09/08/2011

Rumeur

 

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Ze man is baque in biznesse. Pour ceux qui pigent pas l'italien : l'homme bosse à nouveau. Et a dès le départ rencontré plein de trucs. D'abord a rencontré des difficultés à se remettre dans le rythme. Aaah, pas évident ça. Ensuite, au bureau, a rencontré son boss. Qui lui a immédiatement filé plein de bazars y a pas urgence mais me faut ça dans les deux jours. Et, dans les couloirs, a rencontré les habitués habituels. Qui lui ont raconté plein d'histoires. Sur celle-là qu'on serait en train de dégommer. Sur celui-là qui partirait pour devenir le patron de l'un ou l'autre machin à la noix. Sur cet autre qui aimerait bien bosser pour l'homme mais que le boss de l'homme n'aimerait pas qu'il vienne bosser pour l'homme. Bref, les bruits de couloirs, les on-dits, la rumeur dans toute sa splendeur. Enfin splendeur, faut voir. Because la rumeur, ça peut faire des dégâts. Si on raconte qu'un mec va avoir une promo alors qu'y a rien de prévu, le mec bien évidemment ne va pas être promu. N'empêche, on dira néanmoins qu'il a pris à côté de la plaque. Et de là à dire qu'il s'est fait rouler dans la farine, qu'il a pris ses rêves pour de la réalité, et que décidément ce mec est nul, ben, y a qu'un pas. Ou dans le cas de la nana qu'on tenterait soi-disant de dégommer, si la rumeur lui vient à l'oreille, même s'il n'en est rien, elle pourrait bien commencer à disjoncter, à tomber dans la parano, à voir partout des manigances contre elle, des trahisons, et devenir ingérable à tel point qu'en fin de compte ben, elle finira par taper tellement sur le système de tout le monde qu'on finira réellement par vouloir la dégommer. Non non, la rumeur, faut s'en méfier.        

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