08/12/2011

Lance

 

foudroye.jpg

L'autre jour au boulot, l'ascenceur était en panne et l'homme s'est farci 4 étages à pied. Et soudain il a perçu une douleur lancinante, une lance plantée au milieu de la poitrine. Heureusement ça n'a duré qu'une seconde. Le temps cependant de se dire : suppose que ton coeur lâche ici et maintenant, dans un claquement de doigts, style rupture d'anévrisme, que tout devienne noir, que tu tombes inconscient et que tu ne te réveilles plus, que ta vie finisse ici, dans ce couloir, à même le sol, loin de chez toi, loin des tiens, loin de tout, que t'aies pas eu le temps de dire au revoir, à personne... Alors une infinie tristesse s'est emparée de lui. Un sentiment infini de fragilité. De regret aussi. De n'avoir pas suffisamment vécu. De ne pas vivre suffisamment. De vivre une non vie. Tout ça en un éclair dans sa tête. Et puis il a respiré un bon coup. A secoué la tête. Repris ses esprits. Et ses activités de con. Changer de vie ? Personne ne change de vie. On est tous prisonniers.    

15:04 | Commentaires (6) |

Commentaires

Si tu me fais ça ...... ben ....... j'te tue !!!! :)
Blague à part, prendre le moindre signe de douleur thoracique très, très au sérieux ....

Écrit par : Marie L | 08/12/2011

Répondre à ce commentaire

D'un autre côté, si c'est à la pointe du sternum, ça peut être l'estomac...

Écrit par : Walrus | 08/12/2011

Répondre à ce commentaire

Se croire prisonnier est tellement plus facile que de prendre les choses en main ....

Écrit par : marie | 08/12/2011

Répondre à ce commentaire

Tu m'ôtes les mots du clavier ...

On a toujours le choix.
Parfois, c'est le courage d'assumer ces choix qui manque.
Mais ça, c'est autre chose.
Autre chose aussi de juger ou de se sentir juger : le choix est toujours le bon choix.
Exactement :
Le bon choix.
Qui, comme tout les choix, peut être changer ensuite.
Reste que, parfois, souvent, c'est plus confortable de ne pas le changer et de s'en plaindre, de se victimiser. Avec l'avantage de trouver une personne qui nous donnera du réconfort, voir un erzatsz d'amour, ce truc qu'en nous plaignant nous ne nous donnons pas à nous-même.

Je moralie ?
J'ai facile ?
Je condamne, juge, ... ?
Ben non, l'Homme, je me décris aussi un peu .... ,-)

Écrit par : Marc | 10/12/2011

C'est pourquoi il faut vivre chaque instant comme s'il était le dernier, chaque aurevoir comme s'il était un adieu, chaque minute avec les gens qu'on aime comme s'il n'y aurait plus rien après, pour que chacun se souvienne de l'amour qu'il recevait de toi, de la part de toi que tu offrais à l'autre...

Écrit par : Moi | 09/12/2011

Répondre à ce commentaire

Quand tu pars le matin, embrasse ta Dame comme si tu ne le reverrais pas le soir.
Car un jour, cela sera ....

Essaie ...
Depuis que je fais ça, j'ai du soleil pour la journée.
Et je suis plus calme à l'idée que ce jour se rapproche, plus serein.
Quand à savoir si je le vivrai bien ... je verrai : pas trop pressé d'expérimenter ça : pas fou à 100% quand même :-s

Écrit par : Marc | 10/12/2011

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.