03/06/2011

Philo

 

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La machine à penser qui tourne dans la tête de l'homme ne s'arrête jamais. Sauf quand il médite. Mais ça, ça ne dure jamais qu'un moment. En semaine il pense actions, communication, planning. Par contre, les weekends et jours fériés, là, il a comme une tendance à philosopher, le gars. Attention, hein, c'est pas du Wittgenstein, du Spinoza ou du Kant, hein, la philosophie de l'homme. Non non, c'est de la philo à cinq balles le barril de brut, pas du raffiné. C'est le litron de gros rouge, pas la flasque de Romanée-Conti grand cru 2001. C'est ainsi que l'autre jour il s'est demandé pourquoi, si Dieu existe vraiment, il nous impose de passer d'abord par cette terre au lieu de nous envoyer directement vers le ciel. Ou l'enfer, c'est selon. Puisque de toute façon il sait tout. Et même à l'avance. Ce serait tout de même beaucoup plus simple, plus pratique et moins de boulot pour lui, non? Et à nous, ça nous épargnerait toutes les conneries de cette vie à la con. Ok, d'accord, certains y voient une épreuve. Pour voir si on mérite d'aller au paradis ou non. L'homme veut bien, mais une épreuve ça doit être pénible, semé d'embûches, difficile, alors que dans la vie il existe tout de même aussi quelque chose comme le bonheur, même s'il est rare, volatile et injustement distribué. Et puis, si c'était vraiment une épreuve, une vraie, tout le monde devrait être vachement content quand elle s'achève, alors qu'au contraire, la plupart d'entre nous s'y accrochent à tout prix, veulent à tout prix la prolonger le plus longtemps possible. N'a pas de sens, ça. Sauf évidemment si le bonheur qu'il nous est sporadiquement donné de goûter n'existerait que... pour nous mettre à l'épreuve par rapport au malheur. Une épreuve dans l'épreuve, quoi. Pour évaluer, peser, jauger la force de notre âme face à l'adversité, à la solitude, aux déconvenues... Bon. Sur ce coup, c'est clair, on va pas s'en sortir. Et puis n'a pas que ça à faire, hein, l'homme. Doit encore allez au Delhaize, le mec. La philosophie c'est une chose, la bouffe en est une autre. Ah bon.

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