15/10/2011

Valeurs

 

Valeurs.jpg

L'autre jour l'homme a suivi un séminaire de management, axé sur le leadership, dans l'un ou l'autre hôtel du coin (lunch super bon, Châteauneuf-du-Pape pareil, non non, c'était très bien, merci). Le mec qui causait est docteur en sciences sociales, économiques, politiques et à vapeur, prof à l'unif de Céroux-Mousty et à la business school de Tourinnes-la-Grosse, ancien chef de cabinet de l'un ou l'autre petzouille ministériel, non non un gars vraiment top, enthousiaste, entousiasmant et tout, et qui a entre autres parlé de valeurs, d'égal respect de tous, de reconnaissance, d'éthique de la communication et autres trucs du genre. Et pendant son machin il a fait quelques digressions particulièrement intéressantes. Ainsi il s'est arrêté sur ce phénomène tout à fait typique de notre époque, celui de l'enfant-roi, à qui on pardonne tout parce que chacun éprouve cet autre besoin tout à fait typique de notre époque, celui de vouloir à tout prix être aimé. Avant les parents s'en foutaient d'être aimés ou non par leur progéniture, ils étaient les chefs, point barre. De nos jours on préfère être aimé plutôt que d'inculquer des valeurs, au risque justement de ne pas être aimé. Du moins pendant un temps. Aaah, de quoi réfléchir tout de même, hein? Dans le même ordre d'idées, il a constaté que la chaîne affective, avant, était plutôt limitée : les grands-parents ne vivant pas vieux, il ne restait en fait que les parents et les enfants. A présent, y a les enfants, les parents, les nouveaux parents (nouvelles familles et belles-familles après divorce / séparation / rupture), les grands-parents et, dans certains cas, les arrière-grands-parents : ça fait beaucoup de monde qui cherche à être aimé, avec comme résultat que plus personne ne dirige vraiment les opérations. Et donc, l'enfant grandit sans apprentissage des valeurs, en particulier du respect. Ce qui est catastrophique. Bon. Pour compenser un peu ce méga complexe de culpabilité qu'il vient de vous coller sur le dos, et qui le fait... mmwhhoouuuaaahahahah... bien marrer..., l'homme va terminer sur une note plus légère. Pour revenir sur le leadership, le mec a aussi dit qu'il était actuellement impossible pour un leader, vu la rapidité des développements technologiques et de l'évolution des connaissances, de tout savoir. Et qu'il n'y avait donc absolument rien de déshonorant de dire à ses collaborateurs, écoutez les gars, sur ce coup, je pige pas, faut que vous m'expliquiez, me mettiez au parfum. Au contraire, que cette attitude les mettait, eux, en valeur et que votre honnêteté n'en sera que plus appréciée. Aaah ça, ça fait du bien par où ça passe. Surtout que l'homme, dans ses réunions, ça lui arrive vachement souvent a) de ne rien piger b) de ne rien en avoir à cirer et c) d'avoir une combinaison des deux.    

09:46 | Commentaires (1) |

Commentaires

C'est beau l'humilité !
Tout le contraire du "semblant" dont l'Homme parlait il y a peu !
Humilité = vérité ? Ouais, on peu le voir comme ça. Et assumer ses faiblesses n'a rien d'un signe de faiblesse, que du contraire !
Bon WE Homme !

Écrit par : moi | 15/10/2011

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.