13/11/2011

Clairières

 

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Sur le moment, une mauvaise nouvelle - et ici l'homme ne parle pas de bobos ordinaires mais de destins et de vies véritablement broyés par la maladie ou la fatalité - est un seau d'eau glacée qui vous tombe dessus. Mais la nature nous a doté de systèmes d'auto-défénse extrêmement développés et une armure psychologique est instantanément générée, qui garde, dans un premier temps, la calamité en-dehors de nous. Qui rend son impact épidermique, limité à la surface. On titube, mais on reste debout. Toutefois, cette carapace se révèle éphémère. Très vite, elle se ramollit. Devient spongieuse. C'est alors que la fange, d'un noir d'encre, tout doucement, s'infiltre en nous, comme dans une éponge précisément, jusqu'à nous imbiber totalement, jusqu'à contaminer notre dernière cellule, noircir notre fibre la plus profonde. Evidemment, et heureusement, personne n'est malheureux à temps plein. Même au coeur de la plus sombre des forêts, au creux du plus menaçant des bois, il subsiste toujours des clairières ensoleillées. Seulement, elles deviennent plus rares. Et le soleil qui y brille, plus voilé.          

10:46 | Commentaires (2) |

Commentaires

Ton fiston ?
Me doute que le chemin ne sera pas facile. Plein de grosses pierres qui traîneront partout où te prendre les pieds. Et tu apprendras à faire avec, à garder le moral, mais surtout, à le communiquer, c'est ça le plus important.

Vas-y, tu es plein de ressources ! Me doute que tu feras le maximum, et là, c'est sans pousser sur le champignon de ta putain de BMW !!!

Adieu la frime... La vie des gens qu'on aime est toute autre...

Écrit par : Moi | 13/11/2011

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Si personne n'est malheureux à temps plein, personne n’est heureux à temps plein…friqué ou pas !
Et, la mauvaise nouvelle, la maladie, la fatalité …. Elle n’épargne personne !
Aussi, tomber malade, c’est s’approcher de la mort, des non-dits, des tabous …
C’est se préparer à faire le deuil de sa santé, de son image corporelle ….
C’est remettre en question des valeurs comme l’Amour, la confiance en soi, la fierté ….
Et si, la douleur et l’angoisse n’appartiennent qu’à soi, certaines paroles, certains regards peuvent être une « consolation » et, une « caresse » pour le cœur ….

Écrit par : Marie L | 15/11/2011

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