30/11/2011

Allumé(e)

 

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Allumer : enflammer de désir (un homme). C'est pas l'homme qui le dit, mais le Petit Robert. La parenthèse (un homme), aussi. Ce qui est un rien con. Comme si les nanas pouvaient pas tout aussi bien être allumées, hein. D'autant que, sur ce coup, la linguistique et la science se rejoignent de manière tellement troublante que l'homme en est troublé. Car voila-ti pas que des chercheurs scientifiques, biologiques, neurologiques et, dans le cas qui nous occupe, franchement orgasmiques, ont réalisé grâce à l'IRM, une vidéo avec dessus le cerveau d'une gisquette qui s'explose les neurones en plein 7ème ciel. Quoi ? Si ! Les nanas ont un cerveau. Et que je n'entende plus de réflexion de ce genre, hein, bande de sexistes, va ! Ah bon ! Non mais ! Et donc quèsqu'on voit sur les images du machin ? Ben, que les lobes cérébraux de la madame, d'abord en rouge (au repos), virent progressivement au jaune (en activité) et finissent BOUM tout à fait blancs (en activité maximum) au moment suprême, avec à la clé un hypothalamus complètement dégoupillé qui gicle plein d'ocytocine (hormone du plaisir) tout partout et à tout va. De la toute belle illumination, ça. De l'allumage de première. Du pétard comme au 14 juillet. Aaah, mais l'homme comprend tout, à présent. Se demandait déjà comment ça se faisait que, même avec la lumière éteinte, il parvenait pas à dormir, le mec. Maintenant tout s'esplique. C'est à cause de Jade, qui lui illumine ses nuits que les loupiotes de fin d'année des Champs Elysées c'est rien du tout à côté. Non non, cette fois c'est décidé, se couchera plus sans ses Ray Ban, le gars. Non mais c'est vrai, le sommeil, c'est important...        

 

Alors voila la petite vidéo... Détails qui ont leur importance : la bouille en question est celle d'une nana de 54 balais qui joue du clito en solo dans le labo. Faut pas demander l'incendie quand c'est le mec dénommé l'homme qui est aux manettes, hein... Wouaaaahahahah... Naaaan, c'est juste pour rire... Allez, matez-moi ça, m'en direz des nouvelles...   

 

  

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29/11/2011

Bonheur

 

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Tout est mesurable. Même le bonheur. Ainsi, quand l'homme vivait encore seul, son score sur l'échelle du bonheur, devait être d'environ 3 sur 10. Avec des crises à 2 mais aussi des moments à 5 sur 10. Mais pas plus, hein, jamais. Aujourd'hui, il doit tourner autour des 8 sur 10. Avec des passages à 7 et des pointes à 9 sur 10. Attention, quand l'homme parle de bonheur, c'est le bonheur global, all-in, tout compris, comment on se sent à la fois niveau boulot, nanas, pognon et autres machins susceptibles de nous foutre le moral en l'air ou au contraire de nous donner une pêche que c'est pas possible. Evidemment, faut rester honnête avec soi-même. Pas jouer de petits jeux, comme on le fait si souvent. Quand on se dit "allez, c'est pas grave", alors qu'on a le coeur piétiné grave. Quand on se dit "ça va aller", alors qu'on sait pertinement bien que ça ne va pas aller du tout. Non non, faut jamais faire semblant. Because de toute façon, au final, on ne trompe personne. Pas les autres et encore moins soi-même.  

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27/11/2011

Meubles

 

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La dernière fois que l'homme avait été chez Ikéa, c'était quand il avait emménagé dans son appart. D'accord, son ex et lui se sont séparés de commun accord, parce qu'ils vivaient en désaccord, mais c'est lui, l'homme, qui a quitté la bicoque. Et comme il s'est taillé sans rien, il a dû tout acheter. Alors l'homme, pragmatique, pratique et parfois même sympathique, a simplifié l'affaire, et a tout, mais alors là, absolument tout, de la petite cuillère au grand lit, de la loupiote de salon à la salle à manger, de l'essuie de bain à la brosse des cagoinses, embarqué dans les grandes boîtes en carton du grand démonteur suédois pour les remonter dans son petit chez lui. Le roi du Black&Decker qu'il devenu, le mec. Une star du tournevis. Un Napoléon du plan d'assemblage. Et en plus s'est tapé tout le montage en solo, hein. Trop fier pour demander un coup de main. Pas envie de devoir dire merci. Surtout pas être redevable de quoi que ce soit à qui que ce soit. Ok, il a sué comme une bête. Ok, il a juré nom-de-djeu de nondidju de bordel de putain de merde et plein d'autres trucs genre saloperie de brol d'Ikéa de mes deux, ok il en a jeté des planches et des écrous contre les murs et en bas des escaliers (son appart est un duplex...), mais en fin de course, il a tout de même tout fait tout seul, comme un grand, hein, le gars. Ah bon. Tout ça pour dire aussi qu'il s'est installé minimaliste, le mec. Pour presque pas un rond. Because, quelque part, il savait que ce n'était que passager. Que du temporaire de chez temporel. Qu'une chambre d'hôtel. Mais alors une avec ses meubles à lui. Et aujourd'hui, il remet ça et laisse à nouveau tout derrière lui. Débarque sans rien chez Jade qui, elle, est meublée comme un chef. Et avec goût en plus. Un petit nid tout chaud. Manque juste une armoire, genre penderie, pour y caler ses fringues à lui. Et donc hier, retour à la case Ikéa. Quatre ans après, presque jour pour jour, fin d'une vie, début d'une nouvelle. Combien encore ? Combien ?   

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25/11/2011

Jupe

 

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Toujours à la bourre, le mec dénommé l'homme, et donc toujours pas le temps d'écrire des masses. Juste ce petit entrefilet pour dire qu'aujourd'hui c'est la journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes. Une initiative que l'homme soutient bien entendu à 100%. Et pour marquer le coup, pour déclarer haut et fort que le fait de porter une jupe, même minuscule, n'est ni un appel au viol, ni une invitation à venir leur palper les fesses, ni un feu vert pour une partie de jambes en l'air, mais tout simplement une manière d'exprimer leur féminité, certaines d'entre elles ont lancé pour ce 25 novembre une campagne intitulée "Toutes en jupe". Mais attention hein, sur ce coup, mesdames, mesdemoiselles, faut bien faire gaffe à la prononciation, hein, surtout pas faire la liaison : c'est "Toutes en jupe" et pas "Toutes sans jupe", hein. Ah bon. Non mais c'est vrai, un malentendu est si vite arrivé...

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23/11/2011

Art de vivre

 

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Alors aujourd'hui, c'est simple, l'homme va rien écrire de phénoménal, d'original, ni même de génial. C'est qu'il a plein de réunions, de trucs budgétaires et autres conneries du même style à faire et donc pas que ça à faire. Va simplement vous scribouiller vite fait quèque chose sur sa soirée d'hier, et après basta. Alors voila. Hier soir Jade, qui est dans l'événementiel que s'en est démentiel, était à Anvers pour un truc machin bazar, l'homme sait même plus exactement quoi, parvient plus à suivre, enfin bref, elle devait bosser. Si bien que l'homme était home alone. Alors, comme il a horreur de la télé, il en a profité pour repasser vite fait ses chemises. Comme dit le proverbe chinois, quand l'ananas se casse, la poire repasse. Naan. L'homme dit ça pour le fun. N'est pas du tout la poire dans cette histoire, le gars. Jade le dorlote en tous points, le mijote aux petits soins, le suçote dans tous les coins, non non, l'homme est un mec content qui aime jouer avec les mots, c'est tout. Bref, le voila donc, le fer à repasser à la main, régulièrement pschitt plongé pschitt dans un nuage pschitt de vapeur pschitt, en train de lisser ses Café Coton, Angelo Litrico et autres Zara Men. Mais, question de se consoler des villes de grandes solitudes, comme le chantait Sardou, il a aussi ouvert une magnifique bouteille La Gravière Grand Poujeaux, un splendide Moulis en Médoc de 2008 (10,99 € au Delhaize du coin) qu'il vous recommande de tout coeur. Et donc, une fois la première chemise repassée, on fête ça et, hop, on boit un coup. Aaah décidément, super bon, ce pinard, Non non, vraiment. Allez bon, on continue. Et hop la deuxième chemise et hop un deuxième coup. Sait pas pourquoi mais à la troisième chemise, le fer glissait déjà beaucoup mieux. A la quatrième, la glisse était carrément olympique. Le slalom géant de Val d'Isère, qu'il vous descendait, le mec, sur sa planche à repasser. Quant à la cinquième, c'était comme le saut à ski du grand tremplin de Garmisch-Partenkirchen hein, le fer atterrissant avec élégance sur la manche bien tendue de sa chemise et s'arrêtant net, après avoir exécuté un freinage aussi précis que spectaculaire, juste au bord des manchettes. Epoustouflant. Aaah quel style, quelle classe, quel panache ! L'homme, not the ironman of Hawaii, but ze ironing man of ze world. Aaah rendre le désagréable agréable, c'est tout l'art de vivre, ça. Non ?         

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21/11/2011

Paperasses

 

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Alors voila, les dés sont jetés - espérons que pour une fois il ne soient pas trop pipés - Jade et l'homme vont vivre ensemble. L'homme quitte son appart, va déménager sans se ménager, emménager sans ménagement, pour s'engager avec engagement et résolution sans dissolution dans une nouvelle voie, une nouvelle vie, une nouvelle fois, avec une nouvelle fille. Pfiou, sur ce coup, c'est laissé un rien entraîner, le mec. Allez, on reprend son souffle et on continue. Et donc, l'homme s'est plongé dans ses armoires, question de faire le tri dans toutes ses paperasses entassées depuis des années. Tant de choses qu'il a écrites. Des canevas de récits, des débuts de romans, des textes de chansons, des nouvelles etc, du temps où à chaque nouvelle année il se disait que cette année il serait publié, qu'à chacun de ses anniversaires il se disait que cette année il ferait un tabac. Tellement d'interviews qu'il n'a pas données, de best-sellers qu'il n'a pas dédicacés, de reportages qui ne lui ont pas été consacrés. Aaah évidemment, s'il avait été jusqu'au fond de ses dégoûts, de ses colères, s'il avait été 100% lui-même et pas 50% lui-même et 50% tel qu'il devait être pour les autres, pour être supportable pour les autres, pour être acceptabe pour les autres, pour plaire aux autres, vivre avec les autres. Alors là, fièvreux, seul et perdu, il aurait pu écrire pour de vrai, des mots qui arrachent, des phrases au fer rouge, des pages qui restent. Mais donc rien de tout ça. Alors, quand il a refermé les portes de l'armoire pleine de papiers tout jaunis écrits à la main, de feuillets un rien moins jaunes, tapées à la machine à écrire, du temps où y avait pas encore d'ordinateurs et d'imprimantes, et de feuilles, plus blanches celles-là, couvertes d'arial 12, l'homme a eu comme un sentiment de regret. De tristesse aussi. Si jamais il se remettait à l'écriture, ce sera pour écrire une autobiographie. Non pas celle de sa vie, mais celle de la vie qu'il aurait aimé vivre. L'autobiographie de son ombre, en quelque sorte.

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19/11/2011

flashes

 

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Sait pas si c'est cette lancinante, et à son goût beaucoup trop présente, prise de conscience de sa propre finitude, ou si c'est le jeu subtil d'Eros et Thanatos, ou si c'est tout simplement la chute des feuilles, mais la machinerie hormonale de l'homme a, ces derniers temps, comme une tendance à péter un câble. A surchauffer. A s'emballer. Comme si dans un dernier tour de piste, style concert d'adieu, le mec dénommé l'homme se payait un dernier feu d'artifice dans le ciel nuit sans lune de son crâne. Mais attention hein, son imagination libidinesque ne se traduit pas pour autant par l'un ou l'autre priapisme impulsif, compulsif, coercitif et massif niveau calcif, ou qu'il galope les yeux exorbités, la langue pendante et la main friponne derrière tout ce qui juponne, mais plus discrètement par une fantaisie de corps de garde, des scènes à la Histoire d'O et autres imageries chauffées à blanc qui lui allument les synapses et flashent à travers son hypothalamus, amygdale et autres lobes environnants. A tel point qu'il s'est demandé si c'était bien normal, tous ces crépitements? Alors il a consulté le Docteur Google. Et là, il a appris qu'un homme moyen (ce qui déjà n'est pas le cas de l'homme, vu qu'il est de toute évidence hors du commun, mais soit...) pense au sexe à raison de 13 fois par jour. Soit presque 5000 fois par an. Toutefois, une autre source fait état d'une fois toutes les vingt minutes. Soit 72 fois par jour ou plus de 26.000 fois par an. Ce qui fait tout de même une grosse différence, hein. Une troisième parle même d'une fois toutes les 20 secondes. Et y a même des comiques, nanas bien évidemment, qui disent que les mecs ne pensent pas au sexe mais que c'est leur sexe qui pense pour eux. Humour douteux s'il en est, mais, magnanime, on pardonne...Bref, à tout prendre, ça l'a rassuré, le mec. Plus même. Se demande si avant il était bien normal...     

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