02/02/2012

volcan

 

5526314b.jpg

Elle le tient. Depuis deux jours. Une sorte de colère. Sourde. Profonde. Contre tout et tout le monde. Sans distinction. Initiée par une accumulation de petites irritations, enflée par une multiplication de petites déconvenues, exarcerbée par une superposition de petites déceptions. En fait, plein de petites incisions, mais dont l'enchaînement s'avère aussi dévastateur qu'une pluie de coups de couteaux. Un grondement intérieur qui ne le lâche plus. Qui l'étouffe. Qui le bouffe. Qui lui fait cogner le coeur dans les jugulaires. Qui fait qu'il se sent comme un volcan doit se sentir juste avant l'éruption. Une tension incessante. Oppressante. Alors il s'emmure dans le silence. N'a envie de rien, besoin de rien. Veux juste qu'on lui foute la paix. Une paix royale. Et attend l'heure d'aller dormir. En espérant que demain, au lever, la tempête sera apaisée.    

22:29 | Commentaires (2) |

Commentaires

Ça va rien changer pour toi de le savoir.... mais t'es pas le seul !

Écrit par : Marie L | 03/02/2012

Répondre à ce commentaire

Depuis deux jours,il ne dit plus rien et je sens l'odeur de la colère...Je ne sais pas sous quelle forme ? Mais ,elle va sortir !
Il va se coucher sans rien dire,je sens en lui l'envie de me vomir toutes ces obscénités qui lui déchirent la tête.
Tu penses donc être le seul,toi l'homme, a avoir cette ire en toi ?
Tu imagines peut-être que je me délecte de ta tourmente,que ton agonie est le nectar de mes nuits?
Tu en crêves,dis-tu....Et bien,je crêve doucement,tu me tues avec une férocité lancinante,tes regards méprisants sont une écorchure permanente.
Tu es passé de la lumière à l'ombre..tu me le fais payer en me jetant dans les ténèbres de l'incertitude,mon âme est aux abois et je te jure que dans ces moments là,je te voue aux gémonies.
J'abhorre ton corps aussi raide que ton esprit durci par l'idée de me détester,tu en aurais presque du plaisir!
Puis lorsque tu sens que mes limites sont là,par le principe des vases communiquants,tu deverses silencieusement tes aigreurs en moi,et je te sens beaucoup mieux.
Alors tu te decides à me demander avec ton mépris coutumier:"t'es pas de bonne,toi?"

Écrit par : Isabelle | 09/02/2012

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.