13/02/2012

Temps

 

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Avant, jusqu'à il y a plus ou moins deux ou trois cents ans, le temps était cyclique. Il s'écoulait uniquement au fil des saisons. Le progrès était imperceptible. Ou tellement lent qu'on avait encore largement le temps de l'assimiler, de le gérer et de le digérer. Et donc, quand on avait atteint un certain âge, ben, on avait tout vu, tout connu, tout vécu. Et la mort, comme de toute façon il ne restait plus rien à vivre, en devenait acceptable. Aujourd'hui, c'est tout le contraire. Le temps n'est plus cyclique mais linéaire. Il va toujours de l'avant. Et le progrès est omniprésent, journalier, quotidien. Plus encore, il ne cesse de s'accélérer. Et là, dans une vie qui n'est plus jamais achevée, qui ne s'arrête plus, où plus rien n'est répétitif, qui se réinvente à chaque instant, qui renaît chaque jour, la mort n'en devient que plus absurde, inacceptable et toujours plus inacceptée. Avec tous ces vieux qui s'adonnent au culte de la jeunesse. A grands coups de crèmes anti-rides, de lifting en tous genres et autres anti-oxydants à la noix, Mais qui trompent-ils, en fait ? Tout au plus eux-mêmes. Car c'est pas demain la veille que Chronos l'aura dans l'os.

09:40 | Commentaires (1) |

Commentaires

Toi aussi, tu aurais pu tomber dans le panneau du culte de la jeunesse !
T'as d'ailleurs surement encore l'adresse du petzouille en blouse blanche qui opère dans le ravalement de façade et qui t'assure une bouille rajeunie de combien encore ? 10, 15 ans ....

Écrit par : Marie L | 14/02/2012

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