30/05/2011

Anar chic

 

entrer des mots clefs

 

"Je m'en fous",  ces derniers temps la petite phrase devient de plus en plus la devise de l'homme. Genre canot de sauvetage quand autour de lui on pousse le bouchon un rien trop fort, qu'il se sent bouffé par les événements ou qu'il risque la noyade emmené par des torrents qu'il ne maîtrise plus. Dommage que c'était aussi celle de Mussolini. Et donc va devoir en chercher une autre, le gars. Because s'il est une chose que l'homme n'est pas, c'est bien un facho. Plus encore, il n'est même pas un bourgeois. D'accord il a une caisse de bourgeois, il porte des costards de bourgeois, il vit comme un bourgeois, bref il a tous les signes extérieurs du bourgeois mais, dans sa tête, il n'est pas un bourgeois. Que du contraire. Serait plutôt anarchiste, le mec. Un anar chic, quoi. Ainsi par exemple, l'homme ne supporte absolument pas les flics, les contrôleurs, les inspecteurs et autres fouineurs du même style. Tout comme leurs instruments d'ailleurs, les formulaires, les déclarations, les questionnaires, les enquêtes et autres machins à compléter et renvoyer avant le, plein de rayer les mentions inutiles, de lu et approuvé, de dater et signer. Faut lui foutre la paix, au mec. Tout ça pour dire que, par principe donc, il ne s'appropriera plus le "je m'en fous" à consonnance bottée, casquée et marchant au pas, et le remplacera désormais avantageusement par un "rien à foutre" bien pesé.

12:36 | Commentaires (2) |

27/05/2011

Photo

L'homme n'aime pas les photos. Enfin, celles des autres passent encore, mais celles de lui, il a en horreur. Depuis toujours. Avant, il se croyait beau et se voyait tout moche. Ce qui n'est pas amusant. Maintenant il se croit jeune et se voit tout vieux. Ce qui est encore moins amusant. D'autant que s'il s'est réconcilié avec le côté beauté (ou absence de), le côté âge par contre, il n'a pas encore vraiment digéré. Et attention, ici on cause uniquement en termes de mégapixels et JPEG en deux dimensions, hein... Non  non, l'homme n'ose même pas imaginer la catastrophe qui l'attend lorsqu'il verra sa bouille en 3D... 

PS : sur ce coup-ci, y a pas photo non plus, because chez Skynetblogs une fois le machin fonctionne, une fois il fonctionne plus. Question de bol, quoi. Comme tout d'ailleurs en Belgique. Avec le train, une fois t'arrive à l'heure, une fois t'arrive pas du tout. Avec le gouvernement, une fois t'en as un, une fois t'en as plus. Avec les flics, une fois ils sont partout, une fois tu les vois plus. Non non, ici c'est la grande déglingue. La justice, les impôts, la poste, le téléphone, l'internet... tout devient une loterie.    

19:40 | Commentaires (0) |

25/05/2011

Manoeuvre

 

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Depuis quelque temps, l'homme est en manoeuvre. Aimerait bien encore réussir une tite promo, comme ça, vite fait, sur le tard, rien que pour le sport. Alors il pull some strings, comme on dit en english. Naaan, ça veut pas dire que le mec tire sur les pulls ou les strings des nanas, quoi que... quoi que..., ça veut dire qu'il tire sur quelques ficelles. Comme dans un jeu de marionnettes. Alors, question stratégie, il esplique. D'abord faut détecter un certain nombre de failles dans l'organisation. Ce qui pour l'homme, n'est pas difficile, puisque l'organisation c'est son core business. Ensuite, faut avertir le boss, qu'il y a des petites failles. Avertir, d'accord, mais non troppo, hein. Juste un mail à gauche à droite. Comme le boss a horreur des problèmes, il va les lire et puis les oublier. C'est le but. Pendant ce temps, il faut un rien jouer avec les mecs susceptibles d'élargir, d'appronfondir, de grossir ces failles. C'est simple, suffit dans un premier temps de leur dire combien ils sont géniaux et bons et super bons etc, pour dans un second temps leur murmurer à l'oreille qu'ils faudrait qu'ils fassent ceci, qu'il serait bien qu'ils fassent cela, tous des trucs qui justement vont mettre les dysfonctionnements en lumière mais ça, eux, ils ne le savent pas. Ensuite, faut faire en sorte que les problèmes deviennent tellement gros que le pétard finit par éclater mais alors à un niveau qui se situe au-dessus de celui du boss. Pour ça suffit d'une petite fuite par-ci par-là, rien de bien compliqué. Faut savoir que chaque boss, aussi haut placé soit-il, a lui aussi toujours un ou plusieurs boss au-dessus de lui. Un CEO, un conseil d'administration, un ministre ou un truc du genre. Et donc BOUM, le machin pète et le boss est dans tous ses états. Non mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? T'aurais pas pû me prevenir ? T'aurais pû m'informer au moins ! Ben ouais, c'est ce que j'ai fait, voici les mails... Enfin, on engrange la moisson en faisant savoir au boss de son boss qu'on avait depuis longtemps vu venir l'orage, qu'on avait depuis longtemps une solution mais qu'on était tout seul à prêcher dans le désert. Bref, on se positionne en sauveur d'un chaos qu'on a soi-même créer. Et hop, par ici la promo. Quoi ? C'est parfaitement immoral ? Ben, ouais... peut-être. Bon, tout ça, c'est le plan. Maintenant faut encore voir si ça va marcher. Ou si, pour le même prix, l'homme partira à la retraite anticipée. Vous serez les premiers à le savoir. 

09:53 | Commentaires (2) |

23/05/2011

Evolution

 

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Ce weekend, Jade est une nana qui a fait de la place dans ses armoires, qui a déménagé plein de trucs dans sa cave, qui a réaménagé et réarrangé ses rangées et ses rangements pour faire de la place. Et pas n'importe quelle place, hein, non non, de la place pour... l'homme. Ben ouais... En conséquence, et même conséquemment, l'homme est un mec qui ce weekend a fourgué une partie de ses vestes, de ses pompes et de ses falzars, vingt-et-un (l'homme vient tout juste de les compter pour être sûr) escaliers plus bas, chez Jade. Aaah, ça craint, ça, hein. D'autant qu'en plus aujourd'hui il a pris congé. S'est tapé le Delhaize à l'aise. A acheté de la bouffe. Va cuisiner des filets de sébaste, des chicons et de la purée, vite fait pour la tite dame qui, elle, bosse. Et c'est pas tout. Est même en train de tapoter ce papier à la noix live et en direct de chez la lady du premier. Ah sur ce coup, il est mal barré, hein, le gars. Surtout qu'il aime cette tournure que prend sa vie. Toutes ces choses qu'avant il avait en horreur, qu'il trouvait con et qui maintenant, lui plaisent. Comme si, à l'intérieur, il connaissait une sorte d'apaisement, une espèce de calme. Tout à fait inhabituel ça, pour l'homme. Inusuel. Atypique. Alors docteur, c'est grave ? 

21:01 | Commentaires (4) |

20/05/2011

Distance

Ces derniers soirs, les conversations entre Jade et l'homme tiennent plus du debriefing de leurs journées professionnelles que du murmure amoureux. Et hier, aaaarrrgghhh horreur, l'homme a même été roupiller avant elle, la laissant orpheline devant la télé. Aaah pas bon, ça. Heureusement, l'homme est très sensible à ce genre de situation, sent directement quand une relation passe en mode éteint. Quand les seuls dialogues qui restent sont ceux des séries télévisées. Quand les échanges se tarissent et se limitent au minimum syndical : je te verse un coca, tu veux un morceau de chocolat, t'as mis le réveil pour demain matin. Non non, faut remédier et rallumer tout ça. Recentrer son énergie. Surtout que de l'énergie, l'homme en a nettement moins qu'avant. Avant le stress, les discussions, les bagarres, les réunions, ça le boostait, l'excitait, le faisait vivre. Maintenant ça l'épuise et il rentre laminé. Alors va falloir réaménager ses cases, le mec. Mettre la case business un peu plus en arrière et la case wellness un peu plus en avant. Question de priorité. D'autant que plus on avance dans la vie et plus l'autre devient important. Puisque en fin de compte on finit tous, de toute façon, par ne plus bosser. Et donc on finit tous par ne plus avoir qu'une seule chose dans la vie : l'autre. 

 

PS : Et non y a pas d'image, pas de photo et pas d'illustration... because chez Skynetblogs y a depuis 2 (deux) jours un BUG énôôôrme dans leur application et qu'apparemment les petzouilles informatiques de la boîte pédalent allègrement dans le cassoulet... Ceci dit, s'ils cherchent un chef de projet pour leur machin à la noix, peuvent toujours envoyer un petit mail à l'homme... N'est pas bon marché, mais résultat garanti...     

18:34 | Commentaires (1) |

18/05/2011

Nymphette

 

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Aujourd'hui l'homme est un mec qui n'est pas à prendre avec des pincettes. Gggrrrmmmpppffff, qu'il est le gars. S'est fait doubler auprès de son boss par une nana, genre nymphette, qui a hypnotisé le patron de ses yeux de biche, l'a paralysé de ses charmes, envoûté d'un croisement de jambes. Conclusion, l'homme a été envoyé sur les roses vite fait bien fait. Et ça, il n'aime pas. Alors pour l'instant, faut pas venir lui bassiner les oreilles avec des machins dans le genre égalité des sexes, plafond de verre et autres trucs féministes du même style. Because les frangines sont tout de même pas tout à fait désarmées non plus, hein. Z'ont plein de trucs et de bazars plus affolants et affriolants les uns que les autres, que les mecs n'ont pas, et qui rendent complètement con même le gars le plus génial. Ce qui fait que même sans armes, elles n'en restent pas moins désarmantes. Suffit que le micheton en face soit un rien en manque, que la veille il ait été remballé d'un pas-ce-soir-suis-fatiguée-bonne-nuit, que ses testotérones soient un poil au-dessus du niveau de la mer, pour que d'un seul regard ringard, c'est plus lui qui pense mais Mister Big et les deux jumelles. Chez certains faut même pas qu'elle frotte la manche, ni même le manche, pour en faire un manche, hein, une moue des lèvres suffit. Et ça c'est triste, ce manque de caractère.    

16:15 | Commentaires (1) |

16/05/2011

Temps

 

entrer des mots clefs

 

Quand l'homme avait trente ans, les mecs de soixante ans, c'étaient des vieux cons. A présent, ses fils ont trente ans et c'est l'homme qui est un vieux con. Ironie du temps. Qui nous attend. Et en attendant, se fout bien de notre gueule.  

11:35 | Commentaires (2) |