29/06/2011

Touitaire

 

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Z'avez vu la nouvelle image à gauche? Ben ouais, désormais l'homme est sur Touitaire. Touitaire, un nom amusant puisque le machin est fait pour tout pouvoir dire et - justement - ne rien taire du tout. Mais soit. Et donc, z'allez sur le truc, vous tapez "1homme" et vous tombez sur... l'homme. Extraordinaire ça, hein. Résultat : à partir de maintenant z'allez pouvoir le suivre partout. Et attention hein, ça va être vachement intéressant. L'homme dans les files? Z'allez le savoir. L'homme dans son bain? Z'allez le savoir. L'homme sur le pot? Z'allez le savoir. Non non, ça va être d'un intérêt majeur, ce machin. Tout tout tout, vous saurez tout sur le... naaan pas sur le zizi comme dans la chanson du regretté Pierre Perret - quoi que, quoi que, qui sait - vous saurez tout sur l'homme. Le problème c'est que dès le premier message, l'homme s'est rendu compte qu'il n'avait strictement rien à dire. Que tout ce qu'il pourrait écrire était totalement dénué d'intérêt. Sans la moindre importance. D'une banalité à chialer. Qui a dit "ce blog aussi" ? Non mais je l'ai entendu, hein! Attention, hein! Ah bon... Non mais, sérieux, c'est très confrontant ça, d'être confronté à un outil de communication utilisé par des millions de gens, dans le monde entier, et se rendre rencontre compte que soi-même, ben, on a strictement rien à communiquer... Sur ce coup, c'est le vide de sa propre vie qu'on prend en pleine poire. Si bien que les aventures de l'homme sur Touitaire, ben, pourraient fort bien tourner en eau de boudin, et ça dans beaucoup moins que pas longtemps.     

19:24 | Commentaires (4) |

27/06/2011

Ecriturbation

 

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Vivre ou écrire (je sais je sais, le mot n'est pas de l'homme mais c'est le titre d'un bouquin de Jorge Semprùn, disparu au début de ce mois), c'est exactement ça, le choix auquel l'homme se trouve de plus en plus confronté. Or ces dernières semaines, la vie le réquisitionne. L'envahit. Le fait prisonnier. C'est ça, prisonnier, car elle le prive de sa liberté, l'enferme derrière les murs infranchissables de ce qu'il doit faire, de ce qu'il se doit de faire, de ce qu'on attend de lui qu'il fasse. Attention, hein, il n'a pas attrapé le melon, se prend pas pour un écrivain ou un littéraire ou un truc du genre, sûrement pas, mais écrire reste important pour lui. Ne fût-ce que pour son équilibre mental, sa sérénité, son calme intérieur. C'est que écrire, c'est un peu comme la masturbation. On le fait pour se faire plaisir. Et il y a d'autres similitudes, hein. On le fait dans un endroit où on est sûr de ne pas être dérangé. On le fait quand on a assez de temps devant soi. Et on le fait en solitaire. Aaah le parallèle entre ses deux activités, toutes deux manuelles en plus, est saisissant. A tel point que l'homme n'hésitera pas à inventer en cette occasion, ici, en life et en direct, un néologisme de derrière les fagots (il aurait pu écrire "de derrière les fayots", mais s'est retenu, vu les effets secondaires des fayots si, justement, on ne se retient pas), qu'on pourrait carrément qualifier de génial, à l'image d'ailleurs du mec l'homme himself, à savoir le terme "écriturbation". A mettre sans hésitation sur le même pied que les autres néologismes de l'homme, certains plus audacieux que d'autres, style "mélanchronique" (mélancolique chronique) ou d'autres dont il ne souvient pas pour l'instant because a déjà écrit tellement de conneries que c'est pas possible de se souvenir de tout (mais certaines lectrices, expertes dans l'exégèse de ce blog de mes deux, viendront certainement lui rafraîchir la mémoire). Aaah, écriturbation, ou le plaisir solitaire de l'écriture, tout un programme... 

20:04 | Commentaires (2) |

24/06/2011

Personne

 

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Alors l'autre jour l'homme était à l'hôpital avec Jade because elle devait se faire remplacer l'une ou l'autre pièce détachée, genre ressort, amortisseur ou un truc du style. Rien de bien grave, juste entrer et sortir. Et pendant qu'il attendait dans la salle d'attente en attendant Jade, il s'est remémoré le nombre de fois qu'il a attendu pour une nana dans une salle d'attente d'hôpital. La mère de ses enfants, because enceinte, chez le gynéco. Nombre de fois : innombrable. Son ex, chez le psy because dépression. Nombre de fois : innombrable. Plus l'une ou l'autre frangine pour l'un ou l'autre contrôle de l'une ou l'autre tuyauterie. Nombre de fois : une fois à la fois. Et maintenant Jade. Attention, hein, l'homme n'a rien contre. Au contraire. Il aime aider, conforter, soutenir celle qu'il aime. Normal, ça. Lui, par contre, il n'aime pas trop qu'on l'aide. Préfère se démerder tout seul. Surtout niveau hosto. N'a d'ailleurs été qu'une seule fois à l'hosto de toute sa vie. Quand, en se cassant la gueule sur une plaque de verglas, il s'est aussi cassé le bras. Du coup méchante fracture, opération, machin en métal vissé niveau fémur, enfin la totale. Non non, et ça l'homme l'a déjà dit haut et fort à tout ce qui bouge autour de lui, le jour où il est hospitalisé à l'hôpital, pas de fleurs, pas de pralines et pas de raisins. Et surtout, surtout, pas de visites. Veut absolument pas entendre de commentaires dans le style aaah mais t'as bonne mine, mon vieux, non mais tu vas voir, mon pote, tu vas te retaper en moins de deux, encore quelques jours et tu vas péter de santé, non mais c'est vrai, encore un peu de patience, et dès que tu sors on sabre le champagne, hein, non mais officiel, hein. Pendant que lui est dans un pieu à la con, complètement dans les vapes, malheureux à crever, avec mal partout, blanc comme un aspro, entubé dans tous ses orifices, avec tout autour plein de sacs en plastique, en haut un baxter avec plein de flotte qui s'égoutte en lui et en bas un autre tout jaune avec son pipi qui s'égoutte aussi, mais alors hors de lui. Et puis, juste après, entendre dans le couloir les mêmes voix dire, pffff, aaah le pauvre vieux, non mais qu'est-ce qu'il a pris comme coup, salement arrangé, le gars, hein, ouais là, sur ce coup, c'est pas demain la veille qu'il va s'en sortir. Conclusion, le jour où il se retrouvera allongé, opéré, malade, cousu, sparadraté, asceptisé, sondé, monitoré, cicatrisé, désinfecté, médicamenté, artificiellemment respiré, bref, momentanément ou définitivement foutu, ben s'en sortira tout seul, le mec. Besoin de personne. Voila, j'ai dit. 

 

PS : Enfin, besoin de personne... faut voir. Question baxter, Esther pourrait faire l'affaire, c'est clair... mmmwwwwoouuaaahahahah....

17:37 | Commentaires (1) |

22/06/2011

Vert

 

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Imaginons une société où tout le monde se peindrait les tifs en vert. Le même vert. Because autrement bonjour le racisme, y aurait des verts clairs, des verts foncés, des verts bouteilles, des verts fluos, non non, simplifions, tous le même vert, point barre. Ben, dans cette société là, celui qui aurait conservé son bon sens et donc ses cheveux naturels, c'est à dire "normaux", ben serait tout de suite considéré comme un marginal. Et entre marginal et anormal, y a qu'un pas. Tout comme entre anormal et malade mental, y a qu'un pas aussi. D'où le danger. De là que l'homme dit que la normalité ou l'anormalité n'ont rien à voir avec une forme quelconque de différence d'intelligence, ou de secrétion de l'une ou l'autre hormone cérébrale ou de n'importe quel autre truc du genre, mais sont tout bêtement déterminés par la majorité. Maintenant, si on pousse le raisonnement un rien plus loin, on peut tout aussi bien dire que la société étant majoritairement, et même dans une large majorité, constituée de cons, puisque, mathématiquement et statistiquement, y a beaucoup plus de nullités que de génies, ben les mecs un peu intelligents risquent fort de se retrouver dans le camp des marginaux, des pas normaux, et donc, pour le même prix, dans celui des cons, même s'ils ne le sont pas. De même, dans cette société dans laquelle nous vivons, où l'optimisme, le bonheur, la joie de vivre sont de rigueur, sont devenus la norme, voire même un devoir ou une obligation, même si c'est à grands coups d'anti-dépresseurs, d'anti-anxyolitiques et d'anti tout ce qui rend de près ou de loin, malheureux, cafardeux ou dépri, ben il se pourrait bien que ce soit le dépressif, l'amertumeux, le spleenétique, le cyclothymique, le broyeur de noir, le râleur, qui en définitive soit le normal, le lucide et le vrai. Allez, réfléchissez-moi un bon coup là-dessus, au lieu de vous les casser à vouloir, toujours et à tout prix, tout peindre en rose. Même si, à tout prendre, l'homme préfèrerait encore se peindre les tifs (qu'il n'a plus) en rose plutôt qu'en vert.  

20:13 | Commentaires (3) |

20/06/2011

Dépassé

 

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Ce soir l'homme se sent vieux. Dépassé. Inutile. 7 milliards d'hommes sur cette terre et lui, qu'est-ce qu'il est? Une fourmi dans la fourmilière. Ou un truc du genre. Et qu'est-ce qu'il restera de lui, après lui ? Un souvenir. Et uniquement chez les... euh... mettons... en comptant large... les 200 ou 300 frangines et petzouilles qui l'ont connu. Et encore, qui l'ont connu, c'est beaucoup dire. Disons, qui savent coller un visage sur son nom ou un nom sur son visage. Sans plus. Et si on comptabilise ceux et celles qui l'ont connu de plus près, de tous les jours, là on descend à environ 40 ou 50 têtes de pipes. Maximum. Et si on compte ceux qui l'ont connu vraiment, tel qu'il est réellement, enfin tel qu'il a voulu se montrer, parfois, à l'occasion, quand, l'espace d'un moment, d'un abandon, il a baissé sa garde, on descend à peut-être 5 ou 6 (toutes des nanas d'ailleurs, y a pas un seul mec qui le connaisse tel qu'il est). Un peu maigre, non, après toute une vie passée à se casser les noix pour réussir... sa vie. Alors en lui surgissent comme des questions. Genre qu'est-ce que je signifie? Qu'est-ce que j'ai signifié? Et qu'est-ce que je fous ici? Et par "ici" il faut entendre : dans ce monde, dans ce jour, dans cette minute où il écrit ce machin à la con. Un truc qui d'ailleurs ne ressemble à rien because même écrire, il n'a plus envie. Aaah, à part vieillir, y a rien de plus terrifiant que la lucidité.

 

19:45 | Commentaires (0) |

17/06/2011

Blondes

 

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Pourquoi les hommes préfèrent les blondes, et bien l'homme va vous le dire, pourquoi les hommes préfèrent les blondes. D'abord préciser que les blondes n'ont rien de plus ou de moins que les brunes, les noires ou les rousses. Enfin, pour ce qui est des rousses, l'homme sait pas trop, vu que malgré ses efforts répétés, assidus voire même acharnés et charnels, du moins au cours de sa folle jeunesse, il n'a jamais eu le plaisir (dans tous les sens du mot) de s'en taper une. Mais soit. Pour ce qui est des autres, là attention, il parle d'expérience. En connaissance de cause. Pourrait même écrire un doctorat genre "Etude socio-comparative sur la polychromie pileuse de la pilosité générale pré- et post épilatoire chez les nanas de 1970 à nos jours". Aaah, ça aurait de la gueule, ça, hein. Bon. Assez déconné. Tout ça pour dire qu'à part leur blondeur naturelle niveau triangle des Bermudes, ben y a rien de vraiment estraordinaire à signaler. Question intello, libido, perso, recto, verso ben les blondinettes ne se distinguent en rien des autres frangines. Alors pourquoi les mecs en sont-ils tellement friands qu'ils en frétillent de partout? Ben, en fait c'est un cercle vicieux qui tourne uniquement autour de leur... naaan pas de leur... , petites coquines va, non, autour de leur... image. Esplication. Normalement, c'est bien connu, se sont les mecs qui font leur marché et qui choisissent. Mais pas avec les blondes. Because là, c'est le contraire. Comme elles sont fort prisées, se sont elles qui choisissent et se sont les mecs qui sont choisis. Du coup, quand un mec sort sa platinée, ben, il voit son prestige drôlement boosté, le gars, par rapport aux autres petzouilles qui restent sur le carreau. Et précisément ceux-là, tous ceux qui prennent à côté de la plaque, ben, ils vont encore plus se bousculer au portillon pour, sait-on jamais, eux-aussi enfin connaître la joie et la béatitude d'être élu. Si bien qu'il va de nouveau y en avoir tout plein à faire le beau autour d'elles, si bien qu'à nouveau elles n'auront que l'embarras du choix. C'est tout le principe du mouvement perpétuel, ça. Et en plus huilé comme c'est pas possible par le machisme phallocratique pathologique ancestral génétique, universel et incurable des mecs. Rien de plus.

11:57 | Commentaires (0) |

14/06/2011

Senior

 

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Aaah dur dur d'être senior le jour d'aujourd'hui. Et attention, l'homme cause pas de senior genre gaga, abonnement gratos dans les bus ou centenaire au home Saint-Joseph, hein. Non non, il parle senior consultant, senior manager et autres seniors du genre. Alors qu'il pensait débouler peinard, en roue libre, jusqu'à la fin de sa carrière et ben non, de plus en plus de boulot qu'il reçoit, le gars. Enfin qu'il reçoit, c'est beaucoup dire, because c'est pas vraiment un cadeau, hein. Et tu t'occupes du groupe de travail machin-truc, et tu prends le projet machin-chouette en main, et tu diriges le comité consultatif machin-bazar, et tu fais ci et tu te tapes ça. Et les jeunes dans tout ça ? Aaah l'homme aimerait bien, vraiment, qu'il y ait quelque part l'un ou l'autre jeunot qui se lève, qui secoue une bonne fois le cocotier et qui dise haut et fort : les schnocks au placard. Et qui leur donne enfin un bon coup de botte au cul, y compris à celui de l'homme. Demande pas mieux, le gars. Est prêt à passer la main directos. Et avec plaisir. Tu veux ma place mon pote, ben la voici, elle est à toi. Bonne chance et bon vent. Mais voila, y a pas le moindre jeune à l'horizon qui se sente appelé à prendre la relève. Because leur faut leurs congés, aux jeunes. Because veulent pas rater leur train de 16h23, les jeunes. Because petite femme, petit bébé, petit chien-chien, petit Delhaize, petit jogging qui attendent. Because veulent pas d'emmerdes, les petits jeunes. Par ici le pognon et pour le reste on est aux abonnés absents. En weekend. En vacances. En part-time. Bref, pas là. Out of office. D'ailleurs c'est simple, avant, pendant la sélection, la première question qu'ils posaient c'était combien on gagne ? Maintenant, c'est combien de jours de congé qu'on a, comme ça, au juste ? Et attention, avec les nanas, c'est la même chose, hein. Avant, t'avais soixante balais, ben y avait quèque chose comme du respect, de l'empathie, de la retenue. Aujourd'hui, t'oublies hein. Côté yoplaboum, zizi-panpan et autre amusement ballistique, t'as intérêt à assurer, hein. Et pas deux fois par mois ou une fois par semaine ou un truc du genre. Non non, tu vas au charbon 7/7 et 24/24 ou y a réclamation, protestation, voire même action syndicale. Et en plus, pas question de faire dans le style pizza à emporter vite fait, non non, faut du menu dégustation, avec mise en bouche, surprise du chef et tout le toutim hein. Pffff, à tous points de vue, senior n'a rien d'enviable par les temps qui courrent, c'est l'homme qui vous le dit. Enfin, faut voir...             

20:21 | Commentaires (6) |