qui sera. Bon, revenons aux choses sérieuses : qu'est-ce qu'on mange ce soir?

 

14:18 | Commentaires (4) |

Commentaires

Taureau l'Homme ?

Écrit par : Moi | 18/05/2012

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Euh... ouais... m'escuse...

Écrit par : Un homme à Moi | 20/05/2012

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Rigolo : autre chemin (de vie), autre manière de ressentir cette vie ....

Jusqu'à 40 ans, je haïssais mes anniversaires.
Puis, à 45 ans, j'ai invité ceux qui comptent "pour de vrai", et pas les "papa-maman-gamins".
Déjà, ce fut plus réduit, plus convivial, plus gai aussi.
Et maintenant, je continue, comme le bon vin : chaque année, je deviens meilleur.
Et plus modeste, "bien sûr" ,-)

Écrit par : Karl | 25/05/2012

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Aaah... pas con ça, de n'inviter que ceux/celles qui comptent pour de vrai... Mais pas évident non plus... Faut encore que tous ceux/toutes celles qui sont appréciés par le fêtard s'apprécient aussi entre eux/elles...

Écrit par : Un homme à Karl | 26/05/2012

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