26/09/2011

Solo

 

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Non, contrairement à ce que le titre de ce billet à la con pourrait laisser croire, sur ce coup l'homme fait pas de pub pour l'une ou l'autre marque de machin à cuire, rôtir ou reluire (genre "Dernier tango à Paris", si vous voyez ce que je veux dire), mais c'est juste pour signaler que Jade est partie pour deux jours à un séminaire, conférence, congrès ou un truc du genre, qu'elle organise pour sa boîte, et que donc l'homme est en solo depuis hier midi et jusque demain soir. Deux jours et deux nuits. D'accord, c'est pas la mer à boire et pourtant... Pourtant les anciennes pensées, les anciens réflexes et les anciens démons, du temps où il était vraiment seul, sans personne, sans attentes et sans perspectives, ont resurgi presque aussitôt après son départ. Quasiment instantanément. Comme s'ils ne l'avaient jamais quitté, mais étaient restés sous-cutanés. Des parasites dormants, immobiles, enfouis dans les replis de son âme et les méandres de son esprit, et prêts à s'emparer de lui à la première trace de solitude. Faut croire que deux années de constante angoisse de finitude, de permanente sensation de vacuité, de vertiges quotidiens sur les bords du néant, ça laisse des marques indélébiles au plus profond de l'être. A moins évidemment que toutes ces choses effrayantes ne fassent parties de la nature même de l'homme. Possible. Et même probable. Ce qui est certain par contre, c'est que quand Jade est à ses côtés, il se sent comme tenu par la main, l'homme. Qu'avec elle, son monde est plus rassurant. Que c'est elle qui donne de la consistance à son apesanteur existentielle, de la chaleur au froid intergalactique de son univers, de l'énergie à son inertie vitale. Non non, il faut se rendre à l'évidence, c'est vrai, c'est comme ça, elle est sa joie, sa force, sa certitude. Et qui sait, son avenir.    

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