23/11/2011

Art de vivre

 

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Alors aujourd'hui, c'est simple, l'homme va rien écrire de phénoménal, d'original, ni même de génial. C'est qu'il a plein de réunions, de trucs budgétaires et autres conneries du même style à faire et donc pas que ça à faire. Va simplement vous scribouiller vite fait quèque chose sur sa soirée d'hier, et après basta. Alors voila. Hier soir Jade, qui est dans l'événementiel que s'en est démentiel, était à Anvers pour un truc machin bazar, l'homme sait même plus exactement quoi, parvient plus à suivre, enfin bref, elle devait bosser. Si bien que l'homme était home alone. Alors, comme il a horreur de la télé, il en a profité pour repasser vite fait ses chemises. Comme dit le proverbe chinois, quand l'ananas se casse, la poire repasse. Naan. L'homme dit ça pour le fun. N'est pas du tout la poire dans cette histoire, le gars. Jade le dorlote en tous points, le mijote aux petits soins, le suçote dans tous les coins, non non, l'homme est un mec content qui aime jouer avec les mots, c'est tout. Bref, le voila donc, le fer à repasser à la main, régulièrement pschitt plongé pschitt dans un nuage pschitt de vapeur pschitt, en train de lisser ses Café Coton, Angelo Litrico et autres Zara Men. Mais, question de se consoler des villes de grandes solitudes, comme le chantait Sardou, il a aussi ouvert une magnifique bouteille La Gravière Grand Poujeaux, un splendide Moulis en Médoc de 2008 (10,99 € au Delhaize du coin) qu'il vous recommande de tout coeur. Et donc, une fois la première chemise repassée, on fête ça et, hop, on boit un coup. Aaah décidément, super bon, ce pinard, Non non, vraiment. Allez bon, on continue. Et hop la deuxième chemise et hop un deuxième coup. Sait pas pourquoi mais à la troisième chemise, le fer glissait déjà beaucoup mieux. A la quatrième, la glisse était carrément olympique. Le slalom géant de Val d'Isère, qu'il vous descendait, le mec, sur sa planche à repasser. Quant à la cinquième, c'était comme le saut à ski du grand tremplin de Garmisch-Partenkirchen hein, le fer atterrissant avec élégance sur la manche bien tendue de sa chemise et s'arrêtant net, après avoir exécuté un freinage aussi précis que spectaculaire, juste au bord des manchettes. Epoustouflant. Aaah quel style, quelle classe, quel panache ! L'homme, not the ironman of Hawaii, but ze ironing man of ze world. Aaah rendre le désagréable agréable, c'est tout l'art de vivre, ça. Non ?         

15:41 | Commentaires (1) |

Commentaires

Euh ? T'avais combien de chemises à repasser ?
T'as eu assez avec une bouteille ?

Écrit par : Moi | 24/11/2011

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