19/12/2011

Capitonné

 

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Il est des jours où rien n'atteint l'homme. Des jours où il vit dans une sorte d'indifférence ouatée, matelassée, capitonnée, qui ne laisse rien passer de ce qui autrement ne manquerait pas de l'énerver sur le champ. Comme si ses neurones à un moment donné cliquaient sur un bouton "pause", le faisant fonctionner en mode insouciant, lui créant une bulle de quiétude intérieure. Des jours où il est certe présent mais absent. Ainsi ce matin, l'homme ne s'est pas dépêché le moins du monde sous la douche, n'a pas juré nondidju de nondidju quand il a vu sa caisse verglacée façon Cornetto sur le parking, s'est pas excité dans le trafic, n'a pas péter un câble pendant qu'il glandait en attendant ce foutu ascenseur de mes deux qui n'en finissait pas d'arriver, n'a pas râlé parce qu'il faisait comme chaque lundi un froid de canard dans son bureau because les petzouilles du bâtiment allumaient le chauffage beaucoup trop tard, ni même lorsque la réunion prévue a été retardée d'une demi-heure et qu'il n'a pas que ça à faire. Bref, il s'est comporté presque... normalement. Ce qui n'est pas normal. Me ferait pas un petit début de sagesse, le mec? J'espère bien que non.

13:55 | Commentaires (1) |

Commentaires

Ben si !
Pas la peine se se prendre la tête sur ce qu'on ne peut pas changer !
Autant mettre le matelassage et laisser couler...

Écrit par : Moi | 19/12/2011

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